06 – Le passé de Giovanni
( Pokey est au téléphone avec Birdo )
Pokey : Patron, Giovanni semble être partit de son hôtel. Il n’y a personne ici.
Birdo : C’est normal, on parle de lui à la télé. Malgré que le siège de l’association A.W.A ait été saccagé il y a quelques mois par le père de la petite Sarah, une sorte de chapelle et des parchemins ont été retrouvés.
Pokey : La population sait qui est Giovanni Pellicio ?
Birdo : Apparemment, oui. La presse est au courant, donc tout le modne est au courant.
Pokey : Que comptez-vous faire, alors ?
Birdo : Je veux parler à ce Giovanni.
Pokey : Quoi ? Vous êtes folle !
Birdo : Pas du tout. Cet homme n’a rien d’exceptionnel. C’est juste un fou.
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IL Y A 5 SIECLES
Waluigi : Tu dis que c’est toi qui a créé ce truc ?
Giovanni : Moi-même. C’est ingénieux, n’est-ce pas ?
Waluigi : C’est de la folie. Tu veux dire que si je bois ce truc, je serais immortel ?
Giovanni : Oui. C’est un complexe scientifique, veillant à stopper tout système de détérioration naturelle du corps de celui qui le boit. Il fige ton système d’évolution et de croissance, tout en maintenant en vie l’immunité de base. Le problème, c’est que ton corps travaille encore. Seule la vieillesse est impossible. Si tu es assassiné, si tu as un accident, ou je ne sais quelle œuvre du destin, tu connais tout de même la mort.
Waluigi : Wah, c’est exceptionnel. Comment as-tu trouvé ça ?
Giovanni : J’ai passé dix ans enfermé dans un laboratoire, en disséquant le corps de ma mère. Je l’ai assassinée pendant qu’elle dormait. Il fallait bien que cette femme serve à quelque chose.
Waluigi : Tu ... tu as tué ta mère ?
Giovanni : Nous devons tous tuer pour arriver à quelque chose. J’ai écrit un parchemin à ce sujet, « Meurtres et secrets ». Il décrit les pulsions meurtrières de l’homme, et l’hypocrisie dont il doit faire preuve pour les cacher. Mon test humain se compose de différentes parties, chacune bien distincte. Le « meurtre » fait partie de l’une des caractéristiques testées. Pour la tester encore plus profondément, j’ai créé ceci.
Waluigi : C’est un liquide ?
Giovanni : Oui. Mais il contient un virus. Ce virus attaque l’une des parties fondamentales du cerveau, partie qui donne à l’être humain une certaine conscience, et qui empêche la plupart de la population de tuer tout ce qui bouge. C’est une sorte d’ « excitant ». Mais il ne faut pas boire le liquide. Ce liquide se verse sur le sol, et le virus traîne dans l’air. Etant faible, il est très difficile de l’attraper. Un homme a une chance sur dix-huit millions d’en être la victime. Dans l’espace temporel, cela nous donne cent ans entre chaque contamination.
Waluigi : C’est un truc de fou.
Giovanni : Comme tu le dis.
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IL Y A 5 SIECLES, DANS UN BUREAU
Waluigi : Patron, Giovanni est un taré. Il faut le faire brûler.
Ernesto : Pourquoi dites vous ça ?
Waluigi : Il vient de me parler de ces inventions qui consistent à tester l’être humain ! Il va provoquer des morts, il va tous nous rendre fou ! Faites quelque chose !
Ernesto : C’est un humaniste, il avance avec le temps. Vous devriez faire pareil.
Waluigi : C’est un humaniste, certes, mais il veut faire du monde un véritable puzzle ! C’est un fou ! Un dangereux ! Nous devons prendre des précautions, il travaille pour vous, et il risque de causer des problèmes à notre confrérie.
Ernesto : Bien, c’est entendu. Nous allons nous protéger et le faire brûler.
Waluigi : Merci. Merci de votre compréhension.
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DANS LE PRESENT, ROYAUME CHAMPIGNON, AEROPORT
Giovanni : Bonjour. Je suis Massimo Paglio. J’ai réservé un taxi pour me mener à une chambre d’hôtel au centre ville.
Hôtesse : Tout de suite monsieur.
Giovanni : Wart, assurez-vous que personne ne sache où je suis. Je prendrais mes mesures plus tard.
Wart : Bien entendu, monsieur.
A suivre ...