Voici le compte rendu de Sport24.com sur le All Star Game :
Les jeunes au pouvoir
Pour sa 54e édition, le All Star Game avait pris un sacré coup de jeune. Avec l’apparition sur le devant la scène d’une génération dorée menée par Stoudemire, James et Wade, les formations offraient ce dimanche un visage de teenagers avec 7 joueurs de moins de 25 ans présents sur le parquet de Denver. Avec cette profusion de jeunesse, les supporters du Pepsi Center pouvaient s’attendre à des envolées stratosphériques, des dunks venus d’ailleurs, des passes aveugles mais le cru 2005 n’a pas répondu à toutes ces attentes. Certes, Carter, O’Neal et McGrady ont régalé le public des Nuggets de coups de pattes géniaux et monstrueux mais la grande fête du basket nord-américain n’a jamais atteint l’intensité tant espérée.
Un match décevant
L’Ouest avait la faveur des pronostics. Avec Bryant, Garnett, Duncan fidèles au rendez-vous, la formation guidée par Gregg Popovich avait tout pour poursuivre sa domination sans partage sur le All Star Game. Un mélange impressionnant de talent et d’expérience qui semblait condamner les troupes menées par Van Gundy au simple rôle de faire-valoir. Le début de match confirmait cette impression. Les joueurs «occidentaux» prenaient les commandes de la rencontre dès les premières minutes. Pour ne plus les quitter, pensait-on !
Il n’en était rien. Distancé de treize longueurs au début du deuxième quart-temps ( 29-42), l’Est trouvait enfin le bon rythme dans le sillage d’un Allen Iverson au four et au moulin. Altruiste, marqueur et surtout auteur de 5 interceptions, le leader des Sixers montrait la voie à ses coéquipiers d’un soir qui signaient un surréaliste 23-3 ( 52-45). Pour leur première apparition lors de la grande fête de la NBA, James et Wade faisaient bien plus que de la figuration. Le joueur du Heat ajoutait sa pierre à l’édifice avec 14 points tandis que le successeur désigné de Michael Jordan brillait en rendant une feuille de stats impressionnante. 13 points, 6 passes décisives et 8 rebonds, difficile de faire plus complet !
Relancée par cette série, la formation de l’Est asseyait sa domination au fil des minutes. Au cœur du troisième quart-temps, Iverson and Co prenaient définitivement les devants et géraient tranquillement la fin de rencontre. Relégués à 6 points à l’entame de la dernière période, Bryant et Allen tentaient de renverser la situation en distillant des banderilles à longue distance mais leur sept tirs à trois points s‘avéraient insuffisants. La messe était dite. L’Est s’imposait 125-115 pour la première fois depuis 2001 au terme d’un match bien terne qui n’a jamais atteint le niveau que les forces en présence pouvaient laisser augurer.
Second sacre pour Iverson
Restait à désigner le MVP. Avec 14 joueurs avec plus de 10 points au compteur mais aucun à plus de 20 pour la première fois depuis 1981 et aucun double-double, la tache s’annonçait difficile. Ray Allen, meilleur scoreur avec 17 points et Jermaine O’Neal avec 15 unités en 19 petites minutes pouvaient légitimement y prétendre mais le jury décidait finalement de récompenser la polyvalence. Malgré une adresse au shoot plus que douteuse ( 4 sur 13), Allen Iverson décrochait le titre. 15 points, 9 passes décisives, 5 interceptions; de belles stats, il est vrai, mais pas vraiment digne du All Star Game. «C’était facile pour moi avec 4 joueurs de cette valeur autour de moi. Je n’ai subi aucune prise à deux. Je n’ai pas attiré l’attention ce qui ma rendu la tâche plus facile», signifiait le Sixer le trophée en main. Une récompense plus pour l’ensemble de son oeuvre en saison régulière ( 60 points face à Orlando le 12 février) que pour sa prestation du soir. Iverson se positionne désormais comme le porte-bonheur de la Conférence Est. «The Answer» avait également été sacré en 2001 lors de la dernière victoire au All Star Game.