Ok, c´est beau. Voila.
Mais est ce que la superbe vitrine graphique et technologique ne cache pas le vide intersidéral en ce qui concerne le FOND.
Je crois qu´il y a la de quoi réfléchir: Bethesda ne communique que sur la forme (regardez comme ils sont jolis mes screens, et sachez que vous aurez une katapult nucléraire trop balaise et des voitures nucléaires qui explosent trop beau...).
Fallout, ce n´est pas les graphismes.
Fallout, ce sont les dialogues ou l´intelligence influe sur les réponses possibles. Ah tiens, ca a disparu dans FallBlivion.
Fallout, ce sont des tonnes d´humour non gras, fin, et de clin d´oeils a des monuments de l´humour burlesque décalé (les monty pythons, des scènes de Star Trek, de Star Wars, des Blues Brothers...). Ah tiens, aucune mension de ca dans Fallblivion, a part un humour a base de "let us in motherfuckers". On attend de voir.
Fallout, c´est des dialogues crédibles, adultes, et des NPC qui ont de la saveur, des vraies gueules et des attitudes crédibles. Oblivion, c´était des NPC par centaines, tous pareils, dont "l´intelligence" se résumait à des scripts par milliers. Et des dialogues que l´on peut charitablement qualifier de merdeux. Fallblivion ne doit pas etre ça.
Fallout, c´est une ambiance rétro, un univers post apocalyptique ou la civilisation se serait arrété quelque part apres les années 50. Du coup, on peut voir des armes futuristes volontairement tirées de mauvais films de science fiction (le pistolet laser alien est une merveille). Et pas des katapults nucléaires et des voitures nucléaires qui explosent en faisant un champignon quand on tire dessus.
Enfin, Fallout c´est un univers adulte, pas volontairement outrancier et vulgaire pour faire genre. Fallout c´est un système unique de "choix et conséquences" et d´ambiguité morale. Pas une soupe de gros mots ou il y aurait le bien et le mal, point.
Un exemple tiens. Dans Fallout1, on pouvait soit aider le mafieux Guizmo (truand, proxénete, écossais, un méchant quoi), soit le shériff (sévère, intransigeant, vertueux, patriote, un gentil quoi). Si on aidait le méchant, la ville prospérait et devenait une vraie métropole qui survivait a la mort de guizmo. Si on aidait le shériff, la ville mourrait asphyxiée de son l´intransigeance, et disparaissait.
Dans Oblivion, c´est "méchant méchant" et "gentil gentil".
Alors encore une fois, des bons graphismes, c´est juste un plus. Ca ne doit pas etre l´argument principal.