La suite
Chapitre XI
Du côté de Kyllie et Kyles
Narrateur ; Kyles
Le quartier des bourgeois était magnifique, sous ce soleil. Il y avait des grands magasins, le sol était fait en pierre grises propre, il y avait des fleurs et des fontaines. Je pouvais voir les bourgeoises boire leur thé. Il arrive qu’il y ait des ducs, marquis ou comtes qui viennent ici. Mais j’allais d’abord accomplir mon travail ; je devais rapporter de quoi s’habiller. Une occasion superbe se présenta ; les gardes d’un magasin se disputaient avec le gérant.
« On a pas besoin de vos disputes ! Je dis. Allez ailleurs !
-Oui ! Le petit a raison ! firent des voix derrière moi.
Les gardes s’en allèrent et le gérant aussi. Les gens partis, je courus dans le magasin, pris un grand sac en cuir et j’y fourrais chemises, gilets, vestes, robes, ombrelles, chaussures et tout ce que je pus. Kyllie, qui faisait la garde, me cria de me dépêcher, le gérant arrivait. Je sortis du magasin, puis je détalais sans attendre Kyllie. Mais elle se fit attraper par une vieille bourgeoise qui examinait son visage ;
« Quel est votre nom ? fit la vieille.
-…Ky…Kyllie.
-De quelle famille venez vous ? reprit la vieille.
-Je n’ai pas de famille, répondit Kyllie.
La vieille lui chuchota quelque chose à l’oreille, puis je pris Kyllie par le bras, mais elle me dit ;
-Il faut que je reste avec cette dame. Désolée, dis à Will que je reviendrais.
Elle s’en alla en compagnie de la vieille, mais je ne pus l’observer que brièvement ; le gérant avait remarqué que son magasin avait été volé.
Je filais aussi vite que possible, mais j’étais troublé par la déclaration de Kyllie. Je savais qu’elle ne pourrait jamais quitter le groupe, elle a grandi avec nous, et je savais que Will avait une place importante dans son cœur. Mais nous quitter… ? Je vis un jeune homme avec un diadème bizarre et un homme à ses côtés se balader. Et à côté, un garçon accompagné d’un homme. Je connaissais ces personnes. C’était le prince, et à côté, le comte qui le loge. Le comte est jeune, il doit avoir 12 ans. Mais il fait peur, de même que son majordome. Je m’éclipsais rapidement, et courus vers la base.
Arrivé là bas, James y était.
« T’as quelque chose ? Me demanda t-il.
-Plein de trucs.
J’ouvris le sac. J’avais apporté sept chemises, cinq pantacourts, un short salopette, six vestes, trois paires de chaussures, une ombrelle, une robe et trois foulards.
-Y’en a des trucs ! s’exclama James. Je vais prendre ça.
Il prit une veste sans manches, une nouvelle chemise et un nouveau pantacourt et alla se changer. Je pris une veste à manches courtes, une chemise et un pantacourt. Nous étions tous les deux changés, et James prit une casquette noire. Enfin des habits neufs !
-C’est trop cool, fit James. Bon, on attend le retour des autres. Au fait, où est Kyllie ?
-…Kyllie… Elle est partie.
-Quoi ?
-Une bourgeoise lui a dit un truc… Et elle est partie avec elle.
James me regarda comme si j’avais cinq yeux.
-Mais elle a dit qu’elle reviendra, je le rassure.
-…Oh.
James me montra le journal, et je vis en première page Kyllie et la dame ensemble !
« Une grand-mère retrouve sa petite fille ! Un miracle ! Il semblerai que son petit fils n’eut pas cette chance. La dame est la bourgeoise Anna d’Irlande. Elle a recueilli la petite, mais pleure toujours la mort de son petit fils Andrew. »
J’étais abasourdi.
-Je le savais déjà, dit James avec un sourire niais.
Nous nous regardions, et j’allais m’asseoir sur mon lit, attendant le retour des autres.
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