6e à la 14e journée : Les raisons d’y croire 17/11/2004
Alors que les critiques s’abattent sur l’équipe olympienne, les compteurs en championnat affichent une 6ème place, non loin des premiers rôles. En se penchant sur les classements olympiens au même moment lors des 15 saisons précédentes, il apparaît que tous les espoirs restent permis…
Certes la double défaite face à Paris a laissé des blessures et, certes, Lyon semble intouchable avec ses 10 points d’avance. Mais à la vision du mécontentement affiché par les supporters olympiens au cours de la semaine écoulée, il paraît bon de s’attarder sur les saisons passées pour comprendre si, avec une 6ème place au classement à la 14ème journée et 22 points au compteur, l’OM se trouve, cette saison, sur un tempo dramatique ? En écartant des considérations purement qualitatives s’attachant au jeu pratiqué par les Olympiens, les statistiques depuis 15 saisons démontrent ainsi que les temps de passage actuels sont loin d’être alarmants.
Que dire de l’équipe dirigée par Alain Perrin en 2002-03 qui, au 14ème épisode de la saison pointait en 5e position avec 24 points et qui termina l’exercice à une 3ème place significative de Ligue des Champions. En remontant un peu plus le temps, pour la première année Courbis en 1997-98, les Olympiens se trouvaient au même moment à la 5e place pour des débuts jugés laborieux à l’époque avant de terminer 4ème, qualifiés pour l’UEFA, et synonyme de finale à Moscou un an plus tard.
Et comment ne pas évoquer le parcours de la glorieuse troupe de 1993 qui, alors dirigée par Jean Fernandez, est à cette période de la saison en 5e place à 3 points du leader nantais mais est fustigée pour son jeu au lendemain d’un nul peu glorieux au Vél’ contre Montpellier ( 1-1). La suite est connue de tous, un titre de champion et la coupe aux grandes oreilles dans la besace.
Pour ne pas verser dans l’optimisme aveugle, il convient pourtant d’évoquer le contre exemple fâcheux de l’exercice 1999-00. Quand, 6ème avec 21 points à la fameuse 14e journée, les hommes de Rolland Courbis allaient s’empêtrer dans une calamiteuse saison qui les verra terminer aux portes de la relégation ( 15e) malgré un effectif fort honorable.
Autres signes d’apaisement, les parcours d’autres équipes mal en point qui, au soir de la 14ème journée, étaient loin d’imaginer endosser le costume de champion en fin de saison. Ainsi, les Canaris de Raynald Denoueix en 2001 se classaient, à ce moment de la saison, 6e avec un retard de 4 points sur le leader sedanais avant d’empocher le titre au mois de mai. Deux ans plus tôt, les «Sangs et or» de Daniel Leclerc ont été champions en 1998 étant pourtant 7e à la 14e journée, à 8 longueurs d’un PSG alors en pôle position !
Avec un José Anigo confirmé, à 3 points d’Auxerre et des places qualificatives pour la Ligue des Champions, tout porte donc à garder un moral costaud en ce glacial mois de novembre.
A LA 14E JOURNEE A LA FIN DE LA SAISON
Saison Classement V N P Pts Classement
2004-05 6e 6 4 4 22 -
2003-04 3e 9 0 5 27 7e
2002-03 5e 7 3 4 24 3e
2001-02* 14e 3 6 5 15 9e
2000-01* 16e 4 3 7 15 15e
1999-00* 6e 5 6 3 21 15e
1998-99* 1er 11 3 0 36 2e
1997-98* 5e 8 3 3 27 4e
1996-97 14e 4 5 5 17 11e
1995-96** 14e 4 5 5 17 2e
1994-95** 1er 9 3 2 30 1er
1993-94*** 3e 7 5 2 19 2e
1992-93*** 5e 6 6 2 18 1er
1991-92*** 1er 8 5 1 21 1er
1990-91*** 1er 10 2 2 22 1er
1989-90*** 3e 8 3 3 19 1er
D2 : La remontée de 1995-96
En Super D2 en 1995-96, les hommes de Gérard Gili stagnaient à la 14ème journée à une inquiétante 14ème place au lendemain d’une défaite à Nancy ( 2-0) d’un OM qui inspirait à la presse d’alors le joli qualificatif d’équipe «anémiée». Quelques mois plus tard, les Olympiens finissaient le sprint en vice-champion de D2 avec une remontée dans l’élite à la clé.