Effectivement, zéro chance de passer le permis. On pourra me parler d'une infinité d'expériences de permis qui généralement commencent avec l'angoisse et finissent bien, je m'en tape. La crainte est trop haute. Je prends d'ailleurs au quotidien des médocs agissant sur le moral mais qui me fatiguent physiquement en guise d'effet secondaire. Je ne sais même pas si je suis apte à conduire si on balaye mes craintes. Non vraiment, c'est limite un engagement pour moi que de ne pas prendre le volant. Tant que je peux me le permettre. Et même si ça finit par représenter un besoin, je crois que je ne le ferai pas non plus. 
Ce serait d'autre part trop risqué pour moi de partir... je vis ici depuis quelques années et j'ai un suivi psychologique avec un certain nombre de professionnels. J'ai effectivement vécu quelques années dans la dépression (le collège, et même le lycée, le genre d'établissements que je méprise), et j'en viens en ce moment à faire des rêves/cauchemars directement liés à l'école. Je préciserai juste qu'il s'agissait surtout de violence verbale et physique à mon encontre mais je suppose que vous vous en doutiez. 
Si je pars complètement seul (comprenez par là "sans suivi") dans une grande ville, là je sais que je sombrerai dans la folie. Peut-être bien que je me pose des barrières moi-même, mais dans mon état actuel je n'ai pas réellement besoin de travailler... et d'un autre côté, je me dis que c'est probablement la seule chose qui puisse me débarrasser de la solitude. J'ai la nette impression que mes deux frères n'en ont plus rien à foutre de moi (je n'en suis pas sûr mais... j'ai des soupçons), ce qui ne me laisse plus que mes parents et les professionnels que je vois au quotidien pour parler IRL.
Que de malheurs. Je ne sais pas si je fais bien de parler de tout ça ici, mais bon. J'accorde plus facilement ma confiance à des gens que je n'ai jamais vu plutôt qu'aux psychologues que j'ai dû consulter par le passé (et que je ne vois plus), et dieu sait que j'en ai vu des différents. C'est surtout aux deux seuls psychiatres que j'ai connu que j'ai su parler.
Mais je suis persuadé que toutes ces conneries ont été déclenchées à cause de cette saleté d'autisme. Un handicap invisible, c'est clairement pas facile à vivre. Il a fallu 18 ans pour que quelqu'un me diagnostique cette merde. Je ne sais pas si je peux dire que "je ne peux en vouloir qu'à moi-même"... Par le passé je gardais toutes mes souffrances pour moi mais c'est justement à cause de ce truc que j'arrivais pas à parler. Jusqu'aux jours où je passais mon temps à l'école à écrire un "courrier" à ma mère pour bien l'exposer sur la table du salon lors d'une belle nuit. Je ne sais plus vraiment ce que j'avais écrit mais c'était assez violent à lire et inutile de préciser que ma mère avait bien chialé après. Je crois que cette nuit-là restera ancrée dans ma tête une bonne partie de ma vie.
Un message parti en live complet mdr, désolé. Mais je le poste quand même. 