Souterrain de la villa Ashford, Novembre, 01h58.
Laboratoire n° 5...
Vêtu d´une longue blouse blanche, de gants en super-latex et de multiples protections, Alexander Ashford se tenait debout devant plusieurs centrifugeuses, maîtrisant à l´aide d´un ordinateur la valeur en pourcentage de la composition en adénine, thymine, cytosine et guanine de l´acide désoxyribonucléique ( ADN) du virus T-Véronica. Il s´inquiétait. Quelque chose le dérangeait.
-"Je suis encore constipé ! !!"
La pièce se remplit soudain d´une odeur nauséabonde. Normal quelques secondes plus tôt se fit entendre < <PROUT>>.
Alexander souria puis lâcha :
-"Ce pet est digne d´un monstre"et il ria tout seul
Petite parenthèse mais bon, le boulot continue...
A force d´être toujours seul, sans ami, sans femme, Alexander se remit à se parler à lui même :
-"C´est pas tout mais bon JE MEURS D´ENVIE DE DORMIR ! !! BAAHHH ( il baîlla ) .
Alexander s´endormit tout de suite sans éteindre les centrifugeuses, la tête posée sur les échantillons instables du virus T-Véronica.
Derrière la porte, entrouverte veillait Alexia, accompagnée d´Alfred. Il venaient juste d´apprendre qu´ils ont étés simplement Alexander n´est pas leur " vrai" géniteur. Alexia, pleine de colère, regardait son " père" avec haine. Alfred, lui, en pur psychopathe sadique, s´amusait tout simplement à maltraiter les cafards mutés au T-virus.
-"Hi hi hi c´est drôle ! !"
-"Alfred ! Tais toi ! ! Notre pseudo-"père" pourrait nous entendre.
-"Cet idiot ? Son intelligence n´égale pas la moitié de la mienne ! !
-"Ca n´a rien a voir mais CHUT ! !"
Alexia et Alfred attendirent une dizaine de minutes, jusqu´à qu´ils entendirent Alexander ronfler.
-"RONNN, RONNN [...]
Alexia, avec dextérité, poussa doucement la porte et posa un doigt sur sa bouche afin d´indiquer à Alfred qu´il ne doit faire aucun bruit.
Les deux gosses d´une douzaine d´années s´approchèrent sans mal d´Alexander. Ils le regardèrent avec dégoût.
Alexia retira le masque d´Alexander et prit dans sa poche quelques échantillons du virus-T...sans gants.
Elle n´en éprouvait pas le besoin, elle était la reine...et rien ne lui fesait peur.
Alfred souriait, une idée sadique lui vint a l´esprit. Il regarda alors Alexia.
-"Tu penses à ce que je pense ? "
Alexia lui répondit :
-"Et comment ! !"
Ils regardait encore une fois leur père et s´aperçurent qu´un long filet de bave s´échappait de la bouche d´Alexander.
Alexia murmura :
-"C´est la chose la plus dégoutante que je n´ai jamais vue ! "
Alexia, après avoir toussé de dégout lui donnant presque envie de vomir, s´adressa à Alfred :
-"Le plus dur reste à faire ! ! Comment on le transporte ce balourd ?
Alfred sourit et répondit :
-"Et si on le transportait par pièces ? Je le coupe ? Bah non tu lui prends les pieds, moi les épaules.
Avant de s´ éxécuter, Alexia se servit et prit quelques seringues et aussi du liquide de réanimation en poche.
-"Ouf c´est LOUUUUUURD" se plaignit Alexia ! !
Alfred et Alexia, se baladèrent, en larrons dans les couloirs glacés de la villa et quelques centaines de mètres plus loin posèrent leur " père" sur le sol.
-"Alfred, tu as gardé la clé ? " murmura Alexia
Alfred fouilla dans ses poches et tendit la clé à sa soeur. Il lui adressa un sourire admiratif.
Les jumeaux tirèrent donc Alexander dans la salle, qui semblait avoir été préparée au préalable.
Un lit était dressé au milieu de la pièce. Une porte vers le fond de la salle.
Alexia et Alfred soulevèrent leur père avec une force surhumaine.
Alexia esquissait un regard sadique, et sortit de sa poche l´échantillon du virus T-Véronica instable et
une seringue puis demanda à Alfred d´être prêt pour installer le liquide de reéanimation pour l´injecter à Alexander
Alexia planta l´aiguille de la seringue et la remplit du liquide viral. Elle donna une chiquenaude ( ou pichenette c´est pareil ) à la seringue et poussa une petit coup sur le poussoir.
Elle lâcha un rire, modéré certes pour ne pas réveiller Alexander, mais sarcastique.
Elle planta d´un coup sec l´aiguille dans l´aorte d´Alexander.
Ce dernier ouvra les yeux pendant deux secondes, juste le temps de distinguer celui ou CELLE qui s´attaquait à lui.
Il eut à peine le temps de voir Alexia et Alfred penchés sur lui, arborant tous les deux un sourire de satisfaction.
Il se rendormit tout de suite sous l´effet du virus.
-"Alfred ! ! Vas-y ! ! Le liquide ! !" sous ces mots, Alfred s´éxécuta.
Il perfusa Alexander.
Alfred et Alexia contemplaient le corps d´Alexander. Le sadisme d´Alfred lui donna des idées salaces.
-"On lui crève les yeux ? " demanda t-il à sa soeur.
Alexia lui répondit :
-"Il payera ! C´est un impur comme les autres, malgré le fait qu´il soit un Ashford."
Alfred perca donc les yeux d´Alexander avec ses propres doigts et prit en main ce qui semblait être les globes oculaires et les arracha d´un coup sec.
Le sang coulait des orifices oculaires d´Alexander, et puis il glissa sur les joues de ce dernier.
Le spectacle dura au moins une heure.
Après avoir attendu quelques temps, Alexia et Alfred prirent le corps de leur " père" et l´emmenèrent dans la salle qui se trouvait derrière la porte du fond de la salle.
Ils enlevèrent la perfusion d´Alexander, l´attachèrent puis lui bandèrent les yeux.
Ils s´en allèrent occupés par de futures nouvelles responsabilités.
Une dizaine d´heures plus tard...
Alexander se réveilla.
Son premier sentiment fut la douleur, il cria...
Ses yeux, encore douloureux, il ne pouvait penser...
Et la pièce dans laquelle il se trouvait lui semblait bien sombre, il ne pouvait voir.
Il ne réagissait, pour l´instant que par des stimulis primaires tels que la faim, la douleur...etc
Il souffrait de plus en plus et plus il souffrait, plus la colère montait en lui.
Après plusieurs heures, il s´était calmé, il ne soufffrai plus que peu...
Et c´est la que commenca la prise de conscience de son état. Il avait froid, la pièce était glacée, et le siège de métal sur lequel il se trouvait était encore plus froid...enfin il semblait plus froid.
Il en déduisa qu´il était persque nu. Il frissona.
La fatigue l´envahissait même s´il venait de dormir. Il voulu s´endormir mais un flash lui parcourut l´esprit ( ou ce qu´il en reste ) : il revit les visages d´Alexia et d´Alfred souriant.
Il cria de tristesse, de douleur et d´une torture mentale que seuls les moments remémorés lui procurait.
Alexander était triste seul, dans une solitude pareille mais tout à fait différente de la solitude antérieure...
( suite bientôt..... )