Moi Indochine surtout ^^
après du Rock et du métal ^^
Indochine ( groupe), groupe de rock français ( 1981-1999), l’une des formations phares des années quatre-vingt.
Natifs de Bruxelles, les jumeaux Sirkis ( Nicolas et Stéphane, nés en 1959), passent leur enfance en Belgique — leur père travaillant au siège des Communautés européennes. Leurs premières influences musicales proviennent donc des radios pirates néerlandaises. Revenus en banlieue parisienne à l’âge de quatorze ans, Nicolas et Stéphane rencontrent Dominique Nicolas, bassiste des Espions. Indochine est formé en 1980 : Nicolas aux textes et au chant, Dominique aux musiques et à la guitare, Stéphane aux synthétiseurs. Ils sont bientôt rejoints par Dimitri Bodianski, au saxophone.
À la tête d’un capital de dix chansons, Indochine donne son premier concert en septembre 1981, au Rose Bonbon, boîte parisienne alors à la mode. La rumeur dès lors ne cesse d’enfler. En 1982, Indochine enregistre son premier mini-album, dopé par le titre « l’Aventurier » : rythmique « infernale » et guitare cristalline à la gloire de Bob Morane. Le succès est aussitôt énorme.
La presse, s’appuyant sur la composition du public, a tôt fait d’étiqueter Indochine comme un « groupe à minet(te)s ». C’est oublier sur ce même disque le clin d’oeil lancé au Dutronc de 1968, « l’Opportuniste », et, surtout, « Dizzidence Politik », condamnation sans appel du régime soviétique. Cette ambivalence voulue entre rythmes de danse, chansons d’amour et fermes prises de position politiques restera la marque de fabrique d’Indochine : « les Tzars » ( « Mais qui a fait tuer Léon Trotski ? », 1987), « Bienvenue chez les nus » ( qui évoque la situation au Pérou).
L’« Indochinemania » culmine entre 1985 et 1987, avec le succès sans précédent de l’album 3 ( un million d’exemplaires vendus). Le groupe s’impose alors également à l’étranger : Scandinavie, Canada, Pérou. L’album de 1990, le Baiser, voit le départ de Dimitri et traduit un changement d’orientation musicale vers moins de synthétiseurs. On y remarque l’étonnant et mélodieux hommage « Des fleurs pour Salinger ».
Après quelques années plus calmes, Indochine trouve un nouveau style, à partir de 1993, avec un sixième album-studio, Un jour dans notre vie, qui marque un retour à un rock plus classique ( guitares, cordes). Avec Wax ( 1996), Indochine, réduit à sa cellule initiale, les frères Sirkis, poursuit la rénovation de son répertoire autour de mélodies bien écrites ( « Je n’embrasse pas », « les Silences de Juliette »), de guitares saturées ( « Unisexe ») et même de cuivres. La mort de Stéphane Sirkis en mars 1999 met sans doute un point final à l’aventure des « gamins de septembre 1981 ».