Le lundi 4 Septembre, Marguerite, une jeune fille de 15 ans qui arrivait en seconde était assise sur un banc, seule et triste.
Marguerite était magnifique, elle arborait une éblouissante robe verte qui lui allait parfaitement. Ses cheveux blonds flottaient dans l’air sous la douce brise automnale.
Mais elle semblait si triste, profondément triste, elle pleurait et ses larmes ruisselaient sur la pente douce de ses joues. Elle venait de perdre Kit, son chat écrasé par une moissonneuse batteuse. Cela lui avait brisé le cœur et son esprit était immergé par un flot incessant de souvenir.
Soudain, alors qu’elle contemplait le ciel en quête d’un quelconque réconfort, son délicat visage se détourna et elle aperçu au loin un jeune homme qui d’un pas lourd s’approchait d’elle. Sa carrure massive lui donnait lui donnait une allure puissante, et son visage gras lui offrait un air poupin. Il était maintenant tout prêt, Margueritte le regardait, attendrit par l’émotion intense que lui procurait son visage potelé. Le garçon la regarda a son tour et esquissa un sourire qui eût pu paraître niais par tout autre que Marguerite, mais elle compris la subtilité qu’il renfermait et son cœur se mît a accélérer. Lorsque, tout d’un coup le jeune garçon trébucha sur une pierre qu’il ne vit pas, attiré par le regard soutenu que lui portait Marguerite. Il s’étala alors de tout son long devant elle et elle ne pu s’empêcher de laisser paraître un petit sourire au coin des lèvres.
Elle lui demanda :
- Tu t’es fait mal ?
- Non, ça va ; répondit-il d’une voix grave, mais qui es-tu il me semble que je ne t’ai encore jamais vu ici ?
- C’est normal, je suis nouvelle, je m’appelle Marguerite et je rentre en seconde.
- Enchanté, je suis Maurice moi je suis dans ma deuxième année de première.
De fil en aiguille, la conversation s’étendit sur divers sujet en allant de la musique à la sociologie politique de la Chine au XIVe siècle en passant par le théâtre et le cinéma. Mais ils s’attardèrent sur un sujet qui les passionnait tout les deux : la gastronomie. Malheureusement c’est a ce moment la que la sonnerie retentit d’un doux bruissement électronique. Avant qu’ils se quittent, Maurice lui proposa de se revoir le midi au self, elle refusa tout d’abord de peur de trop de hâte, mais lapersévérance accablante de Maurice l’obligea à accepter.
Durant son cours d’anglais assez inintéressant comme la plupart des cours d’anglais où l’on cherche à situer une personne dont les agissements sont assez superficiels, elle parla à sa meilleure copine, Jocelyne de la rencontre un peu spéciale du matin. Elle fut surprise d’un tel coup de foudre et fut heureuse de voir son amie oubliée la mort de son chat.
Le midi vint enfin et elle retrouva Maurice devant les portes des réfectoires comme il l’avait prévu. Ils s’assirent à une table dont la stabilité douteuse pouvait à tout moment leur porter préjudice. Maurice engagea la conversation sur un sujet peu passionnant dont le contenu n’est pas très utile à savoir, mais Marguerite le laissa discourir seul pendant qu’elle savourait d’exquises gencives de porc.
- On dirait que tu aimes ça ; observa Maurice.
- Oui ; répondit-elle ; c’est mon plat préféré !
- Oh! C’est le miens aussi ; lui avoua-t-il la bouche pleine ; cette été j’ai mangé les meilleurs du monde en Pologne, j’en ai repris cinq fois !
- Je suis déjà aller en Pologne, mais malheureusement je n’ai pas pu en manger car je venais de me faire opérer des amygdales.
Le repas se prolongea longtemps et ils eurent grand mal à se quitter, malgré le fait qu’il se reverrait bientôt.
Au fur et a mesure des jours ils se rapprochèrent et finirent par sortir ensemble.
Ils partirent même en Pologne durant les vacances avec les parents de Maurice, qui avaient une place en trop car José, le petit frère de Maurice s’était fait greffé un Tibia en fer et ne pouvais pas passer les détecteur de métaux.
Ce séjour dans ce pays magique qu’est la Pologne avec ses forêts, ses montagnes et ses habitants très caractéristiques.
Maurice et Marguerite se perdirent dans la forêt de Bialowieza et on ne les revit jamais, mais le témoignage d’un bûcheron cul de jatte, ils serait en bonne santé et aurait ouvert un restaurant spécialisé dans la gencive de porc.
Voici mon devoir de francais