Football, L 1/Nice - PSG 1-2. Ces valeurs qui font la force du PSG
Mais qu´est-ce qui fait courir le PSG ? A l´amorce de la dernière ligne droite - il reste 6 journées - le club de la capitale s´est idéalement replacé dans la course au titre grâce à son succès à Nice ( 2-1), samedi soir. Incapable de s´adjuger le moindre trophée depuis 1998, la formation parisienne a tout simplement la possibilité de réaliser le premier doublé championnat-Coupe de France de son histoire. Un scénario incroyable, qui ne doit rien au hasard.
A défaut de produire du jeu, la formation parisienne s´appuie sur des valeurs fortes, ses valeurs, et renverse un à un tous les obstacles.
Un mental à toute épreuve. « Ce groupe a des qualités mentales exceptionnelles. » Depuis que ses joueurs se sont pris en main, Halilhodzic est leur premier supporter. « Quand on commet une faute, on ne gamberge pas, on se remet vite au travail », martèle José Pierre-Fanfan, auteur de l´égalisation, samedi soir, après avoir permis aux Niçois d´ouvrir le score. Cette saison, le PSG s´est imposé six fois en ayant été mené au score. « On ne baisse jamais les bras », assure Fiorèse.
Une condition physique irréprochable. Demain, l´effectif parisien se retrouvera pour un stage de quatre jours à Deauville. Répétant un schéma qui a fait ses preuves, les joueurs débuteront cette période de deux semaines sans compétition par un intense travail foncier. Epuisant sur le moment, ce programme concocté par le préparateur physique, Cyril Moine, permet de monter en puissance sans connaître de baisse de régime spectaculaire pendant la saison. L´objectif est notamment d´arriver au sommet pour le rendez-vous de la fin de saison, contre Lyon, le 15 mai au Parc ( 37 e journée).
Une solidarité exemplaire. Réduits à dix pendant plus d´une demi-heure contre Nice, les Parisiens n´ont jamais semblé évoluer en infériorité numérique. « Le fait de jouer à dix contre onze soude encore plus l´esprit de groupe », analyse Frédéric Déhu. Bernard Mendy décrypte : « Quand l´un d´entre nous est en difficulté, on l´aide, on ne le laisse pas au bord de la route. » Expulsé à Guingamp ( 7 e journée), Branko Boskovic avait regardé ses équipiers l´emporter ( 2-0). Malgré la fatigue, tous avaient prononcé un mot de réconfort pour leur équipier serbe. « La solidarité, c´est la clé de notre réussite », résume Juan Pablo Sorin. Les deux joueurs touchés par un deuil cette saison, Cubilier et Heinze, ont pu mesurer la force du soutien de leurs partenaires.
Un collectif en or. L´équipe du PSG n´est plus une somme d´individualités condamnées, la saison dernière, à végéter autour de la onzième place. Interdisant à certains de s´exprimer, en incitant d´autres à se mettre en avant, Halilhodzic s´assure que nul ne tire la couverture à lui. Au contraire, il s´efforce de canaliser les énergies. « Jamais un joueur ne ressort du lot, confirme José Pierre-Fanfan. L´équipe prime sur tout le reste. » Halilhodzic, lui aussi, s´efface pour laisser ses adjoints dans la lumière.
Une humilité de tous les instants. Dix-septième après cinq journées, le PSG revient de très loin. Prudents dans leurs déclarations, les Parisiens ont longtemps clamé qu´ils ne visaient que l´Europe, alors que la Ligue des champions - voire le titre - leur tendait les bras. « Nous sommes prudents, car nous savons d´où nous venons », répète Fiorèse. La majorité des joueurs est en passe de boucler sa meilleure saison et ne se hasarde pas à fanfaronner avant l´heure. « Ce qui nous intéresse, c´est uniquement d´assurer la qualification en Ligue des champions, résume Talal El Karkouri. S´il y a quelque chose en plus, ce sera du bonus. »