Le vieil homme du parc
John Taylor, un jeune afro-américain de onze ans qui habite la banlieue de New York,
va chaque jour, après l´école, observer les pigeons à Central Parc.
Un vendredi, à la fin de ses cours, il poursuivit sa routine habituelle et se rendit au parc.
Cependant, il aperçut cette fois un clochard dormant sur un banc
où il avait l´habitude de s´asseoir. Sceptique et curieux,
John adressa la parole à l´étranger qui se réveilla en sursaut.
Celui-ci s´excusa poliment à John de lui avoir fait peur.
Puis, étant remis du choc, le petit enfant demanda au vieil
homme pourquoi il se couchait à cette heure et pourquoi il avait l´air troublé.
Le vieil homme lui répondit que la vie n´est pas toujours
facile et que certaines journées sont plus épuisantes que d´autres.
Il hésita cependant à répondre à la seconde question
que John ne tarda pas àrépéter.
Puis, il lui répondit qu´il venait de faire un cauchemar sur un
évenement troublant qu´il avait vécu dans le passé.
ne cessant pas ses innombrables questions. John insista
auprès de l´homme pour en savoir plus.
Il lui raconta donc son fameux rêve qui
débutait dans les champs de bataille du Vietnam du Nord.
Un homme du nom de Wilford, commandant
du cinquième régiment, partait en mission de sauvetage avec cinq soldats.
Durant leur voyage, ils furent attaqués par une vingtaine de vietnamiens
qui les entourèrent en leur tirant à coups de Kalasnikov fournis par l´URSS.
Étant surpassés en munitions et en nombres,
Wilford exigea un support aérien à un endroit précis.
Cependant le bruit était intense et les coordonnées furent mal comprises.
Les avions de chasse américains larguèrent une bombe au napalm
sur trois des coéquipiers de Wilford qui brulèrent dans des souffrances atroces.
Ne saisissant pas l´évènement qui venait de se produire,
Wilford dût se soumettre aux vietnamiens qui les
torturèrent durant des semaines afin d´obtenir des informations
cruciales sur les plans d´attaques des américains.
Heureusement, Wilford et ses deux hommes avaient reçu des entraînements
spéciaux qui leur permettaient d´ignorer la
douleur. N´ayant pas cédé au supplice de leurs rivaux, les vietnamiens obligèrent
les prisonniers à jouer à la roulette russe comme dernière tentative de torture.
Au cours du troisième coup de feu, l´un des soldats fut
tué et après sept minutes, il ne restait que Wilford.
Il avait cependant une dernière chance pour survivre;
celle de tirer avec le pistolet sur un vietnamien armé afin de s´enfuir.
Par compte, il devait compter sur la chance car si la balle ne sortait pas à
la première détente, il serait abattu par manque de rapidité.