Chapitre 7
Il sursauta, il n’eut pas le temps de crier qu’on l’avait déjà assommé mortellement sur la nuque. Il tomba par terre, mort.
La personne qui venait de tuer Waluigi le porta et le mit dans son lit. Elle lança sa batte de baseball par la fenêtre. Elle sortit de la chambre, elle referma la porte derrière elle, elle alla se coucher.
*
Yoshi se réveilla très tard, il rejoignit les autres invités dans la grande salle pendant qu’ils déjeunaient.
<< Waluigi n’est pas là ? demanda-t-il presque directement d’un ton inquiété.
- Non, nous devrions aller voir. Il est vrai que nous vous attendions, lui et toi.
- Oui, allons voir, il serait préférable, intervint Peach, très préférable.
Ils se rendirent donc dans la chambre de Waluigi, ils marchaient au début de leur course, et s’étaient mis à courir avant d’arriver dans la pièce, la fenêtre était grande ouverte, ils avaient tous peur de ce qu’ils pouvaient y trouver.
- Fausse alerte, il dort, dit Mario.
- Hum.
R.O.B. se rapprocha du lit. Il vit distinctement un bout de papier qui dépassait du dessous de l’oreiller, il le tira. « Waluigi » était écrit en sang dessus. Tous s’affolèrent, Luigi souleva la couette, le corps du mort se retourna, glissa, tomba. Peach cria, cria.
- C’est horrible, il est mort ! s’écria Donkey
Les autres se taisaient. « Trois personnes ont été tuées depuis que nous sommes arrivés dans ce château, il y en aura certainement plus, il y en aura même précisément onze, mais nous ne pouvons pas partir, nous sommes coincés ici. » Voilà ce qu’ils se disaient, tous, sauf un bien sûr…
Ils allèrent déjeuner, il était 13 heures. Chacun pensait sans dire mots. Le repas était pourtant assez bon.
<< Au fait, de quoi est mort notre ami Waluigi ? demanda Luigi. Je ne me suis même pas posé la question.
- Frappé mortellement à la nuque, dit Donkey. Je pense qu’on l’a ensuite remis dans son lit.
- Il n’y avait pourtant pas d’arme dans la pièce, dit Yoshi.
- C’est vrai, mais il y avait une fenêtre grande ouverte. On pouvait très bien lancer l’arme par celle-ci…
- Je propose que nous allions voir, sous cette fenêtre, nous y découvrirons certainement quelque chose.
- Il faudrait d’abord essayer de savoir qui est le fou meurtrier qui s’est introduit parmi nous, espèces de je-m’en-fichistes. Si nous le trouvons, nous serons déjà hors de dangers, coupa Donkey.
- Oui, mais nous n’avons aucun indice. Ca pourrait être toi comme moi.
- Eh bien, intervenons de manière éliminatoire : Est-ce que quelqu’un pourrait prouver qu’il n’a pas pu tuer Toad, pour commencer ?
- Oui, nous trois, répondit Mario, nous étions au quatrième étages, nous ne nous sommes pas quittés.
- Qui ça vous trois ?
- Skelerex, Peach et moi.
- Sauf à un moment, intervint la seule fille du groupe, je suis allée aux toilettes.
- Et nous, nous sommes restés à côté de celles-ci. C’est bien ce que Mario a dit, nous ne nous sommes pas quittés un seul instant.
- Il y a nous aussi, dit Bowser, nous sommes restés ensemble. Tout le temps, ne t’en rappelles-tu pas ?
- En es-tu sûr ? demanda Yoshi, nous n’étions pas tout le temps dans la même pièce, me semble-t-il.
- Ha oui, c’est vrai…
- Lorsque nous sommes allés au deuxième étage, j’ai regardé par la rambarde, il n’y avait aucune pendule allongée sur un petit champignon, continua Yoshi d’un air ironique.
- Quant à nous, restions-nous ensemble pendant toute la recherche ? Je ne m’en souviens plus, intervint R.O.B..
- Non, nous nous sommes séparés à plusieurs reprises, répondit Donkey.
- Oui, affirma Luigi.
- Pour Wario, il me semble inutile de procéder de la même façon : il a pu rejoindre n’importe qui à l’extérieur, la nuit du 12 au 13.
- Et pour Waluigi ? demanda Yoshi.
- Hé bien, la dernière fois que nous l’avons vu vivant, c’était au repas hier soir, il est sorti à peu près une minute avant nous autres. Sa chambre est au quatrième étage, nous sommes tous montés ensemble jusqu’aux notres. Ainsi, seules les autres personnes qui ont leurs chambres aux étages 4 et 5 ont pu commettre le meurtre, c’est à dire Mario, Peach, R.O.B., Bowser et Luigi.
- Mais, contredit Peach, n’importe qui ayant sa chambre dans un des quatre étages au dessous pouvait entrer dans celle-ci et attendre qu’il n’y ait plus personne dans le couloir pour monter.
- Ha, oui, je n’y avais pas pensé. C’est très probable en effet.
- Sans compter qu’on pouvait très bien attendre la nuit pour se rendre dans sa chambre, le tuer, et déposer le bout de papier sous son oreiller.
- Oui, c’est encore plus probable.
- En conséquent, n’importe qui d’entre nous peut être le meurtrier, excepté Mario, Peach et Skelerex.
- Hum... >>
Ils allèrent ensuite voir sous la fenêtre de la chambre du pauvre Waluigi, ils y trouvèrent une batte de baseball.
<< C’est donc avec ça qu’on l’a tué, conclut Yoshi.
- Oui, très probablement, continua Peach. Le pauvre !
- Pourquoi le pauvre ? Les morts de Toad et de Wario étaient bien plus atroces, selon mon point de vue, répondit Bowser.
- Vous êtes atroce, cria Peach.
- C’est probable, mais je préfère être assommé par une batte de baseball qu’écrasé par une horloge trois fois plus grosse que moi ou qu’avoir le crâne fendu en deux par un gros caillou, enfin, ce n’est que mon point de vue.
- Arrêtez ! hurla-t-elle. Vous êtes devenu fou !?
- Oui, c’est possible… >>