Nom : Sabaku no Oni
Age : indéterminé
Situation : Célibataire
Travail : Ancien prêtre de Dwayna
Ordre : Prieuré
Description :
- Teint blâfard
- Yeux blancs
- Cheuveux blancs
Histoire : Il y a de ça quelques siècles, Arkham Sanaël faisait partie du prieuré du comté d´Ishaar, voué au bien et dévoué à sa divinité, il ne cessait de mettre ses dons et son affinité pour la thaumaturgie au service de tous, il avait choisit la voie de la guérison, chassant maux et maléfices dans les corps et les coeurs des fidèles et des habitants. Par dessus tout, il consacrait son temps aux enfants perdus du temple auxquels il transmettait son savoir, pour donner un espoir et un avenir dans ce pays menacé par la guerre.
Vînt le jour où ni les traités ni les bordures du pays ne pûrent tenir les troupes du seigneur voisin, affaiblis par un âge grandissant et un mauvais entourage. Le temps de l´incertitude était révolu, mais on ne s´attendait pas, Arkham non plus, à voir l´infâme feu de la guerre se répandre aussi vite et converger si rapidement vers l´intérieur de la province.
Si les hommes forts et vaillants étaient tous envoyés au combat, on laissait néanmoins femmes, enfants, viellards et quelques érudits pour s´occuper d´eux pendant que la Force se chargeait de contenir vainement les assauts de l´ennemi. Il restait donc auprès de son abbaye, à enseigner et à soulager les douleurs sans cesse grandissantes de ces coeurs frappés par la tristesse et la solitude de la guerre. La vie, du moins, ce qu´il en restait à ces yeux suivait son cours. Les enfants représentaient pour lui l´espoir, l´espoir d´un changement, d´un renouveau, d´une génération aux idéaux différents, Ô douce utopie de celui qui n´a encore versé le sang.
C´était par une après-midi d´été, resplendissante, l´odeur chaude des blés emplissait l´air et le goût sucré et lourd de la terre augmentait ce sentiment de sécurité pour les habitants. La guerre n´arriverait jamis jusqu´ici, nos troupes, nos marris, nos fils ne perdraient pas. Mais les nouvelles n´annonçaient rien. Les messagers étaient rares, mais tout le monde feignait d´espérer.
Un grondement se fît entrendre dans la vallée, les sabots cognaient contre les pierres aigues du chemin menant à la ville et la poussière soulevée empêchait de disntinguer les cavaliers. Le tonerre se raprochait, les gens, curieux commençaient à sortir de leur maisons ou levaient leurs têtes de leurs travaux, le retour de nos enfants au pays ? La guerre était donc terminée ?
Cet étendard... Cet étendard n´était pas le notre, non, ce n´était pas le notre, et lorsque les torches s´élevèrent et que les lames s´abbatirent sur nous, nous comprîmes que la guerre n´épargnait personne, non, cette guerre insensée dont nous ne nous soucions ne nous ignorait pas.
Un village sans défenses, un exutoire pour ces soldtas fatigués par la guerre trouvant là une proie innocente à consommer, tribut pris à l´ennemi pour son outrecuidance.
La vie refuse parfois de nous faire le cadeau de la mort, c´est qu´Arkham a sans doute pensé lorsque touché par une flèche se releva, des heures plus tard dans les cendres de qu´autrefois on appelait vallée d´Ishaar.
Pourquoi, pourquoi était-il encore en vie ? Autour de lui gisaient ceux qu´il avait toujours aimés, connus, ceux pour qui il avait consacré sa vie ? Non ! Une vie consacrée au bien et voir les cendres qu´un moine n´avait pû stopper avec sa stupide magie de soins ?
Non. Arkham réfléchit. Les enfants ! non, ils ne pouvaient pas être aussi... Il courrut au temple, mais avant même d´apercevoir ses ruines fûmantes, l´odeur des chairs carbonisées lui montra à quel point il était vain d´espérer quelque chose d´un monde rongé par la guerre.
Monde injuste, divinités complices ! Vous buvez le sang d´innocents et vous repaissez du spectacle de votre serviteur découvrant la vanité de son existence ?
Et Arkham renia, il renia tout : les divinités, cette infecte magie blanche ne pouvant que soigner les vivants, il renia jusqu´à sa propre existence en appelant à la fin de la moindre trace de son âme. Grenth. Grenth était le seul à offrir le pouvoir, la seule divinté ne leurant pas les mortels avec les chimères de la paix, de la vie et d´un bonheur factice. Que son âme aille vers lui, qu´elle devienne son serviteur dévoué, qu´il ne lui reste que ce corps et de quoi venger ceux qui étaient tombés.
Grenth pouvant ainsi détourner l´âme d´un prêtre, voyant ce serent d´allégeance d´une personne si différente de ses habituels mages assoifés de pouvoir qui lui vouaient leur âme comme ils changeaient de couleur de magie, décida d´octroyer ce qu´il demandait à ce morceau de chair misérable.
Arkham était mort, il n´était plus qu´un corps sans vie, uniquement animé du désir de vengeance et de l´ivresse du chagrin, non, plus jamis il ne laisserait la force triompher sur les faibles.
C´est jusqu´au désert de l´oubli qu´il poursuivit la troupe ennemie, et ce jour, où 100 soldats furent dévorés par les milliers de corps des femmes et des enfants d´Ishaar, Arkham cessa d´exister et commença alors la non vie de Sabaku no Oni, le démon du désert.