Basket: les étrangers ont la vie dure en NBA
AP | 13.02.06 | 12:02
NEW YORK (AP) -- Même si l´ouverture des Etats-Unis au basket européen a connu bien des avancées, la condition de joueur étranger n´est pas toujours facile à vivre en NBA.
Les Français n´échappent guère à la règle, sauf bien sûr le nouveau All Star Tony Parker, champion sortant, et désormais intouchable. L´exemple le plus édifiant est fourni par Mickaël Pietrus que l´on croyait définitivement bien installé à Golden State.
Après avoir terminé la saison dernière parmi les meilleurs 6es hommes de la Ligue, l´arrière guadeloupéen formé à Pau-Orthez a dû se bagarrer pour retrouver un temps de jeu décent après deux mois d´absence pour blessure.
Heureusement, le jeune homme, vite revenu dans le starting five grâce aux blessures d´équipiers, n´a jamais manqué d´opportunisme, profitant par exemple de l´absence d´un titulaire pour établir son nouveau record au rebond (10 prises) face... aux Lakers de Kobe Bryant.
Mais Pietrus, surnommé "MP 2" par les supporters californiens, sait que rien n´est acquis. "J´ai eu, à mon retour, quelques matches difficiles sur le plan de l´adresse. Je perdais aussi trop de balles et, très vite, la presse de San Francisco, qui pourtant aime bien mon jeu, m´a surnommé ´Turnover machine´! Des rumeurs de transfert, dans le cadre d´un échange avec Indiana, ont même circulé", déplore le jeune Français.
Même si tout semble aujourd´hui revenu dans l´ordre, sa troisième saison NBA ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, Golden State ayant fait de la participation au play-off un objectif majeur après plusieurs années d´abstinence.
La phase finale, Boris Diaw est déjà sûr d´en découvrir le parfum avec Phoenix. Mais, pour lui aussi, chaque soir ressemble à un nouveau test au sein d´une franchise très portée sur l´offensive. Trop parfois, au point d´être capable de perdre à domicile face à l´une des plus mauvaises défenses du championnat, Seattle, sur le score inflationniste de... 152 à 149 (après 2 prolongations). Soit plus de 300 points marqués, ce qui, en NBA, n´était plus arrivé depuis 22 ans (Detroit 186 - Denver 164 en novembre 1983).
Ce soir-là, Diaw, joueur totalement dévoué au collectif, n´avait pas su forcer sa nature, se contentant de 14 points lors de cette véritable débauche offensive. Les reproches ont aussitôt fusé alors que l´homme à tout faire des Suns accomplit pourtant une saison remarquable, tournant régulièrement à plus de six rebonds et six passes décisives de moyenne.
Agacé face à tant d´ingratitude, il passait deux jours plus tard 25 points à son ancienne équipe d´Atlanta, prouvant ainsi une réelle aptitude à "scorer" en prenant un minimum de tirs, avant d´être le premier joueur français capable de réaliser un "triple-double" en NBA.
Mais inutile de compter sur lui pour cautionner la gabegie d´un certain Kobe Bryant capable, un soir de fièvre, d´empiler 81 points au bout de... 42 shoots. "Nous n´avons pas la même conception de ce jeu", résume sobrement Boris Diaw. AP
DE TOUTE FACON CEST PAS NOUVEAU DIRK NO. SELON MOI FAISANT PARTIT des 3 meilleurs joueur de la ligue n´est pas reconnu il est meme pas dans le 5 majeur des asg alors que cette année il est meilleur que duncan voir meme kg