Bouchet détaille le projet d´un Vél´ couvert et agrandi 18/08/2004
Un Vélodrome couvert et agrandi à 80 500 places à l’automne 2007 ? Le projet, financé exclusivement par des fonds privés, a été présenté mardi au cours d’une réunion en mairie. Une étude va être lancée. Christophe Bouchet nous détaille l’intérêt de cette ambitieuse modernisation.
Dans son édition de mercredi, le quotidien La Provence relatait une réunion en mairie entre le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, son premier adjoint Renaud Muselier, l’adjoint aux sports Robert Villani et Christophe Bouchet.
L’étude d’un agrandissement et d’une couverture du Stade Vélodrome ( propriété de la Ville de Marseille) va ainsi être lancée.
A partir de la structure actuelle, où ne seraient supprimés que les pylônes d’éclairage, les angles seraient bouchés par des «tours» plus ou moins triangulaires. Des commerces, restaurants ou encore des bureaux pourraient y être abrités. Ces constructions laisseraient l’espace pour des places supplémentaires et des loges.
En tout, la capacité du stade pourrait être portée à 80 500 places. Une fois agrandi, il ne resterait plus qu’à poser un toit recouvrant les quatre tribunes. OM.net a interrogé Christophe Bouchet sur ce projet ambitieux.
La couverture du stade Vélodrome est un sujet qui revient régulièrement sur le tapis. Aujourd’hui, il semble pourtant qu’un consensus se dégage pour concrétiser ce projet…
Christophe Bouchet : «Oui, il y a aujourd’hui un objectif qui réunit tout le monde du côté de la Mairie et de l’OM : disposer d’un outil susceptible de faire de Marseille la capitale du ballon. J’emploie le mot «ballon» sans préciser " rond" volontairement, car le rugby est concerné. Avec ces travaux, le Vélodrome pourrait ainsi devenir un des plus beaux et un des plus grands stades d’Europe.».
Concrètement, à quoi ces travaux pourraient servir ?
Ch.B. : «D’une part, couvrir totalement le stade est une demande qui est souvent formulée. C’est logique pour des raisons acoustiques, car le bruit de l´ambiance a tendance à fuir la pelouse. C’est aussi un besoin car, même si nous sommes à Marseille, le supporter qui est en haut de Ganay ou des virages sud et De Peretti en plein hiver, il gèle dès qu’il y a un peu de vent...».
La couverture du Vél’ fait l’unanimité. Pour quelle raison est-il intéressant également de le porter de 60 000 à 80 500 places ?
Ch.B. : «Quitte à lancer des travaux pharaoniques, mieux vaut en profiter pour faire tous les aménagements nécessaires. Le stade doit nous permettre de répondre aux attentes de tous les types de supporters. Celui qui vient quoi il arrive, celui qui recherche un peu plus de confort, celui qui veut faire d’un match un moment privilégié, etc…
Au final, le stade doit aussi devenir un lieu de vie. Le Vélodrome est au cœur de Marseille mais ça ne vit réellement que trois heures tous les quinze jours… Sans se voiler la face, avoir un stade moderne nous permettrait d’en tirer des ressources plus importantes.
Et puis, c’est également important que Marseille puisse rivaliser à armes égales avec Paris dans l’organisation de grandes manifestations. On ne pourrait plus objecter que le Vélodrome ne fasse que 60 000 alors qu’il y a à Saint Denis une enceinte de 80 000…»
De quels stades allez-vous vous inspirer ?
Ch.B. : «Apparemment, l’exemple le plus intéressant est le St Jakob Park de Bâle. Il y a aussi le Millennium ( Cardiff) ou l’ArenA ( ndlr : voir plus bas). C’est d’ailleurs à Amsterdam que nous avons prévu de nous rendre en premier».
Doit-on voir ce projet comme le signe d’une amélioration des relations entre la Mairie de Marseille ( propriétaire du stade) et le club ?
Ch.B. : «L’histoire entre l’OM et la Ville a parfois été compliquée, pour diverses raisons. Depuis un moment, on observe effectivement un changement évident. Les relations sont aujourd´hui bonnes, fortes et régulières. Et dans le cas du stade, tout le monde est convaincu que ce serait avantageux pour toutes les parties».
Ce Vélodrome resterait-il la propriété de la Mairie de Marseille ?
Ch.B. : «Que le stade soit municipal m’apparaît comme quelque chose de naturel. A partir du moment où l’outil est performant cela bénéficie de toute façon au club. Et dans le cas où nous serions propriétaires du Vélodrome que ferions-nous si demain le club allait mal ? Nous revendrions le stade ? à qui ? »
Dans quels délais les travaux pourraient-ils être réalisés ?
Ch.B. : «L’objectif raisonnable est la Coupe du Monde de Rugby à l’automne 2007, car Marseille devrait accueillir un certain nombre de rencontres».
Quels financements pourraient être trouvés ?
Ch.B. : «La volonté du Maire, et nous sommes d’accord avec cela, est que ces travaux ne coûtent rien au contribuable. Il faudra donc faire appel à des investisseurs privés qui seront intéressés directement par le projet. De plus, l’OM mettra la main au pot. Ce qui est assez unique en France pour un club».
Cela revient-il à dire que l’OM serait amené à augmenter le prix des places et/ou des abonnements pour financer le projet ?
Ch.B. : «Non, pas du tout. Au contraire, avoir plus de places serait de nature à assurer une stabilité des prix. Le financement doit pouvoir se faire grâce aux ressources potentielles ( le développement de loges supplémentaires, par exemple) d’un stade plus moderne, fonctionnel et agrandi».
L´ArenA d´Amsterdam
http://www.amsterdamarena.nl/
Le St Jakob Park de Bâle
http://www.baselunited.ch/
Le Millennium stadium de Cardiff
http://www.millenniumstadium.com/
J´en reve déja!