Salut à tous
Voilà, j'ai eu le jeu hier après midi sur PC. Déjà, premier point, 50 euros, c'est raisonnable pour un jeu neuf de ce genre. L'installation terminée, je décide de lancer ma première partie. Allez, c'est parti pour un débriefing de tout ce que j'ai pu faire durant ces quelques heures
Avant toute chose, ma config:
Intel Core 2 Duo, 2.13 GhZ
GeForce 8600 GTS 256Mo
2Go de RAM
On reviendra sur les graphismes plus tard.
Attention, ma "preview" contient des spoilers sur le tout début du jeu (première heure). Ceux qui veulent découvrir le jeu dans son intégralité sont prévenus: ne lisez que la troisième partie.
Mon avis est vierge des précédents volets de Fallout. Je prends le jeu comme nouveau et non comme une suite. Enfin, l’avis viendra dans la conclusion.
Plusieurs chapitres:
I] Premiers pas_ Le tout début du jeu, l'entrée en matière
II] C'est du sérieux_ La sortie de l'abri 101, premiers contacts avec le monde déserté
III] La technique_ Graphisme/Gameplay/...
IV] Conclusion
I] Premiers pas.
-Après une petite cinématique nous présentant une ville rasée par les bombes, on apparaît dans une clinique. Un docteur est penché sur nous. On est né!
L'homme nous prend dans ses mains et dit "C'est un garçon/ une fille en fonction du choix que vous aurez fait quelques secondes plus tôt.". On choisit ensuite notre apparence physique, de la taille du nez à la largeur du menton. De quoi passer une bonne vingtaine de minutes. Là, grosse ellipse et on se retrouve à notre première année. Je l'annonce tout de suite, j'ai été sous le charme de la scène ou Papa vient nous voir et nous demande de marcher vers lui. Haut comme trois pomme, on l'appelle en bafouillant et on se prend au jeu avec un sourire attendri.
Et là, première décision pour notre futur: les caractéristiques principales (Force, Endurance, ...), présentées sous la forme d'un petit livre imagé par le Pip Boy et avec une description amusante ("Tu pourras porter plus de jouets!").
-Autre ellipse qui nous mène à nos 10 ans.
Fête d'anniversaire. "C'est à cet âge qu'on prend nos premières responsabilités!" nous affirme le Grand Directeur de l'abri (dont j'ai oublié le rang exact) en nous tendant notre… ah ben décidément j’ai du mal avec les noms… bon. Il nous tend ce bracelet électronique qui va nous suivre tout au long de l’aventure et qui sera une forme d’inventaire. Mais nous reviendront dessus tout à l’heure.
Après avoir fait la connaissance de nos petits camarades, avec les premiers accrochages auprès des ‘caïds’ du coin, Papa nous demande de le suivre pour nous offrir SON cadeau: un fusil à air comprimé. Il nous le fait ensuite essayer pour qu’on prenne nos marque avec les armes à feu. Premier contact avec la première créature mutante: un Radcafard, sorte de cafard géant plutôt gênant et dégoûtant. On le dégomme purement et simplement, en passant par le système de VATS. Nous en parlerons dans le III.
-Seize ans. On passe notre examen nous indiquant quel poste notre personnage aura au sein de l’abri par une série de questions assez cocasses, tout en restant dans l‘esprit despotique et autoritaire de notre abri 101. Rien de bien intéressant, mis à part nos premiers choix sociaux: aider notre jeune et jolie amie qui est embêtée pas les vilains rebelles, ou les laisser à leurs occupations.
-Le personnage ouvre les yeux. Il a dix-neuf ans.
Nous apprenons que Papa s’est enfui de l’abri, et que les gardes nous recherchent pour… nous tuer. On a donc pour but de s’enfuir de l’abri. Là, premiers gros combats contre les gardes. On avance, on tatane, on aide les voyous ou pas. C’est la mise en pratique de tout ce qu’on a appris durant notre enfance.
-Dernier choix, à la Oblivion avant de sortir: un bref récapitulatif de tout ce que vous avez choisi comme compétence pour votre perso, modifiables bien entendu.
II] C’est du sérieux.
On sort. Et là, qu’est-ce qu’on prend dans la gueule! Une ville totalement dévastée, un horizon immense ou tout est réduit en cendres. (La phrase de Big Brain dans ‘La Colline a des yeux’ d’Aja me revient en tête « You went insu the mines, and turn everything to ashes ».). On avance prudemment, tout en restant scotché sur son écran, la bouche entrouverte.
Pour nous décoller: tadaam! Niveau 2 atteint! On choisis de nouvelles compétences, avec des spécialisations plus poussées. De quoi réfléchir longtemps encore.
On avance, à la recherche de Papa. Puis on rencontre un robot, nous invitant à entrer dans Mégaton, une ville de fortune, comme on rencontrera sûrement beaucoup dans le jeu.
Nos choix dans les discussions influent sur notre karma (côté gentil-méchant) dès notre contact avec le shérif de la ville, très Walker Texas Ranger dans l’âme
.
On récolte des informations sur qui a pu voir Papa, ce qui nous emmène à un saloon où le propriétaire souhaite nous soutirer des sous pour parler. Va falloir s’y faire, le commerce de ce genre va être très fréquent dans Fallout 3.
Première sous-quête: l’affreux proprio du saloon nous demande d’aller chercher l’argent que lui doit une junkie non loin de la ville. On y va, pépère, et on la rencontre. On lui demande sa version des faits et on apprend qu’il s’agit d’une ancienne prostituée et que tout a été manigancé pour lui nuire. Nouveaux choix pour le karma: on lui demande de payer, on l’aide ou on la tue. C’est simple et efficace, mais les choix se feront de plus en plus nombreux au fil de temps, grâce à l’Éloquence.
On revient, on a des infos, et on continue. Les quêtes annexes sont énormes: aider une femme à écrire un livre en jouant le rôle de ‘cobaye’, jouer les correspondants entre deux villes,…
On peut très bien les ignorer, mais elles rajoutent une note très importante au background, à l’immersion, et à la durée de vie.
En se baladant, on rencontre les vrais ennemis: des mercenaires, de gros mutants, des rats de la taille d’un chien, des fourmis géantes et j’en passe. Une évolution totalement ouverte dans un monde hostile au possible. Jouissif et terriblement inquiétant.
III] La technique.
D’abord, les graphismes. Globalement, ils sont très beaux. Quelques textures grossières ici et là, mais c’est tout à fait pardonnable étant donné l’étendue du terrain de jeu. Faut dire aussi que les options étaient pas poussées à fond chez moi, ce qui signifie un jeu superbe chez les grosses machines et les consoles de salon. JV a mis 15, j’aurais visé le 16.
Le Gameplay, parlons-en! Une maniabilité clavier souris très fine, malgré quelques approximations à la troisième personne. On était habitué, et on sent la patte de Bethesda avec les animation machinales des PNJ, quelques bugs de collision et des visages parfois inexpressifs. On s’y fait, ils vont pas non plus faire la fête étant donné l’état du monde actuel.
Les combats sont bien foutus. Certains râlent sur la visée. Fallout 3 est avant tout un RPG, donc on ne peut pas mettre un Heathrow 500 mètres avec un flingue en bois. Il faudra plusieurs balles dans la tête pour venir à bout d’un ennemi, mais le tout sera sûrement plus accessible avec l’améliorations des compétences principales au fil du jeu.
Le VATS. Les vidéos ont déjà tout montré, simple, efficace et jouissif. On prendra un malin plaisir à désarmer son ennemi en lui arrachant le bras à coup de fusil à canon scié, et à le voir fuir en hurlant « Je veux pas mourir! ». Ah, tiens. L’IA. Elle est assez basique: un ennemi tire quand il vous voit, vous poursuit quand vous fuyez. Les ennemis se mettent à couvert, rendant fort difficile l’utilisation du VATS. Pas de grand étonnement sur ce point, donc.
La durée de vie à l’air assez balèze: en suivant la quête principale, on en aura pour un trentaine d’heures. Avec les quêtes secondaires, on approche de la centaine. Pas mal, avec l’exploration et -pourquoi pas- la rejouabilité, ça peut être facilement doublé.
IV] Conclusion.
Fallout 3 est un jeu à prendre indépendamment de ces prédécesseurs. Si on tourne la tête et qu’on regarde les premiers avec une 2D-3D iso, on se dit « ben merde, la licence à été bien enculée. ». Si on le regarde seul, on se dit « Ouais. Ouais! C’est du bon RPG, ça! ».
En bref, les puristes des Fallout seront sûrement déçus. Et ça se comprend. Dommage, on aurait facilement préféré une année de plus pour un véritable suite.
Ceux avec un esprit plus ouvert trouveront leur plaisir. Les autres découvriront un jeu beau, grand, optimisé (temps de chargement casi inexistants), et jouissif. De quoi passer de longues soirées.
V] Les notes.
Graphismes: 16/20. On est facilement happé par la grandeur des décors et le travail réalisé pour construire une ville rasée. Très grande ambiance.
GamePlay: 17/20. On fait beaucoup mieux qu’Oblivion de la part de Bethesda, et c’est bien. C’est très bien.
Durée de vie: Pas assez avancé, mais j’irai vers un 17.
Scénario: Pas assez avancé pour l’instant.
Musique: 16/20. Les musiques et différents sons procurent une impression ‘vintage’ assez impressionnante, de quoi accentuer l’immersion.
16.5/20 En tant qu’RPG indépendant
11/20 En tant que suite de Fallout. (Faut pas prendre les fans pour des cons, non plus.)