La crise est là, le PSG doit réagir
Malmené par Saint-Etienne, ne dégageant aucune assurance, le PSG, quatorzième, est aujourd´hui confronté à la crise. Il est temps de réagir - et de recruter - sous peine de connaître d´énormes désillusions.
LE PSG A EXISTÉ hier cinq minutes, de la 69 e à la 74 e , le temps d´égaliser sur penalty, puis de prendre l´avantage par Ogbeche. Avant et après, rien. Ce matin, le PSG ressemble presque à un champ de ruines où tout est à reconstruire.
Passage en revue des points brûlants.
Une défense inexistante. Huit buts encaissés en quatre journées : le PSG dispose de la plus mauvaise défense du championnat, à égalité avec Nice et Strasbourg. Mais ces deux équipes ont pris des cartons ( 5-1 à Bordeaux pour les Aiglons, 4-1 à domicile contre Toulouse pour les Alsaciens). A Paris, le mal est plus profond, plus insidieux, puisqu´il prend systématiquement deux buts par rencontre. Comme s´il partait avec ce handicap au coup d´envoi. Sans la faiblesse technique de Saint-Etienne, les hommes de Halilhodzic auraient même pu subir un affront encore plus terrible. Yepes, patron de la défense, ne commande rien. Pierre-Fanfan multiplie les erreurs et Armand se ridiculise au fil des matchs, rendant chaque fois une copie pire que la précédente. Les recrues sont en cause. L´entraîneur élude. A peine ose-t-il qualifier la seconde réalisation de Piquionne de « but gag » : « C´est difficile à comprendre. Sur le plan de la rigueur, c´est une malédiction. Il y a tellement de déchet. Mon équipe doute. »
Un entraîneur qui navigue à vue. Vahid Halilhodzic est plutôt un conservateur en matière tactique. Il change rarement de dispositif d´un match à l´autre. Elément troublant : contre Saint-Etienne, il est passé à une défense à trois en seconde période, avant de faire descendre Cissé à l´arrière et de demander à Yepes de monter aux avant-postes en fin de match. Il a modifié au moins quatre fois son organisation, hier. Signe qu´il ne sait plus où il en est ? La deuxième mi-temps a donc débuté avec Yepes en libero et Pierre-Fanfan et Cana en stoppeurs. « On a alors été plus présents », note Halilhodzic. Avant de se raviser : « Le système n´est pas en cause. Les deux buts sont inexplicables. Nous avons un manque de lucidité en phase défensive. Les joueurs sont crispés, la pression est sur eux. Les réponses sont psychologiques et mentales. » L´entraîneur a beau s´en défendre : ses joueurs n´affichent aucune hargne, peu de volonté et un manque d´envie. « Un grand champion peut gagner dans une souffrance énorme », rappelle-t-il. Il paraît que « l´effectif travaille énormément et que l´ambiance est bonne ». Manifestement, cela ne suffit plus. Encore quelques résultats comme celui-là et Halilhodzic sera menacé. C´est le sens de l´histoire, à Paris comme ailleurs.
Il faut recruter, d´urgence. « Changer onze joueurs, je ne pense pas que ce soit la solution », avance l´entraîneur qui se dit « plus triste que découragé ». « Il y a peut-être crise des résultats, mais la crise de travail et de relations humaines n´existe pas », se cache le Bosniaque, derrière une jolie formule. Il reste désormais moins de quarante-huit heures au club pour engager les deux renforts qu´exige le stratège parisien. En cas de manque de temps, le PSG pourra également enrôler un joker. En tout cas, il faut du neuf, vite. « Wiltord peut m´intéresser, avance, mi-sérieux mi-rigolard, Halilhodzic. Mais il faut qu´il divise ses exigences salariales par quatre ou cinq. » José Mourinho, son homologue de Chelsea, présent hier au Parc, a dû se régaler du lamentable spectacle qu´il a vu. Pour la Ligue des champions, il doit penser qu´il n´a aucun souci à se faire le 14 septembre prochain, ici même.
j´ai meme pas envie de repondre a rogba fidele a lui meme et l´autre...