Ultime hommage au Belge
Plus de mille personnes à l´intérieur de la basilique de Koekelberg à Bruxelles et des dizaines d´autres à l´extérieur ont assisté lundi aux funérailles de l´entraîneur belge Raymond Goethals, décédé à 83 ans des suites d´un cancer, il y a une semaine.
Outre les admirateurs anonymes de Raymond-la-Science, de nombreuses personnalités étaient présentes à cette cérémonie débutée en fin de matinée. Le premier ministre belge Guy Verhofstadt, l´ancien cycliste Eddy Merckx, le musicien de jazz Toots Thielemans, le journaliste français Thierry Roland et plusieurs dizaines de joueurs belges, néerlandais et français ayant connu Raymond Goethals, avaient tenu à être présents.
Arrivé à l´église peu avant midi, le cercueil était porté par d´anciens joueurs belges ( Paul Van Himst, Georges Heylens, Odilon Polleunis, Christian Piot), par le Néerlandais Robby Rensenbrink et par le Français Basile Boli, auteur du but victorieux de Marseille en finale de la Ligue des champions en 1993 lorsque Goethals était entraîneur de l´équipe française.
«Je faisais partie des joueurs dont M. Goethals se sentait proche, a confié Boli. Il m´appelait Basilou. Il a eu une influence considérable sur ma carrière et nous étions régulièrement en contact. Quand la famille m´a demandé de porter le cercueil, j´ai considéré cela comme un immense honneur.»
Une importante délégation marseillaise était également présente à Bruxelles pour rendre hommage à l´entraîneur qui avait conquis avec l´Olympique de Marseille la première coupe d´Europe de l´histoire du football français.
Le manager général du club Pape Diouf, l´ancien manager Jean-Pierre Bernès et Bernard Casoni, ancien joueur aujourd´hui membre de l´encadrement technique, ont ainsi rendu hommage à l´ancien technicien de l´OM.
«Je me souviendrai à jamais des causeries d´avant match quand le vestiaire éclatait de rire parce que M. Goethals ne parvenait pas à prononcer les noms des joueurs adverses», s´est rappelé Bernard Casoni.
«C´était un mec extraordinaire que l´on n´est vraiment pas prêt d´oublier ni en France, ni en Belgique», a expliqué Thierry Roland. «Bien sûr, c´était un grand entraîneur mais aussi et surtout un grand Monsieur qui avait su rester très simple», a souligné Paul Van Himst, considéré comme le meilleur joueur belge de l´histoire.
Une fois les obsèques publiques terminées vers 13h00, le cercueil de Raymond Goethals a pris la direction du crématorium d´Uccle ( Bruxelles) pour une cérémonie plus intime.
Avec AFP