Virdebord > non.
me109 > Ca je ne sais pas s´il avait le temps, ni même si quelqu´un l´a fait pendant la guerre. Ce que je sais c´est que je l´ai lu dans un bouquin qui décrivait entre autres les tactiques d´attaque contre les navires pendant la guerre du Pacifique. On y voyait tous les trucs courants (bombardement en piqué, bombardement avec ricochet, ...), et à un moment ils montraient un schéma de torpillage avec cap préréglé, avec un angle de presque 30° sur le dessin.
C´est pas très difficile à régler je pense... Et sans avoir accès à la torpille : je rappelle que dans un U-Boot on pouvait régler le cap des torpilles alors que celles-ci étaient dans les tubes, prêtes à partir... Il y avait donc réglage "à distance" (d´ailleurs le réglage se faisait en passerelle, donc pas dans les compartiments torpilles qui de toute façon étaient à l´avant ET à l´arrière). Donc pourquoi pas dans un Avenger, avec une molette sur le tableau de bord du pilote...
Pour ta seconde remarque, je te répondrai qu´une torpille à cette époque était tout ce qu´il y avait d´abouti, ce n´était pas une sorte de fléchette sous-marine continuant aveuglément devant elle son chemin jusqu´à percuter quelque chose. Avec son gyroscope elle était capable de suivre un cap absolu (même différent du cap de tir) de manière précise, et même une profondeur (avec d´autres instruments que le gyroscope par contre). Le suivi de cap était la "base" du comportement d´une torpille standard : tu avais même des torpilles qui parcouraient des trajets précalculés, genre zig-zag, etc. A la fin de la guerre, certaines torpilles (allemandes à ma connaissance) pouvaient "accrocher" un navire avec le son, un peu comme un missile thermique avec la chaleur.
Si les torpilles avaient été plus rudimentaires, il y aurait eu bien moins de réussite de la part des U-Boote !
Pour en revenir à nos Avenger, évidemment que leurs torpilles avaient des gyroscopes, ne serait-ce que pour stabiliser leur trajectoire malgré l´état de la mer et les conditions de larguage. Donc on pouvait éventuellement les "corriger", en cas d´angle d´attaque un peu juste, histoire que la torpille percute correctement la cible (de façon péremtoire comme dirait Perceval
). Mais je ne sais pas si les équipages s´en sont servis, même si la possibilité technique existait. De toute façon le torpillage par avion n´a pas eu une réussite si grande (surtout en regard des pertes !) , le bombardement en piqué a eu bien plus de succès...