"DiZ25 Voir le profil de DiZ25 Ban
Posté via mobile le 8 août 2014 à 11:41:31 Avertir un administrateur
J'ai lu la conversation, le plus gros soucis c'est que ça faisait très anthropologie de comptoir, il aurait fallu au moins diriger le jeune homme vers du concret. Comme l'effet Westermarck.
Et quand même lui concéder que cette tendance relève certes de l'inné en partie mais elle est à renforcer par l'acquis sans laquelle elle devient relativement faible. L'éducation joue aussi un rôle dans le choix de son âme sœur."
Je pense que ça n'aurait servi à rien pour deux raisons. Premièrement, l'effet Westermarck est d'abord une observation anthropologique, particulièrement pertinente j'en conviens. Mais à l'heure actuelle, toute réflexion philosophique et même anthropologique ne doit plus se fonder, sur l'anthropologie classique comme celle de Westermarck. Ce sont bien à l'heure actuelle, les études des neurosciences qui confirment ou infirment de manière enfin solide toutes les conclusions et les intuitions nées des observations d'anthropologues. Et lui indiquer concrètement donc ces conclusions anthropologiques, certes auraient été d'une certaine aide à court terme mais n'aurait pas empêcher le problème de méthode du raisonnement. Deuxièmement, lui expliquer concrètement les découvertes épigénétiques relativement récentes aurait demander de rentrer dans des détails qu'il n'était pas apte à maitriser (moi même intéresser par ce domaine, je suis obligé de passer par la vulgarisation pour ne pas me perdre dans des détails et pouvoir percevoir les conclusions qu'on peut en tirer), et aurait rendu plus obscur le propos. Pour ça que je préférais lui indiquer des ouvrages de vulgarisation très bien faits et qui en plus lui aurait permis d'en apprendre sur beaucoup plus de sujet.
Deuxièmement, pourquoi selon moi, ça n'aurait pas servi. On voit bien que tous ses préjugés découlent d'une vision adolescentes qui veut simplifier toute philosophie avec un pseudo nihilisme ridicule. Comme quoi tout est acquis, la morale c'est de la connerie, tout est culturelle, et que lui a l'esprit si ouvert, qu'il perçoit la réalité de ce monde qui se fourvoie dans des considérations morales, ou quelques croyances. On voit bien le mec certains de ces considérations pseudo philosophiques, considérant que parler de sciences c'est "manquer de crédibilité". Face à l'arrogance d'une pensée adolescente qui refuse de se renseigner avant de penser, il n'y a qu'une possible solution qui ne marche pas à tous les coups je te l'accorde : Le remettre à sa place avec la même condescendance dont il fait preuve pour le savoir, en espérant que l'ego d'un adolescent n'aimant pas l'humiliation le pousse à se renseigner pour ne plus avoir l'air bête.