
Voici un extrait du PC Jeux d´Octobre 2005 :
Commencons par une bonne nouvelle, il vous reste un peu plus d´un mois pour terminer Morrowind, notre jeu complet. Car en Novembre arrive Oblivion, sa suite, qui promet d´être encore plus colossale, encore plus riche, bref encore mieux.
Il faut dire qu ce nouveau RPG dans l´univers de Tamriel dispose de sérieux arguments en sa faveur. Tout d´abord, impossible d´échapper à sa force visuelle. Les images qui ornent ses pages relfeètent à peine la qualité des graphismes d´Oblivion. Que ce soient des forêts, de sombes donjons ou de petits villages perdus dans la campagne, les décors sont d´une beauté à couper le souffle. Bethesda s´est vraiment donné les moyens pour parvenir à un tel résultat. Normal mapping, pixel shader, etc., c´est une compilation de ce qui se fait de mieux en technologie conjugé"e à un gros travail sur le design. Il en va de même pour tous les habitants et créatures de ce gigantesque monde. Toutefois, l´animation est un peu à la traîne ( c´est une marque de fabrique dans les Elder Scrolls ) avec un côté rigide un peu décevant.
En revanche, le jeu est doté d´un vrai moteur physique, le célèbre Havok, qui contribue énormement à son réalisme.
Evidemment, il faudrait une machine de compétition pour faire tourner Oblivion dans des conditions optimales. Mais le résultat en vaut la chandelle, car en plus d´être magnifique, le jeu est aussi très bien rempli.
Le monde est encore plus grand que dans Morrowind, mais il est aussi plus dense. Ses habitants ( près de mille ) ont chacun une vie, des préoccupations et des projets. Par exemple, si l´envie vous prenait de suivre un villageois moyen pendant une journée, vous le verriez se lever, s´habiller, préparer ses repas, manger, travailler, discuter avec d´autres, aller faire un tour à la taverne et rentrer chez lui.
Mieux, les personnages non joueurs papotent entre eux et changent de sujet de conversation d´une rencontre à l´autre. Dans le même ordre d´idée, les animaux gambadent dans une forêt, les arbres bougent au gré du vent et la pluie ruisselle sur les feuilles.
Oblivion, c´est aussi une grande aventure. Des centaines de quêtes à accomplir en totale liberté qui vous permetttront de rejoindre diverses factions, de parcourir plus de deux cents donjons, d´acheter votre monture ou votre maison (
), et même de mener des soldats à la bataille. Pour progresser, votre personnages doit utiliser ses capacités régulièrement.
Donc, pas question de devenir expert en marchandage en tuant des centaines de rats. Par contre, vous pouvez suivre des voies différentes et espérer quand même finir le jeu. Que vous soyez combattant, magicien, beau parleur ou voleur, tout est possible!
Bien sûr, le combat restera l´activité privilégiée de tout héros qui se respecte. Oblivion offre un compromis plutôt satisfaisant entre action et simulation. C´est vous qui donnez les coups en cliquant sur la souris ( gauche pour frapper, droit pour parer ), mais les résultats dépend des talents de votre avatar. Avec le métier, vous pourrez même espérer quelques combinaisons meurtrières des plus spectaculaires. La magie est toujours aussi libre puisque vous disposez de centaines de sorts et potions, avec l´option de concevoir vos propres effets.
Enfin, la furtivité devient une composante à part entière du jeu.
Bethesda a récupéré une partie des équipes de la série Thief et ça se sent. Votre personnage peut utiliser les ombres, crocheter les serrures et s´amuser avec les pièges pour jouer les parfaits petit assassins, à condition toutefois d´avoir développé les bonnes compétences.
Avec son monde vivant, passionant, et une réalisation ambitieuse, Oblivion se présente comme une épopée irrésistible.
Reste une inconnue : l´importance des bugs. Jusqu´à présent, les Elder Scrolls ont toujours été victimes d´un petit manque de finition. Pour le moment, celui-ci semble épargné.
Souhaitons donc qu´il le reste.
Voilà, pour l´instant, je suis convaincu.
A bientôt.