Bonjour.
Je vais sans doute à contrecourant, mais un Jeu De Rôles (titre auquel prétend Fallout 3, et, il faut le reconnaître, mieux qu'un jeu comme Oblivion) se limite-t-il a des "niveaux", des "stats" et de l'"expérience"?
Un JdR, n'est-ce pas avant tout incarner un personnage, s'imaginer agir comme lui, indépendamment des notions purement techniques?
C'est du moins ainsi que je joue Fallout 3, je joue en normal/difficile, je ne me préoccupe pas des notions de "points", me contentant d'agir comme le ferait mon personnage (c'est son aventure, non?), et de répartir les points de façon la plus RP possible, en fonction de la façon dont je le vois, non en me disant "si je fais ça, il aura tel bonus et sera avantage dans deux niveaux".
Réfléchissons : un athlète, un champion olympique, pourra-t-il, à force d'entraînement, devenir de plus en plus doué?
La réponse est oui.
En revanche, s'il s'entraînait longtemps et sans cesse, pendant des mois, des années, des décennies, pourrait-il vraiment se hisser au delà des limites humaines?
Pourra-t-il soulever à bout de bras des tonnes, courir le 100 mètre en quelques secondes, lancer le javelot à plusieurs centaines de mètres, etc.?
Non, il est une limite impossible à dépasser.
Et puis, tous les jeux "de rôle" (appelés ainsi à tort ou raison) ont une limite.
Le grand Baldur's Gate était limité au niveau 7. SEPT!
The Elder Scroll (premier du nom) : Arena était limité au niveau vingt (pathologie du retour aux sources de BS), mais sans ce niveau, il était quasiment impossible d'arriver au bout de la quête principale.
Dans les autres Elder Scrolls (tant qu'on est avec Beth), le niveau n'était pas vraiment limité (enfin, si, mais en dizaines de milliers), mais les talents et caractéristique le sont.
Dans une grande partie des jeux à progression, cette limite est placée à 50 ou 100.
Mais quelle importance?
Et puis, comme déjà dit, quel intérêt de faire un personnage avec tout à 100, une sorte de buldozer
super-guerrier-super-savant-super-roublard-super-d
oué et habile à toutes les armes?
Du pur grobillisme.
Car un personnage sans faiblesse est un grobill.