Comment abordez-vous ce quart face aux Grecs ?
" Sur le papier, les Grecs sont moins cotés que les Portugais. C’est peut-être aussi pour cela qu’on devra redoubler de vigilance. Ils n’ont rien à perdre. Ils peuvent créer la surprise. Ils ont tout de même battu le Portugal en match d’ouverture ( 2-1). Avec Arsenal, on avait perdu face au Panathinaïkos en Coupe d’Europe. Il ne faut pas tomber dans le piège de la facilité car maintenant ce sont des matches à élimination directe ! "
Un mot sur cette victoire face à la Suisse et ce premier tour.
" Face aux Suisses , on a bataillé. J’étais sur le côté gauche et j’ai eu de bonnes sensations. Avec Claude ( Makelele) et Patrick ( Vieira), nous avons un replacement défensif à assumer. Zinedine Zidane est lui un électron libre. Titi ( Henry) a marqué ces deux premiers buts et j’en suis heureux. Son tournoi a vraiment débuté lundi soir ! Nous avions quatre objectifs, nous en avons franchi un en passant ce premier tour. En plus, on ne sort pas d’un groupe facile. L’Euro est plus dur qu’un Mondial."
Si la qualification est acquise, on sent les joueurs irrités par les critiques.
" Le bilan se fera à la fin. On est conscient de ne pas produire un grand jeu mais l’Espagne a bien joué et elle est éliminée, alors ne serait-elle pas contente d’être à notre place ? Aujourd’hui, l’Equipe de France est qualifiée, c’est cela l’important. Il faut être patient. On prend les matches un par un. On ne peut pas gagner 5 ou 6-0 à chaque fois ! Notre force, c’est l’esprit de groupe qui règne dans cette équipe."
Satisfait d’éviter le Portugal ?
" Je suis très heureux. On voulait cette première place du groupe pour éviter cette nation. Il fallait donc battre les Suisses, tout en respectant la Grèce, notre prochain adversaire. Cela évitera un déchirement familial qui pourrait avoir lieu en finale si tout se passe bien."
http://www.fff.fr/euro04/actubleus/178133.shtml