FOOTBALL, L 1/PSG - NANTES 3-2. Paris se réveille et
Les Parisiens ont bien réagi après leur défaite à Lens. Ils ont remporté, hier soir, un match à suspense qui les relance dans la course au titre et leur permet, à tout le moins, de consolider leur troisième place.
PARIS SAINT-GERMAIN champion de France ? Et pourquoi pas ? A la lumière de cette 31 e journée, totalement folle en tête de la compétition, tout est redevenu possible. Hier soir, le PSG a repris trois points à Lyon, défait chez lui par l´OM ( 1-2). La veille, Monaco avait été tenu en échec à domicile par Ajaccio ( 3-3).
Le nouveau leader n´a que quatre points d´avance sur Paris, qui a bien réagi en dominant Nantes ( 3-2) dans un match plein de suspense et de spectacle. A sept journées de la fin, le titre est donc à nouveau accessible. Vahid Halilhodzic le reconnaît à sa manière : « Un philosophe a dit qu´un homme qui ne rêve pas est un homme mort... » Avant d´ajouter : « Je ne sais pas si Lyon et Monaco connaîtront d´autres passages à vide. Il ne faut pas s´enflammer. Mais désormais, tout est possible ! » La qualification pour la Ligue des champions est, elle, plus que bien partie : Sochaux est à six points des Parisiens. « Cela nous donne encore plus d´ambitions pour garder cette troisième place, reprend le Bosniaque. Si tel doit être notre classement final, je signe tout de suite. »
« Soyons ambitieux. La Coupe et le titre, il faut y croire ! !! » Pour réussir son tour de force d´hier, le PSG est passé par toutes les épreuves, toutes les émotions, dans un match dédié à Gaby Heinze, rentré précipitamment en Argentine pour les obsèques de son père. « Para Gaby », clame une banderole dans le Kop de Boulogne. Au sortir du premier quart d´heure, Nantes prend l´avantage par Pujol. Paris mené, Paris inquiet, sent à nouveau le souffle de la défaite une semaine après s´être incliné à Lens ( 1-0). Mais, cette équipe de Nantes, si technique et si joueuse, va se punir elle-même par son défenseur Armand, qui trompe son gardien. La deuxième période défile, équilibrée, quand Reinaldo hérite d´un penalty discutable suite à une faute commise en dehors de la surface. Incroyable, mais Pauleta manque complètement son tir face au spécialiste Landreau. Silence incrédule dans le Parc. Mais le meilleur surgit déjà. Grâce au caractère d´acier des Parisiens, à leur volonté. Mendy sonne la charge d´un tir trop croisé. Pauleta pousse Landreau à sauver son but de la tête. Boskovic enfin, si souvent décrié dans ce championnat, trouve l´ouverture et les acclamations des supporters. Dans la foulée, Pauleta parachève la victoire d´un but... hors-jeu. Ziani a juste le temps de réduire in extremis le score. Quelle deuxième mi-temps ! Le Parc est resté en haleine. « D´habitude, je pars bien avant la fin. Mais là, je suis resté jusqu´au bout », jubile Patrick Bruel au sortir de la tribune présidentielle. Un étage plus bas, dans les vestiaires, Halilhodzic savoure aussi : « C´est dans les moments les plus difficiles qu´on s´est mis à mieux jouer. Paris a montré son vrai visage. Surtout mentalement. » Il sait désormais que « son » Paris est prêt à renverser toutes les montagnes. Et pas qu´en championnat. Les supporters s´y voient déjà. Dans le virage Boulogne une banderole le dit sans détours : « Soyons ambitieux. La Coupe et le titre, il faut y croire ! !! »
Bruno Martini , adjoint de Jacques Santini en charge de la préparation des gardiens de but, était hier au Parc pour superviser Landreau et... Alonzo ! La place de troisième gardien pour l´équipe de France est en jeu. Landreau reste le grandissime favori. Mais les supporters parisiens y croient et ont scandé « Alonzo à l´Euro ! »