dsl d´enfoncer le couteau dans la plaie mais lisez ca!!:
TROIS POINTS !
22/01/2005 .
« On est prêt pour aller à Sochaux » ! C’est Michel Pavon qui le dit. Ces quelques mots résonnent dans la salle de presse. Le technicien est déterminé à aller chercher l’obole dans l’Est. Tant mieux ! Il est temps de réagir. C’est ce que semblaient se dire de concert ses protégés, cette semaine, au sortir de l’entraînement. Une victoire à l’extérieur, c’est toujours bon à prendre, surtout après un revers concédé à domicile.
Oui, mais voilà, malgré de piètres résultats obtenus sur ses terres cette saison, le F.C. Sochaux-Montbéliard ne l’entend pas de cette oreille et compte bien ne pas se laisser distancer dans la course à l’Europe…
La 22ème journée de Ligue 1 se profile et la lutte fait rage pour accrocher le wagon continental. Seulement trois points séparent, au classement, le 7ème du 14ème. Autrement dit, les Girondins de Bordeaux ( 28 points), du R.C. Lens. C’est peu, surtout lorsque l’on sait que le premier à être assis sur le fameux – et dernier – strapontin, est l’A.J. Auxerre, qui assure tranquillement, avec ses 7 longueurs d’avance ! Pis encore, quand en y regardant de plus près, on constate que les Marine et Blanc n’en possèdent qu’un seul sur leurs adversaires du jour. C’est serré. Malheur au vaincu. La défaite, justement, est le dénominateur commun des belligérants.
Battus le week-end dernier, les hommes de Pavon et ceux de Lacombe sont en quête de rachat. C’est ce qu’affirme Jean-Claude Darcheville, maintenant rassuré sur son état de santé : « il devient urgent de gagner. Nous passons une période un peu difficile, donc il faut rebondir le plus rapidement possible. » Il pense également que « le match sera délicat à gérer, pour deux équipes qui voudront absolument récupérer trois points. » Il a sûrement raison le Bomber Guyanais. Son coach, tout content d’enregistrer les retours dans le groupe de son attaquant, de David Jemmali et d’Albert Riera, se félicite de vider partiellement une infirmerie étrangement garnie. Lucide sur la contre-performance réalisée face à Lille à Chaban-Delmas, il sait que son effectif est amoindri, mais qu’il donne néanmoins le maximum, chaque semaine. Ses soldats seront bientôt « récompensés de leur travail ». Il n’en doute pas. Nous, non plus !
Ceci étant, le concurrent sochalien n’est pas le dernier venu. En dépit d’une baisse de régime certaine, les Jaune et Bleu n’ont pas abdiqué. Loin s’en faut. Toujours qualifiés en U.E.F.A, ainsi qu’en Coupe de France ( dans les 16èmes respectifs), ils font lus que jamais office de challengers sérieux. Malgré un 10ème rang – au final peu significatif – occupé en championnat et une 13ème place au tableau des formations évoluant à domicile ( 16 points pris sur 38 possibles), le club doubiste n’est pas encore hors course. Certes, le jeu fluide, léché et basé sur la vivacité que produisaient les Lionceaux l’an passé, n’est plus tout à fait aussi efficace. Certes, le F.C.S.M. est l’équipe qui s’est le plus inclinée chez elle. Cependant, il ne faut pas sous-estimer un onze qui possède en son sein, des attaquants tels que Santos ou Ilan, toujours à l’affût d’une erreur défensive. Les deux compères ont inscrit la bagatelle de 12 buts ( 4+8), dans la compétition hexagonale. Ce n’est pas rien.
Attention, donc, compte tenu des circonstances et des remaniements occasionnés ces temps-ci, dans l’arrière-garde girondine. Michel Pavon affiche une certaine prudence, au sujet d’un collectif capable de planter des contres assassins ou de revenir à la marque en fin de partie. On se souvient du dénouement défavorable de l’exercice précédent ( 1-1)…
Pourtant, samedi, les fauves devront se passer des services de deux pièces maîtresses ou éléments de base du système de jeu, de Guy Lacombe. Il s’agit de Diawarra et d’Oruma. Le Sénégalais est suspendu. Le Nigérian, blessé au genou ( bientôt opéré du ménisque). L’entraîneur aquitain sait que cela sera un paramètre à prendre en considération, dans l’élaboration de la tactique choisie. Selon lui, ces absences vont manquer aux locaux, tant le premier « sait stabiliser une défense », et le second, se montrer « capable de créer des décalages au milieu de terrain ». De plus, les coéquipiers de Teddy Richert devront vraisemblablement compenser les défections de Paisley ( adducteurs) et peut-être de Lonfat ( ischio-jambiers). Toutefois, Bonal pourra se consoler, en voyant à l’œuvre deux créateurs talentueux : Isabey ( 1 but/3 passes décisives) et Zaïri ( 1 but), plus que redoutés par Pavon, pour leurs aptitudes à provoquer leurs vis-à-vis et l’incessante mobilité dont ils font preuve dans l’entre-jeu. Il est vrai que les deux trublions, souvent alignés dans une configuration proche du « 4-2-2-2 », sont les agitateurs-perturbateurs de cette formation. Ils brillent par leur talent, mais aussi grâce à Jérémy Mathieu ( 2 buts/4 passes), grand espoir du football français. Le milieu reconverti en latéral, métronome de l’escouade franc-comtoise, est une valeur sûre du championnat. Tout comme le prometteur Jérémy Menez. Á surveiller de près.
Quoiqu’il en soit, si le danger est bien réel et que la statistique ne plaide pas vraiment en la faveur de Ramé et consorts, au cours des 10 dernières confrontations là-bas ( 2 victoires, 3 nuls et 5 défaites/ BP: 9 et BC: 14 ! ), il faut se souvenir de la manche aller, qui avait vu les bordelais s’imposer logiquement à Lescure, sur le score de 2 à 0. Il faut savoir également que les gars d’en face, ont déjà perdu à 5 reprises dans la cour des usines Peugeot et qu’ils y ont concédé 1 résultat nul ( en 11 journées). Bordeaux, même amoindri, a des arguments à faire valoir.
Le club au scapulaire figure parmi les 3 formations ayant le moins perdu hors de leurs bases ( 2 revers), s’y classant en 4ème position. En ne concédant que 8 buts à l’extérieur, il détient le record de Ligue 1, et confirme encore qu’il n’y est pas la 3ème défense la plus hermétique, pour rien. Bon, il offre aussi celui du plus grand nombre de partages de points…
Par ailleurs, il faudra de nouveau composer avec les forfaits du régional de l’étape, Camel Meriem, puis ceux de Marc Planus, Cyril Rool et Franck Jurietti, pour aller au combat. Cela réduit considérablement la marge de manœuvre de Michel Pavon, mais ne l’inquiète pas outre mesure, puisque, avec son staff technique et les dirigeants, il répète à juste titre qu’ils ont réussi à « construire un groupe compétitif ». Jeune, c’est vrai, mais performant. Le mentor se dit « confiant en l’avenir » et invite les amoureux du club à être « patients ».
C’est sage. Paradoxalement, la solution idoine, c’est peut-être Isabey, le capitaine sochalien, qui la détient : le petit meneur de jeu a dit sur le site officiel de son club, qu’il fallait aux siens « retrouver leur football et être des gagneurs sur le terrain ». Finalement, c’est simple !
Alors, il n’y a qu’à s’en inspirer, suivre ses conseils, et rafler ces trois points qui nous feraient du bien...