INTERWIEVS
Anigo : " Maintenant, c´est lancé ! " 26/09/2004
«C’est déjà mieux», affirme José Anigo. Au lendemain d’OM-Bastia, l’entraîneur marseillais analyse dans le détail les progrès réalisés par son équipe, sans mésestimer la part de travail qu’il reste à accomplir.
DES PROGRES CONSTATES. En l’espace d’une semaine, l’OM s’était affirmé champion des paradoxes : une victoire inquiétante face à Toulouse puis d’une défaite encourageante contre Rennes.
L’équipe marseillaise a été plus rationnelle samedi. Elle a dominé son adversaire et s’est imposée logiquement. La cohérence a du bon, elle rassure. «En Bretagne, un ange est passé dans le vestiaire. J’avais ressenti la même chose l’an dernier à Dniepr. Nous n’étions pas au mieux à l’époque et nous avions arraché la qualification dans un bourbier. Cela avait été un moment important», compare Anigo.
«A Rennes, j’ai commencé à trouver un système, un groupe, une équipe. Et samedi, notre match n’avait rien à voir avec celui que nous avions réalisé contre les Toulousains. Nous avions déterminé les zones de jeu à contrôler, et nous y sommes parvenus.
Maintenant, c’est lancé ! Chacun sait ce qu’il a à faire et ne fournit plus d’efforts inutiles. Nous n’avons pris qu’un but en trois rencontres, on retrouve la sérénité défensive de l’an passé. Et je note aussi que la prise de risques offensifs revient peu à peu».
DES CHANGEMENTS EFFICACES. Olembe, Bamogo, et Batlles ont passé plus d’une heure en spectateurs. Une fois sur la pelouse, ils ont ensemble débloqué la situation. L’action du but victorieux est, sans être péjoratif, une production 100% banc de touche. «Ils ont amené une fraîcheur indéniable. Depuis le début j’insiste sur la notion de groupe. Les entrants ont démontré son importance de la meilleure des manières», se félicite l’entraîneur de l’OM.
Si les statistiques retiendront surtout le nom du buteur ( Batlles), la quote-part d’Olembe n’est pas négligeable. Loin de là. Positionné très haut dans le couloir gauche à son entrée en jeu, le Camerounais a explosé la défense bastiaise par ses coups de rein. Quelques jours plus tôt, à Rennes, il était appelé à jouer le même rôle. Mais José Anigo avait du se résigner à l’aligner plus bas sur le terrain à cause de la sortie de Lizarazu.
UNE RECONCILIATION BIEN VENUE. Score identique, mais réaction différente. Le public phocéen avait raccompagné son équipe sous les sifflets la semaine dernière. Satisfait sur le fond comme sur la forme samedi, il lui a cette fois montré le chemin des vestiaires en l’applaudissant.
«Nous nous sommes réconciliés avec nos supporters. C’est le plus important. Ils ont été bien», se réjouit Anigo. «Je crois aussi que ce qui s´est passé cette semaine a fait prendre conscience à certains qu´ils sont à Marseille. Même s’il y a eu une démesure regrettable, ça a au moins eu le mérite de réveiller un peu tout le monde».
UN OM PRESSE. José Anigo est dans le vrai quand il personnalise sa relation à l’OM. «C’est mon club», rappelle-t-il souvent. De fait, il connaît mieux que quiconque ce que l’on nomme nébuleusement «le contexte marseillais», et le sentiment d’impatience extrême qui s’y rattache.
Après 8 journées de championnat, le paramètre fait partie intégrante de sa réflexion quand il doit retenir les 16 de la feuille de match : «Il y a un groupe à faire tourner et les joueurs doivent prendre conscience que je n’ai plus le temps de patienter qu’ils soient au niveau qu’on attend d’eux. Je ne peux pas me permettre d’aligner des hommes qui ne sont pas à 100%. La période de rodage est terminée».
UN STATUT A JUSTIFIER. Au terme d’une première période poussive, les Olympiens ont eu droit à un «recadrage» dans les vestiaires. «Tous mes joueurs n’ont pas le même statut. C’est à moi qu’il revient de leur rappeler leur rôle et leurs devoirs. Il y en a à qui j’ai le droit d’en demander plus, c’est ce que j’ai fait à la mi-temps samedi», révèle le technicien marseillais. «Ceux qui nous ont rejoint cet été doivent apporter le plus que l’on attend d’eux», poursuit-il.
Et Anigo de tordre le cou à une idée reçue : «Contrairement à ce que j’ai pu lire, je ne suis pas l’ami des joueurs. Je suis leur entraîneur et leur complice. C’est très différent».
UNE FINITION A AMELIORER. Si la formation marseillaise est sur la bonne voie, son entraîneur n’a pas basculé subitement dans un optimisme béat. Lucide, il cible les progrès à réaliser, les scories à éliminer : «Nous ne devons pas progresser dans la construction, mais dans la finition. Nous pouvons être meilleurs techniquement dans le dernier geste ou la dernière passe. De même, à l’approche des buts, les courses et les solutions se ressemblent trop. Ca manque de variété pour le porteur du ballon. Bref, il nous reste du travail, mais c´est déjà mieux».
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PROCHAIN MATCH
Retour possible de Déhu contre Istres 26/09/2004
Frédéric Déhu reprendra un entraînement normal lundi. S’il ne ressent pas de douleur, il retrouvera le groupe dès le lendemain. Le défenseur marseillais est donc à intégrer dans la case des «possibles» pour la rencontre Istres-OM de samedi prochain.
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INFIRMERIE
Pedretti passe une IRM lundi 26/09/2004
Benoît Pedretti a quitté samedi soir le Vélodrome en boitant bas. Il passera lundi une IRM qui permettra d’estimer la durée de son absence. «On suspecte une petite lésion méniscale», expliquait José Anigo dimanche.
Cheyrou souffre du tendon 26/09/2004
Bon nombre de supporters ont pu s’étonner de l’absence de Bruno Cheyrou sur la feuille de match contre Bastia après une série de titularisations. «Il n’était pas écarté samedi. Il se plaignait déjà d’une tendinite et il a reçu en plus un coup au tendon», répond José Anigo.