Fanfic : Tutoriel.
Le titre de ce topic mentionne le terme « tutoriel », mais il s’agit là plutôt d’une possible méthode, d’un exemple de guide. Il serait prétentieux de ma part d’affirmer que moi je sais faire. J’essaie juste de participer à la vie du forum à ma manière, et pourquoi pas aider une ou deux personnes. Je précise également que ce topic ne vous sera potentiellement utile que si vous avez le désir d’écrire une fic sérieuse, sous forme d’un roman.
1) Introduction :
Nous sommes un certain nombre sur le forum à nous être dit un jour : « La vache, c’est fou le nombre de fics qu’on peut trouver ici… pourquoi l’une d’entre elles ne serait pas signée de mon nom ? » (D’un « z » qui veut dire « Z’est moi qu’a fait ! ») Alors, le cœur battant d’une motivation nouvelle, la tête déjà bouillonnante de courageux héros et de vils méchants, l’écrivain en herbe s’empare de la première feuille (ou du premier fichier word) qui lui tombe sous la main (ou la sourie). Et là… c’est le drame, le doute s’installe. Par où commencer ?
Et bien moi, Logrider, j’ai la réponse ! - Par le commencement -
2) Premiers pas :
Tout d’abord, on ne construit pas de maisons sur des sables mouvants. Il vous faut une base solide. C'est-à-dire ?
A) Le(s) protagoniste(s) : un, ou plusieurs. Homme, ou femme. Adulte, ou enfant.
Qu’importe ! Votre seule et unique mission sera de lui donner vie. Lui prêter une apparence, un caractère, des idées… Connaitre ses personnages est le meilleur moyen de les rendre intéressants, crédibles, et de les faire évoluer de façon logique. Beau et bon, ou moche et méchant ? Aucune importance, nous autres lecteurs ne demandons qu’à aimer et détester. Ce sera en grande partie grâce à lui, elle, eux, que votre fic se verra appréciée ou non.
B) L’élément déclencheur : et oui, c’est bien beau d’avoir un héros, encore faut il lui
donner de quoi se mettre sous la dent ! Miracle ou désastre, rencontre ou séparation. Qu’il soit décidé ou subi, cet évènement devra être assez consistant pour ne pas laisser le lecteur indifférent, tout en gardant une part de mystère pour créer le besoin. (Fameux syndrome : sweet !!!)
C) Le lieu : évidemment, le lieu d’action a son importance car il crée l’ambiance.
Vous choisirez plutôt un bâtiment glauque aux longs et étroits couloirs pour les ambiances pesantes. Et plutôt la chaleur douillette d’un salon éclairé à la bougie pour les moments plus légers. Vous suivez ?
Résumons tout cela par un exemple (grotesque) : Un homme d’une trentaine d’années (protagoniste) boit un café dans un bar de centre ville (lieu). Quand soudain, alors qui s’envoyait une grande gorgée, il éternue et repeint sa belle chemise blanche façon dalmatien… (élément déclencheur).
Et voilà ! Les trois conditions sont réunies. Maintenant, que va-t-il se passer ? Une charmante serveuse aux longues jambes et à la poitrine arrogante va-t-elle lui apporter une serviette ? Ou le patron du bar va-t-il lui coller un bourre-pif pour avoir dégueulassé sa table ? C’est à vous de choisir !
Conseil : Ces trois conditions forment la base de votre fic. Mais il est loin d’être interdit de voir plus loin. Réfléchir aux grandes étapes de votre histoire et même conseillé.
Ex : Le protagoniste va vouloir aller à la teinturerie, puis rentrera chez lui. The end.
Après, ce sera à vous de glisser quelques péripéties haletantes !
Ex : En chemin il va croiser son beau frère qui a mauvaise haleine et achètera un grille-pain avant de rentrer.
3) La forme :
Non, je ne suis pas en train de vous demander comment ça va. Quand j’écris « la
forme », je parle de la mise en forme de votre texte. Car en effet, la présentation a toute son importance pour rendre la lecture agréable. Je vous livre donc ces quelques commandements :
A) Tu utiliseras Word !
L’utilisation d’un traitement de texte est quasi indispensable. Il vous permet d’avoir une bonne vue d’ensemble de votre travail et possède des outils non négligeable. (Correcteur, dico des synonymes…)
B) Tu porteras attention à l’orthographe !
Cil existte byen une shauze ki oripile un lecteurre, ceux çont lé fote d’ortografe. Voyez comme c’est chiant ? Cela risque de nuire à l’immersion du lecteur, ainsi que de décrédibiliser votre talent de conteur. Après, la langue française est riche et complexe, et personne n’est parfait. Je suis moi-même atteint du syndrome : « Je lis ce que je veux lire et pas ce qui est écrit. » Je passe donc à coté de pas mal de fautes d’inattentions. (Il ne serait d’ailleurs absolument pas étonnant d’en trouver ici).
C) Tu utiliseras le passé-simple !
Oui, c’est comme ça. Lorsqu’on écrit une histoire, c’est au passé simple pour les actions courtes et finies. Et à l’imparfait pour les actions longues et indéterminées dans le temps. Ex : je mangeais une pomme, lorsque le téléphone sonna. Il est aussi possible d’écrire au présent de narration, mais c’est un exercice un peu différent, déconseillé lors d’une première tentative d’écriture.
D) Tu aéreras ton texte !
Un pavé écrit tout petit et sans espace n’est pas très séduisant pour l’œil. Décomposer donc votre récit en paragraphe, la lecture sera plus agréable. De plus, les paragraphes permettent de passer d’une information à l’autre de façon plus fluide. Le lecteur aura donc moins l’impression de passer du coq à l’âne que si les phrases se tiennent.
E) Tu soigneras tes dialogues !
Beaucoup de jeunes auteurs de fic, choisissent d’écrire leurs dialogues sous forme de script de pièce de théâtre. C'est-à-dire en mentionnant le nom de celui qui prend la parole avant d’écrire sa réplique. « Huguette : Quoi ? André : ffeur ! ». Ce n’est pas glop, mais alors pas glop du tout. Cela donne une impression de bâclé. Optez plutôt pour cette forme : « Quoi ? » Demanda Huguette. « Ffeur ! » Répondit son mari goguenard. L’utilisation de smiley est aussi fortement déconseillé pour des raisons d’ « évitage de passer pour un kikou » (ou kévin selon les cultures.)
F) Tu soigneras tes descriptions !
Il existe de nombreux types de descriptions. Description de lieux, actions, émotions… c’est par elles que le lecteur pourra faire travailler son imagination et donner un visage à vos personnages, ainsi qu’au monde qui les entoure. Evitez les simples phrases robotiques comme : « Dans les T.D., il fait noir, deux personnes discutent. » Si en plus vos dialogues ressemblent à ceux d’une pièce de théâtre (comme ci-dessus), là, c’est la catastrophe.
G) Tu ne seras point une grosse feignasse !
Qu’on se le dise, écrire une bonne fic, c’est du boulot, du temps et parfois même des prises de tête. Si vous prenez votre « rôle » à la légère, juste dans l’idée de rien foutre et d’avoir cinq mille commentaires, ne commencez pas. De toute façon, et beaucoup d’exemples le prouvent, vous vous casserez les dents sur un mur de lecteurs insatisfaits. S’ils vous doivent un certain respect, voire une certaine retenue, car vous le écrirez gratuitement, vous devez vous aussi les respecter. C’est quelque part assez prétentieux de se dire « Je vais écrire une histoire, et ça va plaire à des gens. » Il vous faut donc essayer d’être à la hauteur de cette « confiance » dont ils font preuve en passant sur votre topic.
Voilà ce tutoriel, qui n’en est pas un, est terminé. (Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je ne vais quand même pas vous mâcher le travail jusqu’au bout dites donc !) Encore une fois tout ceci n’a pas valeur de parole d’évangile. J’espère que cela vous aura au moins intéressé. Et bonne chance si vous vous lancez dans cette merveilleuse aventure qu’est l’imagination !