Les jeux de « bondage » constituent à n’en pas douter la meilleure et la plus simple des préparations pour introduire la domination dans votre chambre à coucher. Pour celles qui l’ignorent « bondage » est un mot anglais signifiant littéralement esclavage mais qui, dans le cercle des adeptes de la domination signifie « ligotage ». Ce mot reviendra souvent dans cet article.
Un sondage publié par le magazine « Elle » en 1998 révélait que 26% des femmes sondées avaient, au moins une fois dans leur vie, attaché leur partenaire et 29% avaient été attachées par leur partenaire. J’ignore la fiabilité de ce sondage, mais il est certain que ces pratiques sont en évolution ne serait-ce que par ce que l’on voit dans les films ou à la télévision.
Il est donc probable que la plupart d’entre vous a déjà au moins une petite expérience avec leur mari dans ce domaine que ce soit comme liante ou comme liée ou plus vraisemblablement tantôt dans un rôle tantôt dans l’autre. Dans ce cas, il vous suffit de partir des bases déjà acquises pour aller plus loin.
Pour les autres, il s’agit d’introduire ces jeux dans vos relations amoureuses avec votre mari mais, comme en toutes choses, la progressivité est essentielle. Il convient donc de créer les circonstances nécessaires pour que cela paraisse arriver naturellement.
Pour ce faire, vous ferez en sorte que, lors de vos ébats amoureux, un objet pouvant servir de lien soit, comme par hasard, présent sur le lit : le plus simple est bien sûr une ceinture en tissu, que ce soit celle de votre robe ou celle de votre peignoir. Si elles sont cousues à votre vêtement, n’hésitez pas à les découdre ou mieux, achetez une nouvelle robe ou un nouveau peignoir. Les ceintures en cuir ne conviennent guère pour débuter, par contre les ceintures en chaîne ( elles sont à la mode en ce moment ) peuvent aussi faire l’affaire. En dehors des ceintures, vous pouvez aussi vous arranger pour laisser traîner sur le lit un long ruban ou une ficelle provenant d’un paquet que vous avez ouvert quelque temps auparavant. A vous d’avoir de l’imagination. Multipliez les occasions, mais variez les de façon que cela ait l’air parfaitement naturel.
L’idéal, bien sûr, serait que ce soit lui qui prenne l’initiative à la vue de ce lien que vous aurez laissé traîner. Si cela se produit et qu’il veuille vous attacher, surtout ne refusez pas, ou éventuellement tentez de résister, mais que cette résistance soit pour lui une invitation à continuer. Je n’ai pas besoin de vous expliquez, toutes les femmes savent résister pour mieux encourager.
Si la vue d’un lien traînant sur le lit ne le décide pas à prendre l’initiative, alors prenez la à sa place. Si vous avez peur de l’effaroucher proposez vous comme victime, c’est plus dans la nature des choses ou, pour être plus exacte, plus dans les schémas traditionnels d’éducation de nos machos de maris.
Pour cette « première fois », si c’est vous qui êtes attachée, il n’est bien sûr pas nécessaire que vous soyez transformée en saucisson : même si vos mains sont attachées de façon plus symbolique qu’efficace, surtout ne cherchez pas à vous détacher, restez sa prisonnière jusqu’à la fin et si nécessaire refusez même d’être détachée et ce jusqu’à ce qu’il ait joui. Ce point est essentiel, car si vous payez de votre personne c’est pour mieux réclamer une revanche : s’il vous a attachée, il ne pourra pas refuser de se laisser attacher à son tour. Mais prenez votre temps, pas de revanche immédiate. Attendez une prochaine fois et entre temps faites lui part du plaisir que vous avez ressenti à ce jeu.
Lorsque viendra son tour d’être attaché, pensez que les hommes sont ainsi faits qu’ils ont du mal à résister à leurs envies, vous devrez donc l’attacher avec un minimum de réalité car si ses liens sont trop symboliques il est probable qu’après un moment de passivité qui l’amusera, il mettra fin à sa situation pour pouvoir concrétiser au plus vite son désir de jouissance. Si votre lit est à barreaux ( s’il ne l’est pas, envisagez de le changer dès que vous pourrez, cela vous simplifiera la vie ultérieurement ) attachez lui les mains séparément et suffisamment écartées pour qu’il ne puisse pas atteindre avec une main les nœuds de l’autre main. A défaut de lit à barreaux attachez lui les poignets ensemble au dessus de sa tête, le plus simple étant de le faire en utilisant successivement deux ceintures de robes ou de peignoir : même si vous êtes encore totalement inexpérimentée dans cet art du bondage, cela devrait être largement suffisant à ce stade.
Ca y est, il est à votre disposition, alors profitez en : léchez, embrassez, caressez, titillez, mordillez, recommencez, en clair ….faites durer. Terminez ensuite par une bonne chevauchée, mais arrangez vous pour être prête à jouir rapidement car il risque d’être beaucoup plus rapide que vous et vous seriez alors obligée soit d’attendre le deuxième service soit de lui demander d’activer sa langue !
Lors des premières fois, détachez le dès qu’il a joui : toutes les prostituées pourraient vous le dire, en état d’excitation l’homme est un être faible et facilement manipulable ( notamment pour lui soutirer des rallonges sur le tarif convenu ! ), par contre une fois son affaire faite, il retrouve aussitôt ses esprits, sa contenance et son statut de macho. En redescendant sur terre, sa position de victime pourrait le gêner voire le choquer et il se refuserait à recommencer. D’une manière générale et c’est une constante tout au long de ce chapitre et du suivant, ne réalisez vos sessions avec lui que dans le cadre d’un orgasme unique. Même si votre mari est parfaitement capable de rapports multi-orgasmiques comme on dit, vous devez achever vos séances dès sa première jouissance et tout arrêter ensuite : plus de dominant, plus de dominé, vos rapports redeviennent « normaux ». Ceci est important non seulement pour la raison que je viens d’évoquer, mais beaucoup plus encore en vue de l’entraînement au programme de chasteté qui est le but final. Nous y reviendrons.
Tout comme lorsque vous étiez la victime, parlez ensuite sur un ton gourmand de ce qui s’est passé : évoquez le plaisir que vous avez pris, et surtout complimentez le sur son érection qui était plus belle et plus longue que jamais (vous le savez, l’homme ne résiste jamais à de telles flatteries). Et bien sûr dites lui que vous avez très envie de refaire cela un jour.
Laissez passer un peu de temps, et recommencez. Les premiers fois, il est préférable que vous alterniez les rôles. Ensuite à vous de voir si vous prenez autant de plaisir dans les deux rôles. Vous pouvez parfaitement, comme je l’explique par ailleurs dans cet article, mener à bien l’ensemble du programme et parvenir au résultat escompté tout en étant en parallèle et occasionnellement sa soumise au même titre qu’il est occasionnellement votre soumis. Les deux situations ne sont pas incompatibles. C’est une question de choix personnel.
Toutes ces séances initiales doivent bien sûr se passer dans la bonne humeur et la gourmandise, ne lui montrez pas que vous prenez cela au sérieux, mais soyez plutôt enjouée et faites lui constater que la simple évocation de ces jeux vous excite vraiment.
Voilà, vous avez réussi à introduire le bondage dans votre relation amoureuse. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et de commencer à introduire les jeux de domination qui sont préparatoires à ceux de chasteté. A ce stade le mot chasteté est beaucoup trop fort, parlons plutôt de jouissance différée.
C’est la deuxième phase du programme.