à tous
Info du jour : FC Bruges champion... Le bonheur des uns fait le malheur des autres, mais c´est la loi du sport!
Résumés :
Le Sporting se déplaçait, ce dimanche après-midi, au Jan Breydelstadion, avec pour unique objectif de ruiner la fête du titre du FC Bruges, qui pouvait décrocher le titre de champion de Belgique face à son grand rival s’il évitait la défait face à celui-ci. Les Bruxellois ne sont cependant pas arrivés à leurs fins: le match nul 2-2 qui a sanctionné ce très bon sommet du championnat de Belgique a suffi aux hommes de Trond Sollied pour coiffer les lauriers suprêmes.
Compte-rendu de la rencontre:
Le Sporting se déplaçait, ce dimanche après-midi, au Jan Breydelstadion, avec pour unique objectif de ruiner la fête du titre du FC Bruges, qui pouvait décrocher le titre de champion de Belgique face à son grand rival s’il évitait la défait face à celui-ci. Les Bruxellois ne sont cependant pas arrivés à leurs fins: le match nul 2-2 qui a sanctionné ce très bon sommet du championnat de Belgique a suffi aux hommes de Trond Sollied pour coiffer les lauriers suprêmes.
Pour le Sporting, le match ne pouvait pas plus mal débuter. En effet, après une minute de jeu, Lange, bien servi par Cornelis, isolait Ceh dans l’axe de la défense anderlechtoise. Le Slovène ne se posait pas de question, et catapultait le ballon dans le plafond de Zitka ( 1-0): Anderlecht, qui s’alignait dans une composition inédite, n’avait même pas eu le temps de trouver ses repères. Il répliqua bien par Jestrovic, quelques instants plus tard, mais le goleador bruxellois croquait sa reprise. Le rythme insensé du match retomba après une dizaine de minutes, et l’on ne releva plus guère d’activité devant les deux portiers durant le quart d’heure qui suivit.
Anderlecht rentrait progressivement dans la partie, mais les échanges gagnèrent en nervosité. Aruna, plusieurs fois pris à partie par la défense brugeoise, se vit avertir pour rouspétance par un monsieur Gumienny bien peu à son affaire. En effet, l’homme en noir se souvenait que l’Ivoirien l’avait roulé dans la farine à Ostende, où monsieur Gumienny avait expulsé Habran sur une simulation de l’ancien Soulier d’Or, et semblait bien décidé à ne rien accorder à Aruna, en dépit du caractère parfois vicieux des interventions flandriennes. Mais le plus étonnant, c’est que monsieur Gumienny étendait ce principe à tous les Anderlechtois: Wilhelmsson, agressé par Klukowski sans que le Canadien se voie adresser la moindre remontrance, en fit la douloureuse expérience.
Décontenancé, Anderlecht finit tout de même par retrouver ses esprits, et plaça la défense brugeoise sous pression durant plusieurs minutes. Et à la 36e, Tihinen suivait bien un ballon expédié sur la barre par Jestrovic, et effaçait les frustrations anderlechtoises d’un coup de tête bien placé ( 1-1). Le score prenait des allures plus conformes à la réalité du terrain, car si les occasions les plus nettes étaient revenues à la division offensive visitée, emmenée par un Lange omniprésent, Anderlecht passait plus de temps à proximité de la zone de conclusion.
Cependant, l’équité ne fut respectée que l’espace de deux minutes. En effet, à la 38e, Ceh délivrait un ballon anodin dans l’axe de la défense du Sporting, mais Daniel Zitka évalua mal la trajectoire du ballon, et laissa filer le ballon au fond de ses filets. 2-1, tout était à refaire pour les Anderlechtois, qui tentèrent bien de revenir au score avant même le retour aux vestiaires, mais butèrent sans cesse sur la défense désormais renforcée des visités.
Anderlecht remonta sur le terrain avec la ferme intention de prendre Bruges à la gorge. C’est ce qu’il fit en écartant plus le jeu qu’en première période. En effet, toutes les actions menaçantes dessinées par le Sporting partaient des flancs. C’est d’ailleurs à la suite d’une faute sur un Aruna parti de la ligne de touche pour rentrer dans le jeu, que Zetterberg délivra le coup franc qui permit aux Mauves de rétablir l’égalité: Kompany, monté prêter main forte à la division offensive, remisait le service du Suédois vers Jestrovic, dont la subtile déviation de la tête surprenait Butina ( 2-2).
Le Sporting poursuivit sur sa lancée, et contenait assez aisément un Bruges qui semblait prendre conscience qu’un but signifiait une nouvelle semaine de patience pour l’attribution d’un titre qu’Anderlecht lui disputerait alors jusqu’à l’ultime seconde de la saison. Toutefois, s’il était encore parvenu à se ménager d’intéressantes possibilités dans le quart d’heure qui suivit l’égalisation de Jestrovic, le Sporting se cassa de plus en plus souvent les dents sur le mur défensif flandrien.
Le dernier quart d’heure fut épique, avec d’un côté, un Bruges paralysé par la peur de perdre, et de l’autre, un Sporting se jetant à corps perdu dans la bataille. Mais rien n’y fit: les visités tinrent bon, et l’arbitre de la rencontre mit fin à ce très intéressant match au sommet sur la marque de 2-2. La hiérarchie définitive dans le haut du tableau est donc connue. Anderlecht a eut l’immense mérite de parvenir à réinsuffler du suspense dans la compétition, à un moment où Bruges avait un boulevard d’avance sur son plus proche poursuivant. Mais que le Sporting pourra regretter ces pertes de points inattendues dans des rencontres qui semblaient largement à sa portée…
( rsca.be)
Vivement la prochaine saison, et la Champion´s League! ( Rappelons que le Premier club belge - de l´année - est directement qualifié pour celle-ci, et ne doit donc pas passer par les stades qualificatifs).
