Aller voici la suite. Bonne lecture !
Enfin, étourdi, hébété, Buck demeure à terre, haletant ; le sang dégoutte de ses narines, de sa bouche, de ses oreilles ; son beau poil est souillé d’une écume sanglante ; la malheureuse bête sent son cœur généreux prêt à se rompre de douleur et de rage impuissante…
Alors l’homme fait un pas en avant, et froidement, délibérément, prenant à deux mains son gourdin, il assène sur le nez du chien un coup terrible. L’atroce souffrance réveille Buck de sa torpeur : aucun des autres coups n’avait égalé celui-ci. Avec un hurlement fou il se jette sur son ennemi. Mais sans s’émouvoir, celui-ci empoigne la gueule ouverte, et broyant dans ses doigts de fer la mâchoire inférieure de l’animal, il le secoue, le balance et, finalement, l’enlevant de terre à bout de bras, il lui fait décrire un cercle complet et le lance à toute volée contre terre, la tête la première.
Ce coup, réservé pour la fin, lui assure la victoire. Buck demeure immobile, assommé.
- Hein ?. .. Crois-tu… qu’il n’a pas son pareil pour mater un chien ?. .. crient les spectateurs enthousiasmés.
- Ma foi, dit l’un deux en s’en allant, j’aimerais mieux casser des cailloux tous les jours sur la route, et deux fois le dimanche, que de faire un pareil métier… Cela soulève le cœur…
Buck, peu à peu, reprenait ses sens, mais non ses forces ; étendu à l’endroit où il était venu s’abattre, il suivait d’un œil tous les mouvements de l’homme au maillot rouge.
Celui-ci se rapprochait tranquillement.
- Eh bien, mon garçon ? fit-il avec une sorte de rude enjouement, comment ça va-t-il ?. ..
Un peu mieux, hein ?. .. Paraît qu’on vous appelle Buck, ajouta-t-il en consultant la pancarte appendue aux barreaux de sa cage. Bien. Alors, Buck, mon vieux, voilà ce que j’ai à vous dire : Nous nous comprenons, je crois. Vous venez d’apprendre à connaître votre place. Moi, je saurai garder la mienne. Si vous êtes un bon chien, cela marchera. Si vous faites le méchant, voici un bâton qui vous enseignera la sagesse. Compris, pas vrai ?. .. Entendu !. ..
Et, sans nulle crainte, il passa sa rude main sur la tête puissante, saignant encore de ses coups. Buck sentit son poil se hérisser à ce contact, mais il le subit sans protester. Et quand l’homme lui apporta une jatte d’eau fraîche, il but avidement ; ensuite il accepta un morceau de viande crue que l’homme lui donna bouchée par bouchée.
Buck, vaincu, venait d’apprendre une leçon qu’il n’oublierait de sa vie : c’est qu’il ne pouvait rien contre un être humain armé d’une massue. Se trouvant pour la première fois face à face avec la loi primitive, envisageant les conditions nouvelles et impitoyables de son existence, il perdit la mémoire de la douceur des jours écoulés et résolut à souffrir l’inévitable.
Voila par contre maintenant je vais essayé de trouver une suite logique, donc il va falloir me laisser un peu de temps. Merci de me laisser des commentaires pour ceux qui ne connaissent pas l´histoire. Pas ceux qui l´on et qui comprenne pas que je partage cette histoire avec les autres.