La technique consistant à partir en outremonde avec des équipes de rodeurs a le mérite d’être un minimum efficace. Mais c’est quand même laborieux, de passer son temps à poser des pièges… Dans mes groupes àmoi, on ne pose pas un seul piège… Pourtant, on s’y balade presque et très fréquentes sont les fois où on récolte une bonne dizaine de bouboules d’ectoplasme pour l’ensemble du groupe, voire plus.
Je ne peux que déplorer le manque d’inventivité, d’une part, et de discipline collective, d’autre part, dont font preuve les joueurs. L’outremonde est un endroit qui ne pardonne pas pour ceux qui y vont les mains dans les poches, sans avoir un minimum de stratégie au préalable. Les pièges à gogo constituent l’une des stratégies possibles. Mais il y en a fort heureusement d’autres.
Il y a fort heureusement des techniques beaucoup beaucoup plus efficaces pour aller se promener en outremonde avec des groupes équilibrés.
Toutefois, former un groupe depuis le temple des ages est long et laborieux : les candidats disposant des qualités minimales requises capables de se fondre dans un collectif ne sont pas si nombreux. Bien que je sois susceptible d’accepter n’importe quelle classe dans mes groupes, je prends toujours un temps fou à trier, car une seule brebis galeuse suffit à faire condamner le troupeau entier en un temps record, d’une part, et que bon nombre de joueurs délaissent carrément l’outremonde prétendûment trop difficile pour aller truster la fissure, d’autre part.
Or, je l’affirme avec certitude : l’outremonde est plus facile que la fissure. Il suffit juste de suivre quelques consignes simples, tout en veillant à prendre des sorts utiles dans sa palette et complémentaires avec les autres membres de l’équipe.
J’aimerais contribuer à réhabiliter l’intérêt des joueurs pour cette zone méconnue du commun des joueurs. Bien souvent, les groupes ne survivent qu’à grand peine (voire pas du tout) à la première salle. Or, je le répète : il suffit d’un brin de réflexion, de complémentarité entre les uns et les autres, ainsi que d’un peu de discipline collective pour y faire une vraie promenade et non pas un chemin de croix.
Même si vous n’êtes pas « moine-tricheur ». Même si vous n’êtes pas « rodeur-piégeur ».
Rien ne vaut un groupe équilibré, qui pourra se débrouiller dans toutes les zones et pas seulement devant les aaxtes de la première salle.
Ne blâmons pas les rôdeurs qui ont trouvé le mérite de pouvoir s’y aventurer sans y laisser trop de plumes. Au contraire. Blâmons tous les autres : ceux qui renoncent à y aller parce que c’est soi-disant trop difficile. Pointons plutôt du doigt ceux qui plombent les groupes. Blâmons enfin ceux qui ne prennent pas deux minutes pour bien examiner toute la palette des sorts à leur disposition et qui se cantonnent dans des palettes ultra classiques qui ne solutionnent en rien les problèmes rencontrés.
Quand les gens commenceront à se creuser un peu la cervelle au lieu de copier bêtement une stratégie pourtant moyennement efficace qui montre certaines limites (celle des rodeurs-piégeurs) ou bien carrément de baisser pavillon et de renoncer au combat en préférant la fissure, les gens seront capable d’aller chercher les bouboules d’eux-mêmes plutôt que de les surpayer au marchand ou pire encore… de créer un rôdeur uniquement dans ce but là !