Origines
Chapitre n°1 : La réflexion
Tout était planifié, les humains vivaient paisiblement et ne se doutaient de rien ; absolument rien. Avant toute vague d’assaut massive, Mundus voulu envoyer des éclaireurs, ceci quelques mois avant la grande offensive. Il ne voulait pas que cette incursion soit un échec et il y envoya son général le plus puissant : Sparda. Le rebord de son épée légendaire et les légendes sur lui circulaient aux quatre coins du monde démoniaque. Il possédait une agilité, une force et une dextérité déconcertante et personne ne pouvait l’inquiéter en combat excepté Mundus. Certains pensaient qu’il était plus fort que l’empereur lui-même. C’est certainement cette rumeur qui le fit changer d’avis…
Avec une dizaine de shadows il prit le portail entre ses deux mondes. LE voyage fut long et pénible. Il sentait que son corps allait être écartelé tellement la pression était forte. Il semblait se déplacer à une vitesse prodigieuse et se sentait malmené. Ce calvaire dura quelques minutes. Puis comme ces douleurs avaient commencé, elles disparurent.
Il faisait nuit, un orage allait éclater. Il ne connaissait pas le monde humain, c’était la première fois qu’il s’y rendait. Le paysage était magnifique, parsemé de montagnes, l’herbe verte, grasse et molle lui donnait une sensation bizarre, le monde démoniaque n’était pas aussi joli. A coté il ressemblait plutôt à une grosse décharge qui emmagasinait toutes les saloperies inimaginables. Un sentiment de jalousie entra en lui. Pourquoi les humains avaient-ils eu le monde supérieur et magnifique, droit à la beauté; alors que eux, misérables démons n’avaient que l’horreur ? Il allait conquérir ce monde et participer à la bataille, non pour son empereur, mais pour lui. Il voulait rester sur ce monde, ne plus jamais repartir.
Les shadows attendaient patiemment, figés comme des statues prêtes à passer à l’action dès que le moindre ordre serait donné. Sparda avança de quelques mètres, tout était calme, au loin on pouvait remarquer plusieurs habitations avec la fumée des cheminées s’échappant dans le ciel sombre et menaçant de crever les nuages à tout moment. On pouvait entendre plusieurs vaches avec leurs cloches en train de beugler, par peur du tonnerre.
Sparda n’allait pas pouvoir passer inaperçu, il allait devoir se terrer en récoltant les informations qu’allait lui transmettre les shadows de leurs promenades nocturnes et se contenter de les rapporter à Mundus. Ironie du sort, cette mission qu’il croyait synonyme de liberté totale allait le contraindre à rester caché des yeux de tous pour ne pas attirer l’attention. Il siffla de manière très brève et audible. Aussitôt les shadows, tels des diables ne furie s’agitèrent se séparèrent en partant à l’horizon, vers l’inconnu.
Cependant la tentation était trop forte, les shadows n’allaient revenir que peu de temps avant l’aube. Il s’aventura sur les terres humaines, son épée bien attachée. On lui avait annoncé que les forces armées humaines étaient pitoyables. Seulement l’on n’est jamais trop prudent. Aussi il se dirigea vers les habitations qu’il avait remarqué. Le village n’était qu’à quelques kilomètres, il n’en avait pas pour longtemps.
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Il longea une petite route faite de gravier. En chemin il aperçu au loin une biche suivie de son petit. Ils gambadaient dans l’herbe. Un faucon admirait l’immensité du paysage à la recherche d’une quelconque proie. Sparda était émerveillé par toute cette diversité. La plupart des démons étaient terriens et ne volaient pas, c’était assez rare de voir des êtres volants dans le monde démoniaque…
Le village était là, tout le monde dormait à part dans une maison, il y avait encore de la lumière et du bruit. Il s’approcha discrètement et regarda par la fenêtre. Des adolescents avaient organisés une fête et dansaient, mangeaient, buvaient, d’autres étaient plus à l’écart et se lançaient des mots doux en se regardant avant de s’embrasser. Soudain la porte à quelques mètres de lui s’ouvrit. Il y avait plusieurs personnes. Ils semblaient saouls…
Sparda alla se cacher un tout petit peu plus loin pour les épier. L’un deux vomissait abondamment. Les autres paraissaient dégoûtés et certains n’y prêtaient pas attention. Ils riaient de bon cœur, marchant en chancelant, se supportant mutuellement. Ces humains lui ressemblaient beaucoup. Ils avaient deux bras, deux jambes, une tête, un torse. Hormis les deux cornes qu’il avait sur le derrière de son crâne sa couler il avait la même morphologie qu’eux, ainsi que la même taille. Il se disait qu’après tout il n’était pas si différent d’eux. Il pourrait peut-être vivre dans ce monde.
Il hésita, si il se montrait il n’était sur de rien ; on allait peut-être le rejeter. Alors que dans le monde démoniaque sa place était assurée, il était une des personnes les plus connues et craintes de ce monde. Le doute persistait. Si il se montrait, il laissait les démons de coté pour se mettre avec les humains. Mais seul contre toute cette armée il n’aurait aucune chance. Il devait mieux connaître ce monde avant de se lancer tête baissée dans une cause suicidaire qui ne lui apporterait rien mis à part la mort.
Il termina ici son excursion et retourna à la porte pour attendre les shadows ; avec crainte. En effet, il était peut-être aussi fort en combat que Mundus mais celui-ci pouvait lire dans les pensées ou créer ce qu’il voulait. Et là-dessus Sparda ne faisait aucun poids fasse à lui. C’est d’ailleurs pourquoi il n’était pas au somment de la hiérarchie démoniaque. Mais si il était sans aucun doute plus fort que n’importe qui dans le monde humain. C’est donc avec l’esprit tourmenté qu’il retourna attendre les shadows.