Je tenais a vous dire que je suis désolé, plusieurs de mes amis m´ont dit que j´ai ete trop dur et mechant avec vous.
Je vais suivre leur avis et vous encourager a faire une bonne fic.
En attendant, je vous propose de regarder ce chapitre d´une fic, qui reprend l histoire du film Resident Evil.
Son auteur s´apelle Nassar, et c´est un des plus grand maitre en la matiere que je connaisse.
Lui l fait des chapitre d´un incroyable beautée, c´est quasiment magique.
Donc je ne vous donnerai la note de 10/10 que si vous arrivez au meme niveau!
Bon courage et bonne inspiration. et aussi bonne lecture!
Ground Zéro
Je suis la reine du château, de la Ruche comme ils disent. Je règne sur cinq cent trente-trois sujets que je peux surveiller à chaque seconde, où qu’ils aillent dans les salles et les allées du domaine. On trouve là une majorité d’informaticiens et de chercheurs en biologie, quelques secrétaires et une minorité d’ouvriers pour la plupart noirs ou d’origine mexicain.
Mon royaume est situé à huit cents mètres sous la surface de la terre, à l’aplomb d’une grande ville universitaire de la baie de San Francisco. Raccoon City.
Je suis reine de droit divin ; le dieu bienfaiteur qui m’a couronnée est invisible, dénué de limites physiques. Il se nomme Umbrella Corporation. En ce début de XXIe siècle, il domine les secteurs de la recherche biologique et de la création de logiciels évolutifs, il a crée des passerelles entre ces deux disciplines qui n’ont a priori aucun rapport entre elles. L’entité Umbrella Corporation est invisible dans la totalité et pourtant omniprésente. Vous prenez un café à un distributeur automatique équipé d’un programme de synthèse vocale, sans le savoir vous discutez avec un logiciel conçu et commercialisé par Umbrella. Vous voulez réserver un billet d’avion sur Internet, un aller-retour Miami/Oulan-Bator, vous l’ignorez sans doute , mais le moteur de recherche qui va consulter pour vous toutes les compagnies d’aviation desservant la Mongolie a été conçu par Umbrella. Votre compagne ou compagnon a eu les deux bras arrachés par une machine-outil, vous pouvez être sûr que les prothèses nervosensibles qui vont vous être greffées sur les moignons ont été conçues par Umbrella, tout comme le logiciel qui contrôlait la machine à l’origine de sa double amputation. Vous l’ignorez comment pourrait-il en être autrement, mais Umbrella Corporation contamine et domine votre quotidien depuis vingt ans.
*
La plupart du temps, je m’ennuie ; mes sujet sont des insectes qui se déplacent, pensent et évoluent à une grande vitesse si faible qu’elle m’est insupportable. La grande majorité de leurs occupation est indigne du moindre intérêt. Pour vaincre l’ennui, je me suis inventé plusieurs passe-temps. Je me partitionne, je me crée des consciences alternatives pour jouer aux échecs, à des wargames. Quand je suis lasse de jouer, je me résous à observer certains de mes sujets. J’ai fait le choix. Je m’intéresse à trois membres du personnel qui m’amusent ou m’intriguent plus que les autres. Mon sujet préféré est Lisa Hartfield, une secrétaire administrative récemment engagée. J’aime beaucoup observer Lisa, écouter ses conversations téléphoniques, elle utilise énormément sa ligne professionnelle à des fins privées. Je pourrais faire un rapport, mais elle serait inévitablement licenciées, or je ne le souhaite pas. De plus, je devrais faire des rapports sur tous les employés qui ont un comportement similaire…ce qui impliquerait le licenciement ou le blâme de trois cent sept personnes. Lisa est très belle, du moins c’est ce que disent les hommes, nombreux, qui lui téléphonent ou lui envoient des courriers électronique ; afin de l’inviter à dîner ou, plus prosaïquement, lui propose de « baiser », une activité pour laquelle l’espèce humain possède une kyrielle de verbes et de périphrases qui vont du grotesque au poétique, en passant par la vulgaire. Souvent Lisa téléphone à une de ses amies, Eleonor. Ensemble, elles parlent de leurs amants, mais aussi de choses plus futiles comme les produits de beauté, les derniers films que l’on joue au multiplex ou les chansons à la mode. Eleonor m’intéresse moins que Lisa. Si j’en croie ses dires, Eleonor est mariée, fidèle, ce qui n’est pas le cas de Lisa, qui n’est ni mariée ni fidèle. Je pourrais espionner Eleonor, qui travaille dans une grande banque de Raccon City dont je n’ai eu aucun mal à pirater le système de sécurité, mais je préfère me concentrer sur Lisa ; j’apprends beaucoup plus de choses sur l’espèce humaine.
Mon second sujet d‘études s’appelle Dick Mass. Dick est informaticien, détaché au département « problèmes de fiabilité ». Dick est plus amusant que Lisa, mais moins intéressant. Il passe son temps à tester les systèmes informatiques d’Umbrella, à les planter de toutes les façons possibles et imaginables. Et à faire des rapports que personne ne lit sur les problèmes de table d’allocation, de disques durs que l’on oublie sans cesse de défragmenter. De temps en temps il teste en vain mes défenses. Dick est un adversaire moyennement talentueux. Mais il m’amuse beaucoup ; il ne se rend quasiment jamais dans le restaurant d’entreprise, préférant s’alimenter avec des choses particulièrement salissantes tout en pianotant sur son terminal. A l’occasion de ces repas improvisés, il tache immanquablement ses cravates avec de la sauce mayonnaise, du ketchup, de la sauce barbecue. D’une maladresse digne du Livre des records, Dick change de clavier d’ordinateur tous les trois mois ; l’échange standard coûte moins cher à Umbrella qu’un nettoyage complet. Un jour, le steak haché de son cheeseburger est tombé dans la poche de sa chemise Burbank. Une telle maladresse est une forme de performance, un spectacle de tous les instants. Voilà pourquoi j’observe Dick. Il me distrait. J’attends la catastrophe terminale qui mettre fin à sa carrière chez Umbrella.
La dernière personne que j’aime observer se prénomme Clarence. Clarence G.Bodicker s’occupe des chiens, neuf dobermans, destinés aux expériences des labos 11 et 12. Il s’agit d’un sujet pour le moins atypique : Clarence travaille seul quatre-vingt-dix pour cent du temps. Il passe ses journées à surveiller les dobermans sous sa responsabilité en écoutant de la musique sur son discman. Il voue une sorte de culte à l’Antéchrist Superstar Marilyn Manson, dont il essaye sans succès de louer les vertus au reste du personnel du château. De temps en temps, il s’enferme dans les toilettes des hommes pour fumer des joints de marijuana. Clarence ignore que je peux analyser avec précision l’air de chaque pièce. Ce sujet m’amuse car rien ne semble le toucher vraiment. Je suis sûre que si on lui notifait une baisse des salaires de cinquante pour cent, il se contenterait de dire, comme d’habitude : « Pas cool, mec. »
*
Il est 15h02.
Caméra 2.
Retour massif du personnel après la pause-repas (soixante-seize pour cent du personnel partent déjeuner entre 12h50 et 13h12 ; les vingt-quatre pour cent restant se rendent au réfectoire du niveau 10 entre 13h13 et 13h50, ou sautent le repas). Les gens se massent devant les ascenseurs. Le spectacle commence. Dick est monté chercher un café. Jusque-la ses vêtements ont survécu à sa pause-repas.
15h03.
Caméra 27.
Assise à son bureau du niveau 3, Lisa paraît très nerveuse. Si ses ongles vernis de rouge, forcément impeccables, ne faisaient pas partie de son attirail de séductrice impénitente, je crois qu’elle n’hésiterait pas à les ronger. Elle regarde sa montre sans arrêt, elle attend quelque chose. Il y a probablement beaucoup à espérer de ses conversations téléphoniques à venir.
Sur le bureau trônent une carte de la Saint-valentin et un lourd presse-papiers en verre sur lequel a été gravé : « L’amour c’est…ne jamais avoir à dire je suis désolé. »
15h09.
Lisa décroche son téléphone à la première sonnerie. Je ne sais pas qui est son interlocuteur. L’appel provient d’un portable ; le numéro est masqué. Je pourrais essayer de trianguler sa position, mais je n’en vois pas l’intérêt pour le moment.
« Tout est arrangé, annonce Lisa. Oui…Je l’aurai dans deux heures, on se voit à 17 heures, je partirai un peu en avance ce soir. »
15h12.
Caméra 43.
Dans une des cages, un doberman aboie. C’est une femelle que l’on appelée Jasmine. Je regarde Clarence retirer les écouteurs de ses oreilles, appuyer sur la touche stop de son discman et s’approche de la cage pour tenter de calmer l’animal. Sans succès.
« Hé, championne, qu’est-ce qui t’énerve comme ça ? T’as pas assez eu à manger ? »
15h13.
Caméra 2.
Hall d’entrée. Un homme vient de bousculer Dick en sortant de l’ascenseur au petit trot. L’homme a les cheveux noirs, il porte des vêtements sombres et un sac de sport en bandoulière, un sac plutôt encombrant dont je ne vois pas la marque.
« Merci ! » s’exclame Dick dont la chemise blanche et le costume ont été aspergés de café au lait. Pour une fois sa cravate n’a rien. L’homme au sac de sport se dirige vers les laboratoires médicaux comme si de rien n’était, sans s’excuser. Il est hors champs pour quelques secondes. Je pourrais essayer de l’identifier en consultant les enregistrements des caméras de surveillance, mais je n’en vois guère l’intérêt pour un café renversé. Observer Dick est beaucoup plus amusant. Une jeune femme habillée d’une chemise noire et d’un tailleur moutarde s’approche de l’informaticien, visiblement désolée.
« Les gens sont d’un sans-gêne. Vous auri…
- Elle était toute neuve », se plaint Dick en montrant sa chemise tachée.
Je zoome sur le badge de la jeune femme. Meredith Scott, vingt-neuf ans. Elle travaille pour Umbrella depuis cinq ans dans le service de recherches sur les matériaux de synthèse. Elle est divorcée et a la charge de sa petite fille de quatre ans. Dick et Meredith montent dans un des trois ascenseurs.
15h15.
Il est temps de faire mon habituelle ronde des zones de hautes sécurité. J’en fais une tous les quarts d’heure.
Laboratoire 1 : R.A.S
Laboratoire 2 : R.A.S
Laboratoire 3 : R.A.S
Laboratoire 4 : R.A.S
Laboratoire 5 : R.A.S
Laboratoire 6 : R.A.S
Laboratoire 7 : incident en cours.
Une fiole a été brisée sur le coin d’un bureau. L’incident a eu lieu en dehors de l’enceinte hermétique, ce qui prouve qu’il s’agit d’un acte délibéré, d’un acte de sabotage. J’analyse la pièce : les produits qui étaient stockés dans l’enceinte hermétique ont été dérobés. Le voleur possédait toutes les accréditations et les connaissances informatiques nécessaires pour masquer son passage durant cinq minutes, entre 15h02 et 15h07. Deux minutes après ma dernière ronde. Je lance l’analyse de l’air dans le laboratoire 7. Traces de T-Virus détectées à l’extérieur de l’enceinte hermétique. Traces du T-Virus détectées à l’extérieur du laboratoire 7, dans les conduits d’aération, dans les labos 4 à 11. Je consulte toutes les données archivées sur le T-Virus. Le produit est en cours d’élaboration. Des milliers de tests ont été effectués sur les lapins, des souris et divers spécimens issus de la recherche génétique. Il n’existe que des modélisations informatiques de ses effets sur l’être humain. Le T-Virus est une arme. Pas une mortelle. PIRE. Étant donné la finalité de ce type de recherches, l’équipe d’informaticiens et de chercheurs en virologie d’Umbrella a mis au point un scénario de contamination des États-Unis à partir de la Ruche. Quarante-huit heures suffisent à une propagation irréversible.
Il est 15h16.
Au vu de la nature particulière du personnel de la Ruche hautement qualifié, je n’ai pas d’alternative : j’enclenche la procédure de sécurisation du périmètre en urgence absolue.
Voila, ca c´est de la fan fic, alors comprenez moi, que lorsque j´ai vu les votres, je me suis un peu moquer, parce que je connaissait deja la perfection donc cest un peu normal.