Matchs d´hier soir :
Seattle Supersonics - San Antonio Spurs : 101-89
La défaite des Spurs est presque logique. Tony Parker transparent ( 12 points), Manu Ginobili à peine plus consistant ( 15 points) d´un côté. De l´autre, Luke Ridnour déroule ( 20 points, 6 passes décisives) et Ray Allen assomme ( 32 points). Un Tim Duncan niveau All-Star ( 35 points, 10 rebonds, 2 contres) n´y change rien. " Dream Tim" n´a pas pu faire gagner seul son équipe. San Antonio a en fait perdu en ne sachant pas appuyer là où cela fait mal, le jeu d´attaque et de pénétration de ses arrières, leurs interceptions, et les shoots longues distance de Brent Barry ( 2 points). Et les Spurs n´ont pas su contenir le danger n°1, Ray Allen.
Leur défense s´est liquéfiée. Ils ont laissé les Sonics shooter, et shooter bien ( 78 tirs à 50%). Résultat : quatre joueurs à plus de 15 points, dont un étonnant ( et revanchard ? ) Antonio Daniels ( 19 points, 7 passes décisives), très en forme depuis le début de la série contre son ancienne équipe. San Antonio n´est jamais passé en tête, mais le score est resté serré une grande partie du match. Jusqu´au troisième quart-temps, jusqu´à l´accélération de Luke Ridnour et de Ray Allen. 28 point sur 36 à eux deux, dont 7 points dans la dernière minute pour le sophomore, et 64% aux shoots.
Les Spurs sont décrochés. D´autant plus que San Antonio devait gérer non seulement les tirs croisés des Sonics, mais également ses propres erreurs. Car comme trop souvent cette saison, les Spurs ont été les pires ennemis de San Antonio. Trop fébriles, les Texans ont perdu 20 ballons, dont 5 pour le seul Tim Duncan. «C´est vraiment décevant d´être en position de repartir de Seattle en menant 3-1, et finalement de voir un jeu si peu agressif, inconsistant, et sans aucune inspiration». Greg Popovitch ne mâche pas ses mots. Menés 2-0, les Sonics égalisent 2-2. Prochain match, mardi soir, au SCB Center de San Antonio.
Indiana Pacers - Detroit Pistons : 76-89
C´est l´occasion manquée pour Indiana. Un break, solidement acquis à Auburns Hill, effacé. Jusqu´à présent, les Pacers avaient été plus solides en défense que les champions en titre. Un comble pour Detroit, et pour Ben Wallace, triple " meilleur défenseur" de la ligue ( 2002, 2003, 2005). Les Pistons ont resserré leur jeu. Ils ont contrôlé l´élément Reggie Miller ( 7 points), limité la verve offensive de Jermaine O´Neal ( 10 points, 13 rebonds), n´ont laissé que des miettes à Stephen Jackson ( 23 points).
Detroit a pris le contrôle du match, dès les premières minutes. Les Pistons ont infligé un cuisant 19-1 dans le premier quart-temps et se sont constitués un premier matelas de sécurité. Un matelas renforcé dans la troisième quart-temps par un 16-2 indigeste pour des Pacers écoeurés. La faute à deux hommes : Rasheed Wallace, loin de son meilleur niveau en attaque, mais excessivement efficace en défense ( 17 points, 12 rebonds, 5 contres), et Chauncey Billups ( 29 points), le meilleur marqueur du match.
Comme Rasheed Wallace l´avait annoncé à l´issue du match 3, Detroit est donc reparti d´Indianapolis à égalité 2 partout, avec de nouveau l´avantage du terrain. Mais la série est loin d´être jouée. Reggie Miller jouera encore au minimum un match à la Conseco FieldHouse Arena avant sa retraite. L´heure des adieux n´est donc pas encore venue.
Dallas Mavericks - Phoenix suns : 119-109
Ils ont dû s´y mettre à trois. Trois joueurs pour faire tomber ces Suns à terre : Dirk Nowtizki ( 25 points, 8 rebonds), Jerry Stackhouse ( 22 points, 7 rebonds), Josh Howard ( 29 points, 10 rebonds). Dallas a repris sa marche en avant. Et a changé de tactique. Depuis le début de la série, Dallas a essayé de contrôler Steve Nash et les extérieurs, laissant Amare Stoudemire aligner les dunks, et les perfs ( 35.7 points de moyenne). Hier soir, le système s´est inversé : Steve Nash libre de tout mouvement, et Amare Stoudemire sous un épais contrôle. Au final, le Canadien a passé 48 points, le record de sa carrière, comme une justification à son titre de MVP controversé outre-manche. Amare Stoudemire lui s´est éteint : 15 points, 5 rebonds. C´était peut-être finalement la bonne tactique.
Comme toujours, Phoenix n´a compté que sur son 5 majeur pour l´emporter, un Cinq toujours aussi efficace, mais qui a souffert cette nuit de l´absence de Joe Johnson, toujours blessé. Le banc a dû lui se contenter des trois petits points de Leandro Barbosa en 22 minutes, un rendement plus qu´insuffisant pour le Brésilien. C´est peut-être ce qui a fait la différence. Car Dallas a pu compter sur un sixième homme plus qu´efficace, Jerry Stackhouse. Les Mavericks ont peut-être trouvé le point faible des Suns, ce manque de rotation qui peut user le collectif des Suns, particulièrement lorsque l´un des joueurs majeurs est blessé.
Dallas n´a en tout cas eu aucun complexe face à l´équipe du MVP et de l´entraîneur de l´année ( Mike D´Antoni), forte du meilleur bilan de la saison régulière. Les Mavericks ont fait le trou en tout début de match. A la mi-temps, ils ont déjà 14 points d´avance. Phoenix va réagir, trop tard, dans le dernier quart-temps, pour revenir à 10 unités. Mais Dallas aura contrôlé le match pour les garder à vue. Le public de la Continental Airline Arena y croit déjà : Dallas peut s´imposer à Phoenix, les Mavericks l´ont déjà fait deux fois cette saison, une fois en saison régulière ( 113-119), et lors du match 2 de cette série. Pour l´instant en tout cas, l´équilibre est respecté entre les deux équipes : 2 partout, avec deux victoires à l´extérieur, une pour Dallas, une pour Phoenix. Le prochain match se jouera mercredi.