15 – Mise au point ( 1 / 3 )
( Quelques heures plus tard )
Smarter : C’est toi qui a allumé le couloir en partant ?
Wart : Heu, non, pas du tout.
Smarter : C’est peut-être Wellwatch.
Wart : Non, ça m’étonnerait, en ce moment il est en négociation avec Sophia-Elena et son père. Il tente de récupérer l’ultime morceau de médaillon.
Smarter : Il perds son temps, Karsakrov est un homme malin, il ne cédera pas son morceau ainsi.
Wart : Tu ignores de quoi Wellwatch est capable.
Smarter : Regarde, la porte menant vers le couloir B est entrouverte.
Wart : C’est impossible, c’est le couloir qui mène vers le lieu sacré, qui aurait osé y entrer avant d’avoir accompli notre mission ?
Smarter : Peut-être quelqu’un qui ne connaît rien de notre histoire.
Wart : J’aimerais que tu me rappelle pourquoi tu es revenu ici, toi. Tu avais quitté l’assoc’ depuis dix ans, tu étais devenu un homme de loi respecté et ...
Smarter : Je veux comme tout le monde qu’il revienne et que les desseins du destin s’accomplisse. J’ai quitté l’association quand tu as tué la petite Sarah, car une partie de moi s’est dit que tout cela commençait à devenir barbare. Mais maintenant que nous touchons au but, je veux voir la réussite d’A.W.A s’opérer.
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?? ? : A mon avis, vous mourrez d’envie de comprendre l’histoire dès le début.
Iggy : Evidemment.
?? ? : Ca implique qu’ensuite, vous ne vous vous souviendrez plus de rien. Ni de cette association, ni de ce sanctuaire, ni de rien qui se rapporte à tout ça. Je vous ferais perdre la mémoire.
Iggy : En avez-vous les moyens ?
?? ? : Evidemment, sinon je n’en parlerais pas. Quoi qu’il en soit, permettez moi de vous présenter l’histoire tel qu’elle s’est déroulée.
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Août 1342, Moyen âge. Les temps sont rudes, la famine et la peste frappent toute la moitié Nord du Royaume Champignon. Les gens se tassent devant les auberges pour tenter de dénicher un morceau de pain, sans espoir aucun.
Seul le clergé vit dans le luxe, l’église étant, à cette époque, à la fois crainte et vénérée. Les confréries promettaient au peuple, en échange d’indulgences, le salut éternel et le repos de l’âme. Ainsi fonctionnait le système : alors que les moines vivaient dans un luxe absolu, la paysannerie suait de son front pour tenter de faire vivre le reste du peuple.
Dans l’une des nombreuses églises dont était composé le paysage vivait un groupe de moine, les Ortoforains, servant le grand Ukiki premier.
Et dans ce groupe de moine vivait Maskass, un Grand Patron, moine depuis sa plus tendre enfance. Ce jour là, il convoqua dans sa chapelle l’un de ses « disciples », un moine qui le servait depuis quelques mois et en qui il vouait toute sa confiance. Il lui fit une révélation des plus étranges.
Maskass : Dieu. J’ai vu Dieu.
Moine : .... ?
Maskass : Je me reposais dans la chambre du patriarche, lorsque la fenêtre s’est ouverte ... Au début, j’ai cru à un coup de vent et puis ... il m’est apparu. Plus vivant que jamais. Il m’a dit qu’il avait une mission pour moi ... Il a été très bref. Et il m’a tendu cette bouteille.
( Il sort une bouteille de sa poche )
Maskass : Celui qui la boit connaît l’immortalité. Enfin, je dirais plutôt qu’il ... ne peut pas mourir naturellement.
Après ces révélations, le jeune moine sentit que son patron venait de faire là l’une des plus grandes découvertes du siècle. Malheureusement, ce bonheur ne dura qu’un temps, et ils furent ensevelis sous les décombres de la chapelle. Le tremblement qui entraîna cette catastrophe n’était pas innocent. En effet, Dieu n’a jamais parlé à Maskass. La vérité est toute autre ...
La personne qui a parlé à Maskass portait le nom de Giovanni Pellicio. Cet homme méconnu était un membre du clergé dont la mission était d’évangéliser les campagnes. Mais sa mission relgieuse ne l’intéressait pas réellement, et il passait son temps à jouer avec le cerveau de l’être humain. Ce fût l’un des premiers hommes à rédiger des parchemins philosophiques sur la condition du paysan, sur ses réactions, ses obligations. Il passait ses journées à étudier chaque parcelle de la vie des Hommes.
Il décida un jour de jouer avec la religion, élément central de l’époque, dont les hommes se nourrissaient chaque jour.
L’Homme. L’Homme guida ses pas. Il pris l’Homme comme il était, et découvrit dans ses légendes ce qui lui permit de créer un breuvage divin. Giovanni Pellicio venait, à l’aide d’une centaine de témoignages qu’il avait récolé en 20 ans de pèlerinage, de découvrir la recette d’une potion divine. Les légendes du monde lui avait permis de faire l’impossible.
Et l’impossible était dans ses mains.
A suivre ...