pour les suporter lausannois ben on es dans la merde... enfin pas trop ( encore) quand même !
le golden club sport ki es actionnair du lhc et qui possède 60% ne veut pas travailler avec le groupe lausanois...il pensent a se rmpli8r les poches avant le club
«La proposition du groupe lausannois est inacceptable!»
Le Golden Club Sports SA, actionnaire majoritaire du LHC, donne sa position avant l’assemblée générale de jeudi. Une entente avec le groupe Lei Ravello/Steck n’est guère envisageable
«Trouver une solution afin que les redevances du LHC soient plus élevées me paraît possible» André Jaton
L’entrevue prévue avec MM. Jaton et Cattaneo, deux des membres du Golden Club Sports SA ( GCSSA), débute par une surprise. Au côté de nos deux interlocuteurs trône Me Jean-Paul Maire, avocat et ancien administrateur du LHC. S’il n’est pas membre du groupe constitué en mai dernier, Me Maire est présent pour défendre, lui aussi, la position du GCSSA.
Cette présence inattendue ne comble cependant pas l’absence de Thomas Rosenfield, président d’Infotrak et membre du GCSSA. Vendredi, 24 heures l’avait pourtant convié à s’exprimer dans nos colonnes. Mais le patron de l’agence de marketing du LHC n’a pas trouvé de place dans son agenda pour nous rencontrer. Dommage car ses explications sur les très modestes rentrées financières liées au sponsoring auraient été intéressantes. Pour se justifier, M. Rosenfield a décidé de nous faire parvenir, ce matin, un communiqué indiquant les chiffres précis réalisés par sa société.
En attendant, André Jaton et Jean-Daniel Cattaneo expliquent leur position, avec l’aide de Me Maire, avant l’assemblée des actionnaires de jeudi.
— Messieurs, vous teniez à apporter quelques précisions quant aux propos tenus par le groupe lausannois dans 24 heures de vendredi...
Me Jean-Paul Maire — Absolument. Quand le groupe Lei Ravello/Steck dit qu’il n’a de compte à rendre à personne, si ce n’est au Conseil d’administration ( CA), c’est complètement absurde. Il est ridicule de dire: «Je ne parle qu’à MM. Stockbürger et Haefliger et j’ignore les gens qui détiennent 60% des actions.» Entrer dans le club signifie entrer dans l’actionnariat. Il faut donc discuter avec les actionnaires majoritaires, ce qui n’a pas été fait.
Un autre point concerne les finances de ce club. J’insiste sur le fait que c’est le Golden Club Sports SA qui a proposé en premier la solution de réduire le capital pour ensuite le réaugmenter. Cette mesure signifie que les membres du Golden Club acceptent de perdre 400 000 francs dans l’opération.
— Les rapports entre le groupe Lei Ravello/Steck et le vôtre n’ont pas abouti à un accord. Pour quelle raison?
Jean-Daniel Cattaneo — Nous avons rencontré ce groupe et nous étions d’accord sur les grands principes. Comme la professionnalisation du club et l’engagement d’un manager. Nous lui avons demandé qu’il devienne actionnaire dans une proportion égale, voire supérieure, à celle de nos membres. Nous lui avons également demandé de nous faire des propositions financières. Or, sa proposition était inacceptable. Ce groupe nous demandait de renoncer irrévocablement à notre droit de souscription. Ça frisait le délire! D’arriver comme des Zorros, en affirmant que tout ce qui s’est fait par le passé est bon à jeter, je trouve que ce n’est pas la bonne solution pour LHC. C’est même mettre en péril l’avenir du club.
— Vous avez quand même attendu trois ans et demi avant de prendre conscience qu’il fallait professionnaliser le club!
Jean-Daniel Cattaneo — La montée en LNA est venue vite, trop vite peut-être. Malgré cela, le club a réalisé des bénéfices, tant l’année de sa promotion que lors de sa première saison en LNA. Les finances étaient alors saines. Depuis, il y a eu deux autres exercices. Avec d’autres administrateurs. Nous ne sommes revenus en force qu’au printemps, lorsqu’il y a eu cet appel au secours de M. Stockbürger.
— Si on comprend bien, on a volontairement maintenu des structures de club amateur…
Me Maire — Le problème de ce club, c’est qu’il a un budget de 6 à 7 millions et qu’il en faudrait deux de plus. Et il faut les trouver. Ce n’est pas facile. A ce propos, je trouve que l’on critique beaucoup trop facilement Infotrak.
— Peut-être, mais à quinze minutes de Lausanne, Forward Morges, néo-promu en LNB, arrive à faire entrer un million de recettes publicitaires dans ses caisses. C’est tout de même révélateur, non?
André Jaton — Oui, mais le président est entrepreneur…
Me Maire — Vous savez, les soufflés retombent très vite. On en reparlera dans quatre mois.
— Le Golden Club Sports SA souffre d’un déficit d’image évident. Vous avez mauvaise réputation…
Jean-Daniel Cattaneo — Alors vous n’avez pas les mêmes contacts que nous. Le Golden Club n’a pas du tout mauvaise réputation auprès des plus gros sponsors du LHC.
— Le plus gros sponsor du club, c’est le public. Or, votre image est écornée auprès de ce dernier, principalement en raison des intérêts personnels qui lient MM Jaton ( restauration à Malley) et Rosenfield ( Infotrak) au LHC. M. Jaton, seriez-vous prêt à rediscuter les bases de votre contrat?
André Jaton — ( Après une courte hésitation) Bien sûr! Mais il faut que le CIGM ( réd: Centre intercommunal de glace de Malley), LHC et moi nous nous mettions à table et que nous en discutions. Trouver une solution afin que les redevances du LHC soient plus élevées me paraît possible. A condition qu’il y ait aussi un sacrifice de la part du CIGM.
— Quel est alors le projet que proposera le Golden Club Sports SA à l’assemblée de jeudi?
Jean-Daniel Cattaneo — Nous réservons la primeur de notre projet aux actionnaires de la société, lors de l’assemblée générale. Cela dit, nous pouvons déjà dire que nous parlerons d’une seule voix au moment du vote.
— Mais pourquoi vous accrochez-vous à une position dominante pour laquelle vous avez montré votre incompétence, au lieu de simplement lâcher LHC à des gens animés d’un nouvel enthousiasme et de nouvelles idées?
Me Maire — Et si le groupe Lei Ravello/Steck se cassait la figure, que se passerait-il? Le Golden Club Sports SA aurait une certaine responsabilité de les avoir laissés aller.
— Pourtant, la gestion récente du club a été loin d’être exemplaire, puisque le passif du club se monte à 1,35 million sur ces deux dernières années…
Me Maire — ( Qui ne répond pas à la question) Le 30 juin, il était question d’engager Silvio Caldelari. Les gens du Golden Club ont dit: «C’est bien, prenez-le comme directeur technique avec un contrat de travail!» On l’a finalement engagé comme manager général avec un contrat qui a des clauses pour le moins surprenantes. Caldelari, il passe son temps à essayer de piquer des trucs à Rosenfield, puisqu’il touche un pourcentage là-dessus! Contre notre avis, des joueurs ont été engagés, notamment un quatrième étranger auquel nous étions opposés. Pour cette saison, le budget du LHC est d’ores et déjà dépassé!
ANDRÉ BOSCHETTI PIERRE-ALAIN SCHLOS