Voici une magnifique interview de notre ami Déhu qui n´en finit plus de sucer les marseillais et de baisser dans mon estime. Je crois qu´il a raté une vocation de porno-star.
Qu’est ce qui t’a poussé à choisir Marseille ?
Frédéric Déhu : «Il y avait deux challenges intéressants. Le premier était le discours entendu, les objectifs et les ambitions du club qui correspondaient à mes propres ambitions. Le second challenge était plus personnel car tout footballeur souhaite dans une carrière jouer dans ce stade sous le maillot blanc. Si j’ai répondu positivement à la demande du staff marseillais, c’est que j’avais envie de porter ces couleurs. Je prouverai aux gens que la décision que j’ai prise est la bonne. Dans une carrière sportive, il faut faire des choix, j’ai fait celui-ci et je l’assume entièrement. J’ai confiance en moi».
Est-ce que l’épisode de la finale de la coupe de France est aujourd’hui effacé ?
F.D : «C’est du passé, maintenant je regarde le présent. Je ne m’étais jamais retrouvé dans une telle situation, ça fait réfléchir, mûrir. Cette expérience m’a fait avancer et m’a conforté dans mon choix. Désormais je sais que je suis là pour atteindre mes objectifs professionnels et collectifs».
Appréhendes-tu les matchs contre Paris ainsi que l’accueil du public marseillais?
F.D : «Je n’ai pas fait beaucoup de clubs mais quand je les ai retrouvés sous un autre maillot, cela a été à chaque fois des matchs particuliers. Les années précédentes, j’ai souvent été du bon côté contre l’OM, cette année j’ai envie d’être du bon côté avec l’OM. Battre Paris n’est pas un objectif prioritaire, ce que je veux c’est que Marseille retrouve le haut du tableau. Concernant l’accueil du public, les gens pourront dire que j’ai fait le bon choix en voyant mes prestations sur le terrain».
Comment vas-tu t’intégrer au groupe olympien ?
F.D : «Je vais m’intégrer petit à petit. Le groupe n’est pas encore au complet, ce n’est pas facile. Il y a déjà des joueurs de caractère et de tempérament dans ce groupe. Je viens ici pour faire ce que l’on me demande de faire et apporter ce que l’on me demande d’apporter. Pour reprendre une phrase d’un entraîneur actuel : On naît leader, on ne devient pas leader».
Quels sont tes objectifs sous le maillot olympien ?
F.D : «On fera un bilan à la fin de cette saison qui n’a même pas encore commencé... Il y a trois compétitions sur lesquelles se concentrer, ne précipitons pas les choses. J’ai pris pour habitude de vivre au jour le jour et de vivre pleinement le contrat qui m’est offert. Ce n’est pas un hasard si sur les trois clubs où j’ai joué, j’en ai quitté deux au terme de mon contrat. J’ai pour principe d’aller au bout de mes ambitions dans les clubs où je joue. Ici, le challenge m’excite et décuple mes forces. J’ai envie de commencer au plus vite pour démontrer de quoi je suis capable».
Dans quel système défensif préfères-tu évoluer ?
F.D : «Je suis un joueur parmi l’effectif. Les schémas tactiques ne me concernent pas, tout ce qui m’importe c’est d’atteindre les objectifs. L’envie de jouer prime avant tout».
Que peux-tu nous dire de ton nouvel entraîneur et de tes nouveaux coéquipiers ?
F.D : «Ce qu’a fait José Anigo depuis sa prise de fonction parle pour lui avec une finale de coupe d’Europe. Son discours m’a tout de suite plu. C’est un entraîneur qui a un discours de protecteur, il a envie que ses joueurs aillent le plus loin possible dans leurs potentiels et il a en plus un très grand amour de son club. Pour les joueurs, j’ai eu l’occasion d’en croiser certains mais je n’en connais aucun personnellement. J’apprendrai à les connaître au cours de la préparation. Mais il me semble que tout est réuni pour faire une bonne saison».