Voila kelke chose ki va plaire aux anti-parisiens comme moi
mais je préviens c dur , très méchant et fait par lequipe.fr .
LES PATHÉTIQUES DE PARIS
Par David MICHEL avec S. Bi.
On connaissait les «Galactiques» du Real Madrid, les «Stratosphériques» du Milan AC, l´Europe a découvert avec effroi les «Pathétiques» du Paris-SG. Les Parisiens ont offert une prestation indigne, contre le CSKA Moscou ( 1-3), alors qu´ils avaient la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions à portée de pieds. Tout du moins tout le monde l´a cru. Le PSG version 2004-2005 s´est révélé au grand jour.
«Ni l´expérience ni la qualité nécessaire»
C´est peut-être mieux comme ça, finalement. La formule est certes abrupte, un brin cassante mais la réalité est telle que le club de la capitale n´avait rien à faire en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le «Top 16» européen, ni même en 16es de la Coupe de l´UEFA. Imaginez Paris passant ce premier tour et tombant sur le Milan AC, la Juventus, Arsenal ou bien encore le FC Barcelone avec un Ronaldinho déchaîné. Le public parisien n´est pas maso au point de vouloir vivre ça, surtout pas en ce moment. D´ailleurs, cette analyse est corroborée par l´entraîneur parisien lui-même : «Cette équipe n´a ni l´expérience ni la qualité nécessaire pour faire quelque chose dans une telle compétition». Un constat effroyable qui fait apparaître toute la faiblesse d´un groupe parisien qui avait pourtant fait de la Coupe d´Europe son premier objectif de la saison.
La rencontre contre le CSKA Moscou n´est rien d´autre que le reflet de la première moitié de saison du club parisien. Une déception énorme pour l´équipe d´Halilhodzic qui a malgré tout fait illusion quinze minutes, ce que l´on peut rapprocher des «performances» contre Porto ( 2-0), Chelsea ( 0-0) ou des deux confrontations contre l´OM ( 2-1, 3-2). Sinon ? Sinon rien, la débandade absolue caractérisée par un jeu totalement déficient : une équipe qui ne sait pas attaquer et qui est constamment obligée de défendre. L´opération sauvetage ne peut tenir qu´un temps, elle était destinée à exploser sous le poids d´adversaires plus imaginatifs et plus en jambes. Le drame, c´est que, même sevrés de ballons, les attaquants Pancrate et Pauleta sont encore les meilleurs avec le gardien Letizi, qui émerge malgré les innombrables rafales. Sans quelques arrêts décisifs, Paris aurait pris une vraie valise, mardi soir.
Dans cette première phase de poules, le PSG a donc fait illusion un temps. Au Parc tout d´abord face à une équipe de Porto qui ne savait plus ce jour là qui elle était ( 2-0), à Chelsea ensuite face à une formation remaniée ( 0-0) enfin de nouveau à Porto en défendant bec et ongles ( 0-0). Sur ces trois matches, le PSG a tout de même laissé entrevoir ce dont il est capable : faire preuve de véritables velléités et créer des phases de jeu plus en accord avec ses ambitions. Dommage que cela n´ait pas duré. Depuis des années, à Paris comme à Marseille, les envolées sont sans lendemain.
La rupture est consommée
Cette piètre prestation du PSG a accentué les fissures entre dirigeants et joueurs d´une part et entre le club et ses supporters d´autre part. Vice-championne de France, la formation parisienne n´a pas pu liquéfier son jeu et ses qualités en un été. La qualité du groupe n´est pas inférieure à celle de la saison passée. Alors quoi ? Là où tout le monde se battait, il y a encore quelques mois, plus personne ne répond désormais présent à l´exception de quelques cas isolés. Sur 90 minutes face aux Moscovites, les Parisiens ont regardé leurs pieds pendant plus d´une heure alors qu´ils avaient la sortie du tunnel devant eux.
Le discours de Vahid Halilhodzic passe-t-il encore ? Oui à l´entendre. Edouard Cissé, par exemple, semble sur la même longueur d´onde malgré une hésitation et un soupir au moment de souffler l´affirmative. Les premières fissures remontent très certainement à mai dernier lors des annonces de départ de Déhu, Heinze puis Sorin, trois «âmes» de l´équipe. Suivirent, la «trahison» de Fiorèse et tout dernièrement, les envies de départ de M´Bami, principal relais du message d´Halilhodzic. Dépité et pas franchement optimiste, le Camerounais a même déclaré : «La réalité, c´est qu´on est à la rue en Championnat. La place qu´on visait en début de saison, on ne l´atteindra peut-être jamais...».
La rupture avec les supporters est elle aussi bien consommée. Celle-là est même beaucoup plus visible. Les banderoles réclamant la démission du président Graille ont élu domicile en tribune d´Auteuil désormais à chaque match. Première cette saison, contre le CSKA, les supporters ont demandé la démission du coach. Pire, le Parc a sifflé, hué les joueurs parisiens et lancé des «olé» accompagnant la passe à dix des Russes dans le dernier quart d´heure. Malgré l´absence de résultats, les supporters étaient prêts à patienter encore un peu mais en l´absence totale de jeu et surtout de projet de jeu, il y a une frontière qu´ils ne sont plus prêts à franchir.
L´avenir bouché ?
Ce match couperet contre le CSKA devait servir à relancer la machine et apporter un peu de rêve. A l´arrivée, Paris s´est encore enfoncé un peu plus, «on retombe de dix étages» a déclaré le président Graille, et les perspectives futures semblent encore un peu plus bouchées. Il reste toutefois " encore trois épreuves" ( dixit Vahid Halilhodzic) pour sauver une saison qui se transforme peu à peu en cauchemar. A mi-parcours, les choses sont mal engagées avec une peu glorieuse douzième place. Paris aime pourtant rappeler qu´il n´est «qu´à» six points du quatrième Sochaux, prochaine destination des Parisiens, qui sont finalement plus près de la relégation ( quatre points).
Pour pallier à tous ces maux, les solutions ne se bousculent pas. Interrogé sur la question, le président Francis Graille a donné une réponse sans équivoque au sortir du vestiaire après le fiasco contre Moscou : «Il nous faut du sang neuf. Nous allons recruter». Le mercato hivernal arrive à grands pas et des modifications sont à prévoir. On sait le club en quête d´un attaquant, qui pourrait être Louis Saha ( Manchester United), et très certainement d´un milieu offensif capable d´apporter de la technique et d´augmenter le volume de jeu. Tout n´est donc pas perdu.