Je me présente j’ai 3 mois et ma famille m’a acheté dans une animalerie. Ce que je n’aimait pas cet endroit, d’accord il y avait mes frères de litières et alors ? La nourriture n’y était pas terrible et l’hygiène non plus. Maintenant c’est le paradis je suis le roi, je mérite mon nom KING. On me gave de friandises et on s’occupe de moi tellement bien ! Les enfants m’adorent ! Sans parler de la promenade, un régale, l’aînée de la famille, qui a 18 ans est si gentille avec moi !! Aujourd’hui je viens d’avoir un an quelle carrure ! Le père me promène mais me tire sans arrêt sur la laisse en ronchonnant. Il oublie parfois de me nourrir et les bambins m’ont totalement gommé de leur espace vital, c’est simple je n’existe plus j’ai beau leur sauté à la figure comme je faisais avant et ils appellent le père qui me fou une petite « danse ». Les vacances scolaires arrivent, chouette ! Je pense tout de suite aux folles courses à travers la campagne et les bois sombres ! Des sprints fous à courir après les chevreuils et les lapins ! Quelle merveille, quel frémissement qui me parcourt l’échine j’en jappe de joie !. .. Et je goûte une nouvelle beigne. « La ferme le clebs, t’en veux une autre ou quoi ?! » Le soir venu le père m’emmène dans sa terrible caisse qui ronronne doucement.
Je saute sur le siège arrière et il ne me fait rien. Il sourit même. La voiture s’engage alors sur un petit sentier caillouteux, mon maître ouvre la porte, je descend en un bon fou, j’aboie je cours d’une manière de dératé, heureux. Dans un instant de bonheur suprême mon humain soudainement adoré claque la portière et son bolide démarre dans un nuage de poussière.
Croyant à un jeu je m’élance, joyeux, après ce gros engin endiablé. « Je t’attraperais, soit en sûr, allez attends moi un peu ! » Hélas les humains sont sourds. C’était mon anniversaire, l’un des plus beau jour de ma vie, mon tout premier anniversaire. J’erre seul, mon flair ne m’aidera pas je suis trop loin de ma tanière d’origine. Je ne connais rien, je suis jeune et inconscient. Je marche pendant des heures et finis par trouver une petite ville au milieu de nulle part. Je farfouille ça et là dans les poubelles et récolte maigre pitance.
Deux mois d’errance livré à moi même.
Je suis dans un triste état on voit apparaître de faibles côtes sur ce qui reste de moi.
Une fourgonnette me suivait déjà depuis un bon bout de temps et elle passa à l’action.
Un homme en sortit un filet à la main.
Anéantis je m’écroule du coup il me prend dans ses bras je n’oppose aucune résistance.
Arrivé à la fourrière c’est un énorme vacarme qui m’accueille. Des dizaines de chiens se pressent contre la grille des minuscules boxes.
« Tiens un nouveau, salut petit gars ! »
C’était un vieux chien qui partageait ma nouvelle modeste habitation.
Trois jours à ce morfondre dans le noir dans le seul espoir d’avoir à nouveau un maître, un vrai. Quelques chiens, perdus retrouvent leur famille mais beaucoup sont identique à moi, seulement abandonné lâchement.
Mon temps à moi est écoulé pour d’autres aussi.
Un homme en blouse blanche me soulève de sa grosse main douce, tendre. « Désolé pour toi, petit tu étais pourtant bien bâtit.
Chut mon petit c’est indolore, chut….. »
Il sortit une seringue remplit de liquide transparent et ce fut les dernières paroles que j’entendis de toute ma vie…
Punit,l’âme perdu dans la cruauté des hommes.