FOOTBALL, LIGUE 1/PSG - AJACCIO. Facile, a priori...
Face à des Corses mal en point, les Parisiens restent mobilisés. Forts d´une invincibilité qui dure depuis le 2 novembre, ils sont à l´affût d´un faux pas de Lyon et Monaco, leurs rivaux pour la Ligue des champions.
SURTOUT ne pas y voir un signe. La précédente fois que Pascal Viléo, l´arbitre de la rencontre ce soir, a dirigé le PSG, c´était le 2 novembre 2003, au Parc, contre Lens, et le PSG avait perdu ( 0-1) pour la dernière fois depuis vingt matchs. Heureusement, les joueurs ne sont pas tous superstitieux.
Ils ne devraient donc pas non plus accueillir d´un mauvais oeil l´utilisation, pour la première fois de la saison, du nouveau ballon officiel qu´ils ont pourtant décrié cette semaine, le comparant volontiers à un ballon de plage. Non, toutes ces données ne devraient pas suffire à perturber le PSG dans son duel contre le 17 e du championnat. Au contraire. Au fil des journées, Paris se sent plus fort. Une force qu´il puise avant tout dans un classement qu´il a contribué à rendre limpide. En tenant le choc à Auxerre(1-1) puis devant Sochaux ( 1-1) avant son succès au Mans(1-0), les partenaires de Frédéric Déhu se sont offert cinq points d´avance sur leurs premiers poursuivants. Les voilà plus que jamais accrochés à la troisième place du championnat, premier strapontin vers la Ligue des champions. L´heure est peut-être venue de lorgner vers l´échelon supérieur et cette seconde place, synonyme de qualification directe pour l´épreuve européenne et d´incertitudes en moins pour l´intersaison ( lire encadré).
Des Corses préparés par Tiburce Darou, le coach de la « Star Academy » Voilà pourquoi la rencontre avancée entre Lyon et Nantes cet après-midi sera suivie avec attention dans les couloirs du Parc des Princes. En pénétrant sur la pelouse, les Parisiens connaîtront l´écart à combler pour rêver à une meilleure situation. « Nous restons mobilisés, assure Bruno Baronchelli, entraîneur adjoint du PSG. Nous allons essayer de renforcer notre troisième place et voir où ça va nous amener. Pour l´instant, on grignote, et après on voit. » Cette prudence partagée et affichée par les Parisiens tient aussi à la manière dont le PSG gère son actuelle invincibilité. Sans survoler les débats, mais avec efficacité. « Nos adversaires peuvent être déçus parce que ça se joue à peu de choses, mais pour l´instant, ça tient et ça tient plutôt bien », se félicite Baronchelli. Le silence prolongé de Vahid Halilhodzic et imposé à certains de ses joueurs ( Alonzo et Ljuboja notamment) ne traduit donc en rien une éventuelle tension. « Je n´ai pas de raison valable à vous donner », s´excuse d´ailleurs Baronchelli. Qualifié pour les demi-finales de Coupe de France et ambitieux en championnat, Paris compte bien garder le sourire. Ajaccio, battu par Lille ( 3-0), chez lui, samedi dernier, ne pense qu´à se sauver et à prendre un point au Parc. Pour mettre tous les atouts de leur côté, les Corses ont travaillé cette semaine avec Tiburce Darou, préparateur physique rendu célèbre par « Star Academy ». Cela ne sera sans doute pas suffisant