Ya un très bel article dans l´equipe qui resume sa carrière:
Sa carrière
Né à Riverside, en Californie, Reggie Miller rejoint la célèbre université d´UCLA en 1983. Il termine son année junior à 25,9 points par match ( 4e national), avant d´inscrire 22,3 points l´année suivante. Il quitte alors UCLA, fort du troisième total de points inscrits dans l´histoire de la fac, derrière Don McLean et un certain Kareem Abdul-Jabbar...
Drafté par Indiana en 1987 au premier tour ( 11e choix), au grand désarroi des fans qui lui auraient préféré Steve Alford, la star de l´université locale ( 22 pts par match en senior et 53% à 3 pts), finalement drafté par Dallas au deuxième tour, Reggie Miller s´impose pourtant dès sa première saison. Filiforme mais bon défenseur, shooteur hors-pair en sortie d´ecran, il surprend surtout par sa rapidité à dégainer. Il est d´ailleurs le seul Pacer à disputer les 82 matches de la saison régulière et termine la saison à 10 points par match, dont une pointe à 31 unités. Sa moyenne atteint 16 unités dès sa deuxième saison, avec le neuvième pourcentage de la Ligue à 3 points ( 40,2%), puis 24,6 points l´année suivante, ce qui sera au final le meilleur total de sa ( longue) carrière.
Sous sa houlette, les Pacers retrouvent les play-offs en 1990, pour ne plus les quitter jusqu´en 2005, hormis en 1997. Indiana se qualifie même pour la grande finale NBA en 2000 face aux Lakers mais, malgré 24,5 points de moyenne de Miller, doivent céder sous les coups de boutoir de la paire O´Neal-Bryant ( 4-2). En outre, il dispute cinq All-Star Games ( 1990, 1995, 1996, 1998 et 2000), remporte la médaille d´or aux Jeux Olympiques d´Atlanta avec la sélection américaine en 1996 et les Championnats du monde en 1994 à Toronto ( 17,1 pts, meilleur marqueur des siens).
Son oeuvre
Reggie Miller, c´est tout simplement le 13e scoreur de l´histoire de la NBA avec 25.279 points inscrits et, bien sûr, le numéro un des Pacers. Mais il est surtout le plus prolifique de l´histoire de la grande Ligue à trois points ( 2560 paniers primés). C´est aussi le 6e joueur au nombre de matches disputés ( 1389), le troisième sous le même maillot ( derrière Malone et Stockton à Utah). Ou encore le recordman de la Ligue au nombre de saisons consécutives à plus de cent paniers à trois points inscrits ( 15 ! ). Mais Reggie Miller, c´est aussi 144 matches de play-offs, avec une moyenne de 20,6 points à 39% à 3 points...
C´est d´ailleurs en play-offs que ce shooteur invétéré bâtit sa légende. 1994. Indiana atteint pour la première fois de son histoire les finales de conférence, contre New York. Les deux équipes sont à égalité ( 2-2) avant le match 5 au Madison Square Garden. C´est alors que Reggie décide d´enfiler son costume de Zorro. Il mystifie les Knicks à lui seul en inscrivant pas moins de 25 points dans le quatrième quart-temps, avec un somptueux 5/5 à 3 points. Indiana l´emporte ( 93-86). Même si Indiana finit par céder ( 3-4), Miller est entré dans les mémoires de chaque fan de New-York, dont un certain Spike Lee. Surtout qu´il récidive l´année suivante. Nous sommes cette fois en demi-finale de conférence. Match 1, au Madison. Les Knicks mènent de six points avec seize secondes à jouer. Le public new-yorkais est aux anges. Il tient sa revanche. Mais Reggie sort de nouveau son costume de sauveur et rentre 8 points pour une improbable victoire des Pacers ( 107-105). A l´image de Michael Jordan, Reggie Miller devient alors l´ennemi intime du Madison. Indiana s´impose finalement ( 4-3) et se qualifie pour la finale de conférence.
En décidant de se retirer des parquets, Reggie Miller nous privera désormais d´un shooteur prolifique, mais aussi d´un ctutch-player incroyable, d´un gagneur insatiable. Souvent haï pour son trash-talking, il n´en reste pas moins reconnu de tous pour son talent. En témoigne sa sortie du parquet face à Detroit, jeudi dernier, à 15 secondes de la fin du match 6, son dernier. Miller rejoignait le banc pour la dernière fois. Larry Brown, le coach de Detroit, prenait alors le dernier temps mort pour que la salle entière puisse rendre hommage à l´artiste. Standing ovation. Les joueurs des Pistons se réunissaient eux aussi au milieu du terrain et se mêlaient ainsi à la fête. Le numéro 31 prenait alors le micro pour un dernier mot :«Nous avions un but commun ici, mais malheureusement je n´ai jamais pu l´apporter ( le titre NBA). Mais c´était une aventure incroyable. Nous allons fêter tout cela ensemble, mais ce soir, nous allons pleurer. J´ai passé mes 18 meilleures années, mais c´est le moment de partir». Il rejoint ainsi bon nombre de grands joueurs, tels Karl Malone, Charles Barkley ou encore Patrick Ewing, à avoir raccroché sans jamais gagner le titre...
Salut l´artiste...