J'ai trouvé l'épisode moyen avec du bon et du moins bon. Le mélodrame était assez artificiel et étrange, un peu too much ou tombant subitement comme un cheveu sur la soupe. Le rythme était également maladroit.
Après, je n'ai pas trouvé ça nécessairement mauvais non plus, on se met effectivement du point de vue des filles et j'ai bien aimé le tout dernier plan, avec le bas du visage d'Ibara et la larme scintillant sur sa joue. Dommage que la question de leur humanité ne soit pas mieux traitée, avec plus de développement psychologique et de subtilité.
Surtout que l'ED envoie vraiment du lourd en la matière, avec 3 parties égales et symboliques :
- Le premier tiers avec la musique qui est plus calme. On voit la marionnette sur une chaise vacillante, préfigurant que son état actuel est tanguant. L'héroïne s’assoit ensuite et prend la poupée en main, comme elle si elle commençait à se saisir de cet état, regardant son ombre avant qu'elle ET la poupée ne disparaissent.
- Le deuxième tiers avec la musique qui devient épique, qui illustre la transfiguration. La marionnette est vulgairement jetée dans l'eau noire, telle le personnage est jeté comme un outil au milieu du Tokyo post-apocalyptique, et elle en ressort progressivement humaine.
- Le troisième tiers, avec les background vocals qui sonnent comme un choeur. Elle est enfin pleinement humaine, elle a ouvert les yeux sur ce qu'elle était vraiment, à l'image de la métaphore du plan précédent. Le symbolisme cesse alors, pour laisser place à de réelles images de l'anime