Source afp:
L´Atlantique ne serait-il plus qu´un étroit ruisseau allègrement enjambé au gré des envies?
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En tout cas, des deux côtés de l´Océan, les acteurs de la planète basket multiplient les échanges, entretiennent des connections régulières. L´actualité des derniers jours est édifiante à ce sujet.
D´une part, à un mois de la Draft annuelle qui verra les franchises NBA choisir quelques uns des meilleurs joueurs européens pour la saison prochaine, le basket français a pris bonne note du choix effectué par Rony Turiaf. Pressenti pour devenir à l´automne le sixième tricolore appelé sur les parquets de la grande Ligue US, cet espoir national préfère retarder son avènement d´un an. Il terminera donc son cursus universitaire sur le campus américain de Gonzaga.
" Je souhaite d´une part affiner mon jeu. Mon objectif reste par ailleurs d´obtenir un contrat garanti en étant retenu au premier tour et je crois que cela sera plus simple en 2005", explique-t-il simplement.
Si l´"Energizer" disparaît, provisoirement, des tablettes, le nom de Johan Petro y apparaît en revanche régulièrement. A 18 ans seulement, ce pivot de grande taille ( 2,12m) formé au Centre Fédéral, et engagé cette saison par Pau-Orthez, pourrait figurer parmi les premiers choix du 26 juin prochain à New York.
Les coulisses de la NBA bruissent également des rumeurs nées d´un projet déjà évoqué. Il s´agit du rachat par un groupe d´investisseurs américains du club de la capitale française, le Paris Basket Racing. Avec Tony Parker en " guest star" prête à mettre la main au portefeuille! Représentant un groupement d´intérêts, Marc Fleisher, l´agent US du meneur de San Antonio, est actuellement sur les bords de Seine pour finaliser l´opération avec le groupe Nicollin, actionnaire largement majoritaire du P.B.R. Un protocole d´accord arrivant à échéance mi-juin a été signé et doit recevoir l´aval de la Mairie de Paris. L´engagement porterait sur trois ans minimum. Seul handicap de taille: l´absence à Paris d´une salle pouvant prétendre égaler les standards habituels en NBA. Mais là encore, Marc Fleisher, patron d´une très importante agence ( Entersport) et en charge des intérêts de nombreux joueurs de premier plan, se dit prêt à débourser quelques liasses de dollars. A moins qu´une arène de 20.000 places ne sorte de terre avant la fin de la décennie à la faveur de la candidature parisienne aux Olympiades de 2012.
Si ce débarquement américain se confirmait, alors que la NBA évoque la future implantation de franchises sur le Vieux continent, Tony Parker se verrait bien terminer sa carrière dans la ville où il a été formé. En attendant, Paris pourrait en quelque sorte servir de " couveuse" à quelques-uns des jeunes talents européens promis à un avenir outre-Atlantique