Au-delà de l'effet de mode ou d'un overhype délirant, Steins Gate relève totalement et parfaitement du miracle, puisqu'il représente absolument tout ce que la japanimation a de plus détestable à offrir. Tout est fait pour draguer le spectateur - qui est d'ailleurs pris pour au moins aussi con que les personnages principaux - qu'il soit nerd (le thème du voyage temporel), geek (les références comiques à leur univers), otaku (les personnages, dont la moitié relève du scandale), transsexuel (des blagues de très mauvais goût) ou pédophile (le maid bar, omg). Le récit n'est pas le seul à faire dans la vulgarité, puisque la mise en scène alterne entre des effets clinquants insupportables v(i)olés à Ghost in the Shell ou Evangelion, des mises en situation comique qu'on dirait sorties d'un mauvais anime de Kyoto Animation et des scènes de romance sans la moindre trace de subtilité, d'érotisme ou de quoique ce soit qui pourrait en faire l'intérêt (Kare Kano doit en chialer). Et en plus d'être terriblement vulgaire, c'est juste con.
Pas facile d'innover en parlant des paradoxes temporels, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'avec ses systèmes sans le moindre intérêt, Steins Gate se mange le mur du son, qu'il défonce ensuite avec des explications d'une lourdeur infinie et illogiques, ce qu'il essaie de cacher sous une montagne de chiffres et abréviations sans aucun sens. Ai-je aussi besoin de préciser qu'on n'échappe pas à une réflexion complètement convenue sur le sujet ?
Steins Gate prend un thème sur-exploité, le traite mal et le noie dans un océan de vulgarité qui rend caduque toute tentative de rendre cohérent le ton de l'anime, torpillant ainsi les quelques scènes étrangement justes et bien mises en scène qui ont survécu à l'incompétence du staff.