Attachons nous aux trois régiments ( 10, 14, 36) de St Hilaire. L´opération commence mal ; le 1er Bataillon du 14ème avance vers le village du Pratzen sans aucun tirailleur pour éclairer le mouvement ; il est fusillé à bout portant par un bataillon du régiment Novgorod et se débande. Les éléments avancés russes de la colonne de Miloradovich occupent le village et ses alentours. Ils vont en être chassés dans un deuxième temps par le deuxième bataillon du 14 accompagné par le 36ème en bataille. Certains vont fuir vers le Staré Vinohrady -on les retrouvera avec Vandamme- les autres déroutent vers le sud-est, poursuivis par les trois régiments de St Hilaire... jusqu´à se heurter aux 8000 hommes de Rottermund et Jurzick ! Les régiments français stoppent, puis tout en assurant un feu nourri, rétrogradent et s´arrêtent. Pendant 20 minutes, aidée par six canons de douze livres envoyés par l´Empereur, la division résiste, alors que Kursk et Podolier de la Colonne Langeron sont remontés de Sokolnitz pour aider leur compagnon d´arme... mais suivis par une partie de la division Legrand. Les assauts, de moins en moins vigoureux, finissent par se tarir ; le sol est jonché de fantassins russes... Il n´y a pas de prisonnier...
Extrait de l´histoire de la bataille d´Austerliz, Napoléon ( 1805)