En attendant, les négociations continuent
Christian Vieri plait, ça ne fait aucun doute. Comme joueur mais, dernièrement - c´est ça la nouveauté -, aussi comme informateur. " Si ça dépend de mois je reste, mais c´est à l´Inter de décider " avait-il déclaré ce matin. " Je n´ai aucun accord avec personne, j´ai deux ans de contrat avec l´Inter et si la société n´a aucun intention de me vendre, je reste. C´est à eux de me dire s´ils veulent que je m´en aille. Moi, je n´ai jamais demandé d´être vendu, je répète: si la société ne veut pas me vendre je n´irai nul par ailleurs, ni à la Juve ni autre part. Si elle au contraire elle veut me vendre elle doit m´appeler. Je ne sais pas ce que je veux faire parce que personne n´est entré en contact avec moi " a-t-il ajouté.
Cette déclaration a eu pour effet de faire réagir les personnes concernées: Moratti et Moggi. Le président de l´Inter d´abord qui a déclaré que: " Vieri a riposté avec attention et intelligence, comme à son habitude " . Luciano Moggi a lui déclaré qu´ " après les déclarations de Vieri, il y avait trois membres dans cette histoire: la Juve, l´Inter et le joueur. Il y a un pour parler avec l´Inter, il n´y a pas d´obstacle technique, mais un obstacle financier " . C´est ce problème que Giraudo et Moggi ont tenté de régler, durant une entrevue avec Moratti à Forte dei Marmi, après une après-midi passée à Coverciano où se trouvent Vieri et l´équipe d´Italie.
" Les problèmes ne se résolvent pas en 24 heures, maintenant je m´en vais. Aujourd´hui, je n´ai pas rencontré Vieri. Tout reprendra dans les prochains jours " , voici la dernière déclaration de Moggi avant de quitter l´hôtel de la Squadra Azzurra où il a soupé avec tous les juventini et durant lequel il a parlé avec Marco Di Vaio, joueur qui sera cédé à l´Inter en cas d´arrivée de Vieri à la Juve. Tout laisse à croire que ce fut une rencontre définitive.
En réalité, Vieri et la Juventus seraient proches d´un accord en ce qui concerne trois éléments fondamentaux: l´accord de l´Inter, celui du joueur et la contrepartie technique, qui sera Marco Di Vaio. Mais il reste un problème à régler entre l´attaquant et les dirigeants bianconeri: celui du salaire. Bobo en fait, avec les quatre ans de contrat jusqu´en 2008) que la Juve lui propose, gagnerait 14 millions d´euros, alors qu´avec son contrat à l´Inter il en gagne 16 en seulement deux ans. Pour la Juventus, l´exorbitant 3,5 millions d´euros par an pour quatre ans ( primes et contrats publicitaires à part) constitue déjà un sacrifice économique maximum, étant donné que ce salaire à été refusé pour David Trezeguet, qui a cinq ans de moins que Vieri et marque autant que lui. Le bras de fer continue mais le transfert devrait logiquement se faire.
Juve-Vieri: complications en vue
Rien de simple dans l´affaire Vieri. Des négociations sont toujours en cours mais elles se font de plus en plus difficiles.
Le problème économique n´est pas la seule difficulté. Durant l´entrevue d´hier, à Forte dei Marmi, les dirigeants nerazzurri ont fait une nouvelle proposition: en plus de Marco Di Vaio, le club milanais veut aussi Manuele Blasi, que la Juve vient à peine de récupérer après une saison en prêt à Parme et qui est sans aucun doute le futur du club bianconero. Les Real Madrid compliquerait aussi les choses: le club madrilène aurait proposé 16 millions d´euros et en cas d´échec entre la Juve et l´Inter, Vieri filera en Espagne.
La Juve pourrait très bien abandonner la piste Vieri si, aussi bien le joueur que la société interiste continuent à se montrer aussi gourmands.