Les 10 mois d´Anigo à la tête de l´équipe 23/11/2004
Intronisé en janvier, José Anigo sera finalement resté moins d’un an à la tête de l’équipe professionnelle. Après avoir écrit en tant que joueur une page importante de l’histoire du club avec les Minots, il a récidivé comme entraîneur avec une somptueuse épopée européenne. Malheureusement, il n’a pas connu la même réussite dans le quotidien du championnat.
Le 14 janvier dernier, lorsqu’il est appelé pour prendre la succession d’Alain Perrin, José Anigo doit être le «supplément d’âme» susceptible de remettre l’OM sur la route de la qualification en Champions League.
Le choix fait l’unanimité. Son fort tempérament et son appartenance à la famille olympienne séduisent. Ses résultats à la tête du centre de formation, aussi.
«C’est un pari et l’occasion pour moi de voir ce que je vaux», déclare-t-il. En rupture totale avec son prédécesseur il annonce : «J’ai toujours fonctionné à l’affectif. Je serai proche de mes joueurs, à leur écoute. Je souhaite que ce groupe se remette à vivre».
Fraîchement intronisé, il recrute plusieurs éléments ( Batlles, Ferreira, Sommeil, Koke) et compose avec ceux déjà présents pour dégager une équipe-type.
Si en championnat, l’équipe termine péniblement à la 7e place, cet échec est largement compensé d’un point de vue émotionnel par la fantastique épopée en coupe de l’Uefa. Anigo, écharpe bleue et blanche au cou, y gagne ses gallons d’entraîneur.
Fort de cet apprentissage accéléré du très haut niveau, le technicien 100% marseillais est reconduit dans ses fonctions. Directeur d’un groupe qu’il a cette fois choisi, il vise avec le club le haut du pavé.
Quand arrivent à la fin de l’été les premières contre-performances, Anigo mise encore et toujours sur le caractère de ses troupes. «Je veux voir qui a des c... dans mon vestiaire et qui n´en a pas, qui va avancer, qui va reculer et qui va se cacher. Il y en a qui pensent que le talent est suffisant, mais il faut aussi aller au charbon», martèle-t-il.
De courts succès obtenus face à Bastia et Toulouse et un déplacement victorieux à Nîmes ( contre Istres) laissent augurer un réveil. Mais les deux rendez-vous parisiens, en championnat puis en Coupe de la Ligue, balaient toutes ces certitudes.
Anigo dit «avoir honte». Son identité marseillaise est maltraitée par ces revers. Il envisage de rendre son tablier car, selon lui, son message ne passe plus. Le soutien de sa direction et du vestiaire manifesté par son capitaine Fabien Barthez l’encouragent à persévérer. Il demeure aux commandes de l’équipe deux matches supplémentaires.
Lors du dernier, samedi à Ajaccio, il voit son OM subir, sans lutter, sa 5e défaite de la saison. C’en est trop pour lui.
LE BILAN D´ANIGO
Saison 2003-04
Classement à sa prise de fonction : 6e ( avec deux matches en retard)
Classement à la fin de la saison : 7e
Bilan : 7 victoires, 6 nuls, 7 défaites
Coupe de l’Uefa : Finaliste ( Valence 0-2)
Coupe de France : Elimination en 16e par le PSG
Coupe de la Ligue : L’OM était déjà éliminé quand il a repris l’équipe
Saison 2004-05
Classement au moment de son remplacement : 7e ( 15 journées)
Bilan au moment de son remplacement : 6 victoires, 4 nuls, 5 défaites
Coupe de la Ligue : Elimination en 16e par le PSG
Coupe de France : L’OM n’est pas encore entré dans la compétition
voila hommage a Jose Anigo 