Chapitre V
Will
On est le 31 décembre, et il y a beaucoup de monde dans les rues. Ils faisaient leurs achats pour le nouvel an. Et c’est là que j’apercevais la fille aux cheveux noirs et l’homme qui nous avait chassés ! Elle faisait sûrement ses achats. Je m’arrête, et j’attends qu’elle passe. Le majordome me regarde avec un mépris incroyable. Ma poitrine me fait mal… Elle me regarde. Je m’adosse à un mur, une main sur mon cœur, transpirant. J’avais mal… ! Elle s’approcha de moi :
-Est-ce que ça va ? me demanda t elle.
Je la regarde. Elle me regarde avec un regard si inquiet que j’ai l’impression que c’est Ellen qui me regarde. J’avais si mal… Je me suis évanoui.
Quand je me suis réveillé, j’étais dans un lit confortable qui sentait bon et j’avais des bandages sur mon torse. Et une soubrette était à côté de moi, une tasse de thé à la main. Elle me sourit :
-Bonjour, vous voulez une tasse de thé ?
Elle me tendis la tasse, que j’ai pris et bue.
-Mais… Où suis-je ?
-Vous êtes au manoir de la Rose, dit la soubrette. Je suis Marilyn. Enchantée.
-Moi de même…
Cette fille m’a donc emmené chez elle… Pourquoi aurait elle fait ça ? La soubrette s’en alla, emportant la tasse avec elle. Je me lève. J’ai été douché… ? Je sens mes cheveux : on m’a lavé. Apparemment, je suis dans la chambre d’amis. Je sors, et je vois un très grand couloir. La soubrette est devant moi :
-Vous voulez voir Madame ? Venez avec moi.
Elle marcha, et je la suivis.
-Euh, j’ai un peu froid comme ça.
-Attendez, Madame ne m’a pas encore donné d’ordres.
Elle toqua à une porte, et l’ouvrit. Je me retrouve face à un grand bureau et la fille assise.
-Marilyn ! Tu ne l’as pas habillé ? Il doit avoir froid comme ça !
-Oui… Oui Madame ! Venez avec moi.
-Non, ça ira, Chris va s’en charger, n’est ce pas ? dit la fille en claquant des doigts.
L’homme m’accompagna sans un mot dans une pièce où il y avait des habits à la pelle. Il choisit une chemise, un gilet sans manches noir. Puis il me donna une cravate et de nouvelles chaussures. Une fois habillé, nous sommes retournés voir la fille.
-Enfin ! fait la fille. Chris, tu peux disposer. Je vais m’occuper de l’invité.
Elle se leva, et je remarque qu’elle ressemble énormément à Ellen. Elle me conduit dans la salle à manger, et me proposa du thé, que j’accepte.
-Alors… Comment t’appelles-tu ?
-Je suis Will.
-Et tu n’as pas de famille ?
-Non.
Elle réfléchit, et me dit :
-Reste avec moi aujourd’hui, au chaud, et tu retourneras dans la rue passer le 1er janvier demain, d’accord ?
J’hoche la tête, et je bois le thé chaud.
Bon je vais dormir 