Je vais upper ce topic avec un petit article provenant de NBA.com concernant Dirk
Comment transformer un joueur de 2,13 mètres en un redoutable shooter?
Pompes, calcul intégral et jazz.
Interview avec Holger Geschwinder
COLOGNE, Allemagne -- D’accord, il y a de nombreuses façons de s’entraîner à shooter à trois points. Il suffit de demander à Dirk Nowitzki. Depuis le jour où il a rencontré son mentor Holger Geschwindner, la star des Dallas Mavericks a traversé les plus inhabituelles techniques d’apprentissage. Ancien joueur international de l’équipe d’Allemagne qui dirige désormais un cabinet de conseil en management, Holger a combiné sa grande connaissance pour le basket, le calcul mathématique et l’intuition pour faire de Dirk un remarquable shooter. Dans la troisième édition du Opel 3-Point Report, il a permis à NBA.com d’en découvrir plus sur ses méthodes d’entraînement parfois étranges.
Q: Quelle est la meilleure manière de s’entraîner au shoot à 3 points ?
Holger Geschwindner: Faire des pompes sur vos doigts - c’est la chose la plus importante. C’est juste que beaucoup de joueurs commettent une erreur durant le processus de tir. Ils commencent à pousser le ballon. Puisque personne ne peut mettre la main sur le ballon pendant le tir, vous devez l’accélérer continuellement -- jusqu’à l’accélération finale à la fin. C’est à ce moment que la plupart des joueurs manque de force, et c’est pourquoi ils poussent le ballon trop rapidement au début. A la fin, le ballon quitte la main à une vitesse qui n’est pas optimale. Et alors vous perdez en précision et en efficacité dans vos tirs.
Q: Combien de pompes de ce type faut-il faire?
HG: Commencez doucement. Démarrez en faisant des pompes sur vos genoux avant d’en faire des normales. 10 ou 15 après chaque entraînement devraient suffire.
Q: Quoi d’autre est important?
HG: Un geste fluide. Le coude doit servir de viseur. Il faut bien viser le panier pour que le mouvement de bras soit dans la direction du tir. A partir de là vous avez déjà éliminé les erreurs les plus fréquentes.
Q: Comment Dirk a-t-il fait dans les premiers temps - était-ce difficile pour lui?
HG: Bien sur que ça l’a été. C’est dur pour qui que ce soit. La jeunesse manque de force mais veut tout faire en même temps. Les trois points. Les dunks. Les back-flips. Tout en même temps bien évidemment. Il vous faut avoir une approche systématique et, croyez-moi, cela peut être atroce.
Q: Même avec Dirk?
HG: Et bien, on a commencé à se connaître quand il avait 16 ans. Donc nous sommes systématiquement partis de zéro, ce qui a rendu les choses plus simples.
Q: Combien de temps cela a-t-il prit avant que Dirk ne montre des signes de réussite ?
HG: Cinq minutes après que nous ayons commencé, évidemment ! ( rires).
Q: Vous avez étudié la physique et les mathématiques. On raconte qu’une fois vous avez calculé la courbe optimale du tir…
HG: C’est vrai. En fait, vous avez besoin de faire ça juste pour trouver s’il existe une courbe optimale de tir ou pas.
Q: Et?
HG: Bien sur qu’il y en a une! La réflexion derrière cela est assez simple. Comment devez vous lancer le ballon et cela, en évitant de commettre un grand nombre d’erreurs, pour qu’il puisse encore trouver sa route vers le panier. C’est une question de tolérance de l’erreur. Mais tous les étudiants de lycées devraient être capable d’effectuer le même genre de calcul. Utilisez le calcul différentiel et intégral. Faites des dérivés et créez la courbe. Tout le monde peut le faire. Ce n’est pas un secret. L’angle optimal dépend de la taille du joueur et de la distance du tir. Je l’ai calculé pour Dirk et pour mes autres joueurs.
Q: Etes-vous satisfait du tir à 3 points de Dirk?
HG: Le travail peut toujours être amélioré. Il a un peu moins bien shooté la saison dernière que la saison d’avant mais cela concerne surtout les nombreux tirs forcés de dernière seconde qu’il a dû prendre. C’est pourquoi son pourcentage a baissé. Mais il le fait plutôt bien à l’entraînement.
Q: En considérant l’intégralité du jeu de Dirk, quel rôle joue ses tirs à 3 points ?
HG: C’est une de ses armes. En tant que joueur de 2,13 mètres, il peut attirer son défenseur aux alentours de la zone de tir à 3 points, ce qui signifie qu’un joueur de grande taille manquera dans la bataille du rebond. C’est un énorme avantage pour votre équipe si vous avez un grand gars qui peut tirer à 3 points. Dirk est certainement un des meilleurs shooter à 3 points parmi les joueurs de sa taille.
Q: Certain vous appelle le guru du coaching…
HG: Ce sont des bêtises. .
Q: Alors qu’est-ce qui vous rend si différent des autres entraîneurs?
HG: Rien. C’est uniquement notre mentalité qui est différente. Nous ne voulons pas éduquer les joueurs. Nous n’avons pas non plus un programme de recrutement spécifique. Nous évaluons seulement les joueurs individuellement et essayons de comprendre ce qui est le meilleur pour chacun afin de les aider à développer leur potentiel. C’est la seule différence. Nous ne leur disons pas " tu dois faire ceci et cela " mais on essaie de les aider à se développer étape par étape.
Q: Vous êtes trés réputé pour mettre en place des camps d’été de basketball pendant lesquels vos joueurs s’entraînent en ramant et en sautant des haies tout autant qu’en jouant au basket. Que pouvez vous nous dire à ce sujet ?
HG: Les jeunes - spécialement quand ils pensent à devenir pro - ont besoin de discuter avec des anciens médaillés d’or olympique. Le plus tôt sera le mieux. Ce sont des athlètes qui ont tout gagné. C’est bon pour des jeunes joueurs de parler avec eux. De sentir l’air de la compétition de haut niveau et de savoir dans quel état d’esprit vous devez être pour atteindre le top niveau. C’est pourquoi nous les réunissons tous ensemble avec un groupe d’anciens médaillés d’or olympique, venant des haies ou de l’aviron. C’est une aide fantastique..
Q: Quelle est votre philosophie en tant qu’entraîneur ?
HG: Le basketball c’est le jazz.
Q: Qu’est-ce que ça veut dire?
HG: Parce que vous avez des individus au top -- qui sont absolument tous des experts dans l’un ou l’autre des secteurs du jeu -- qui jouent en équipe. Chacun s’élève au dessus pour un court instant et joue le rôle principal - comme pendant un solo. Et les autres gars restent en arrière-plan.