Le Sporting disputait, ce mardi soir, la manche aller de son affrontement face au Benfica Lisbonne. S’il s’est bien repris après la déroute de Mouscron, il n’a toutefois pas pu aller chercher un résultat positif au Portugal. En effet, l’équipe dirigée par Giovanni Trapattoni s’est imposée sur le score de 1-0, au terme d’une rencontre très intense, à défaut d’avoir été un véritable modèle sur le plan esthétique.
Le match avait pourtant bien commencé pour Anderlecht, qui semblait très en jambes durant les dix premières minutes de jeu. Sa facilité dans le geste et la fluidité de son jeu lui permettait de s’installer dans le camp lisboète. Les Portugais, de leur côté, laissaient apparaître quelques signes de fébrilité, et accumulaient les mauvaises passes et les positionnements hasardeux. Las pour les hommes d’Hugo Broos, c’est au moment où l’on se disait que ces derniers allaient finir par porter l’estocade que Zahovic récupérait un ballon à l’entrée de la surface de réparation visiteuse et trompait Daniel Zitka d’un maître-envoi du pied gauche ( 1-0). Benfica venait d’ouvrir le score sur sa première réelle incursion dans la zone de vérité anderlechtoise.
Ce but, tombé contre le cours du jeu, eut pour effet de couper bras et jambes aux Bruxellois, qui reculèrent alors en défense afin de recouvrer leurs esprits. Mais ce faisant, ils offraient à Benfica la possibilité d’enfin imprimer son cachet à la rencontre. Les visités prirent l’essentiel du jeu à leur compte jusqu’au repos, mais le Sporting ne rompit point, et priva les Benfiquistes de véritables occasions de but, à l’exception peut-être d’un ballon venant s’écraser sur la barre transversale de Zitka. Mais pour le reste, les Anderlechtois assurèrent l’essentiel, et rejoignirent les vestiaires sur la marque de 1-0.
La seconde mi-temps démarra comme la première, avec un Sporting bien décidé à remettre les choses au point. Nettement plus incisifs, les champions de Belgique repoussèrent leurs hôtes du soir dans leur portion de terrain, en quête d’une égalisation qui aurait donné un tout autre visage à la manche retour ( le 24 août prochain à Bruxelles). Les Lusitaniens, régulièrement débordés, accumulèrent alors les fautes, et semblaient incapables de se défaire du carcan dans lequel leurs adversaires les avaient enfermés.
Mais plus les minutes s’égrenaient, plus la nette domination des Anderlechtois permettait à Benfica de sortir en contre, une facette du football que les Lisboètes maîtrisent d’ailleurs avec un art consommé. Mais échaudés par leur propre maladresse en zone de conclusion et par un Daniel Zitka très attentif, les hommes de l’ancien coach de la Squadra Azzura se replièrent afin d‘éviter le pire au moment du baroud d’honneur anderlechtois. Le Sporting jeta toutes ses forces dans la bataille, mais se heurta au mur portugais jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre de la rencontre, le Suédois Peter Fröjdfeldt, qui peut d’ailleurs être crédité d’une très bonne prestation. La marque n’évolua plus, au grand dam des Mauves, qui n’avaient pourtant pas ménagé leur peine pour conférer au score une allure plus conforme à la vérité du terrain.
La bouteille d’eau est-elle à moitié vide ou à moitié pleine? Un score de 1-0 n’est, en soi, pas une mauvaise affaire, car il offre des perspectives pour le match retour, mais disputer une rencontre d’une telle importance sans pouvoir se permettre de concéder le moindre but sera une épreuve particulièrement éprouvante pour les nerfs anderlechtois. Mais gageons qu’avec l’appui de 25 000 supporters déchaînés, l’équipage du commandant Broos sera en mesure d’amener le navire anderlechtois à bon port
moi ji croi encore 